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« Nous, on t'aime, René ! »

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Pour certains, René Girard est le symbole des maux du football français. Parce que son équipe marque aussi peu de buts qu'elle n'en encaisse. Parce que Lille gagne toujours ses matchs 1-0, d'un but de raccroc sur la fin, voire fait 0-0. Pourtant, il mérite le respect, et ses scores aussi.

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‏Au sortir des joutes européennes, un constat s'imposait. Pendant que la Bundesliga faisait un six sur six, 26 buts inscrits, 6 encaissés, la Ligue 1 aimait beaucoup les 0-0. Le PSG, seul vainqueur du contingent tricolore, n'avait réussi qu'à s'imposer par la plus petite des marges contre le terrifiant APOEL Nicosie, sur une frappe à terre d'un homme qu'on avait essayé d'y mettre. C'était moche, c'était indigne, c'était terrible. Et le coefficient UEFA dans tout ça ? Équipe type de Ligue 1 s'il en est, le LOSC de René Girard avait fait ce qu'on attendait de lui, prendre « un bon point » contre des Toffees expérimentés. À la fin du match, on s'entendait dire « Ça a fini comment ? 0-0 ? T'as dû t'ennuyer » . Comme si seul le but pouvait rendre une rencontre digne d'intérêt. Sauf que ce Lille-Everton était intéressant, à défaut d'être passionnant. Les joueurs de René Girard n'ont pas fermé le jeu, pas plus que ceux de Roberto Martínez. Côté Toffees, mêmes s'ils sont vieux, il est toujours agréable de voir Eto'o mettre des petits ponts, Barry des tacles, Jagielka des coups d'épaule. Et René ? René n'a pas à sa disposition de mecs dont on a un jour acheté le maillot. Il fait simplement avec ce qu'il a, c'est-à-dire pas grand-chose. Comme lorsqu'après une première expérience d'entraîneur malheureuse à Nîmes, il se retrouve au chômage pendant de longues années, et ouvre un bureau de tabac. « Ce n'était pas pour rigoler, hein. On était ouverts du lundi matin, à six heures, jusqu'au dimanche midi. »

Prosaïque =/= Prozac


Alors oui, Lille joue avec trois récupérateurs et un latéral droit comme ailier. Loin d'être frileux, « Néné » est simplement prosaïque, comme « Mémé » , mais lui est champion du monde. Interrogé par le LOSC.fr en octobre dernier, Girard avait expliqué que le LOSC montait « en puissance petit à petit, en cherchant d'abord de la solidarité, puis en recherchant l'efficacité » . La défense avant l'attaque. Ne pas perdre avant de penser à gagner. Facile dans ces conditions de se rappeler le milieu de terrain rugueux qu'il a été, celui qui n'hésitait pas à laisser traîner la jambe, et de tracer des parallèles. Raccourci évidemment trop facile : « Si on veut retenir que j'étais un joueur engagé, très bien, mais j'étais un milieu qui a mis 50 buts et pas n'importe comment. Des reprises de volée, des retournés... » rappelait-il d'ailleurs dans les colonnes de So Foot. Girard est un homme conscient des limites, des siennes et de celles de son équipe. Pour mieux les sublimer. N'oublions pas qu'il a été champion de France avec Montpellier, au nez et à la barbe du PSG. À Lille, il n'a pas d'Hazard ou de Gervinho pour régaler la galerie comme Rudi Garcia. Seulement Ronny Rodelin. Même Kalou l'a abandonné cet été pour se battre contre la relégation outre-Rhin. Son numéro 10 est un ancien ZZ devenu Diaby bis, son attaquant est un gamin ou Nolan Roux, et son meneur de jeu s'appelle Florent Balmont.

Un football du Nord


‏Dans ces conditions, marquer des buts s'avère compliqué. Heureusement, comme l'a dit le grand Vahid Halilhodžić, « il vaut mieux gagner dix fois 1-0 qu'une fois 10-0 » . Et pour cela, Girard peut compter sur des mecs costauds. Simon Kjær par exemple, un subtil mélange de classe et d'efficacité, dont les interventions sont autant de raisons de regarder un match du LOSC. Tout comme les parades d'Enyeama ou les tacles de Balmont. Parce que Lille n'est pas le symbole de la frilosité de la Ligue 1, une équipe qui joue la peur au ventre pour accrocher un nul. Lille, c'est une équipe qui défend parce qu'elle ne peut rien faire d'autre. Une équipe pour les mecs qui dépannent derrière parce que « tu comprends, on est court derrière avec la suspension de Riton et la blessure de Gégé » . Ou devant d'ailleurs, comme Corchia. Une équipe pour ceux qu'on n'a jamais laissés dépasser le milieu de terrain, qui prennent leur pied en reprenant l'attaquant au moment où il s'y attend le moins. Ceux qui s'assoient dans un coin dans le vestiaire. Lille, c'est le Nord contre le Sud et son diktat de la beauté, de l'offensive, du dribble et de tous ces boniments. Et René Stark est le King of the North, avec la fin que cela implique. Comme le disait Céline, un autre apôtre de la misère, « seraient-ils neuf cent quatre-vingt-quinze millions et moi tout seul, c'est eux qui ont tort, Lola, et c'est moi qui ai raison, parce que je suis le seul à savoir ce que je veux : je ne veux plus mourir » . René n'est pas Led Zeppelin, il ne veut pas de Stairway to Heaven, mais seulement vivre. À grands coups de 1-0 s'il le faut.

Par Charles Alf Lafon
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