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Noui Laïfa : « Furlan, c’est la grande classe »

Après avoir loupé le septième tour en Guadeloupe, marqué lors du huitième et participé à l’exploit des 32es, Noui Laïfa est en seizièmes de finale de la Coupe de France. Ancien du Gazélec Ajaccio, le milieu défensif raconte sa compétition, sans oublier de remercier Jean-Marc Furlan. Et de rendre hommage à son père décédé peu avant la confrontation avec Brest.

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En pleine préparation pour le seizième de finale à Avranches, Noui ?
Voilà, en pleine préparation. On a fait un petit match amical vendredi soir, puis on a eu du temps pour se préparer comme il faut. Avec un départ mardi, parce qu’Avranches reste loin de Fleury-Mérogis, quand même. Mais on n’a pas de pression. De toute façon, on sait très bien que ça va être difficile, hein. Ils partent favoris : ils jouent chez eux, ils évoluent en national, nous en CFA... Ce qui est sûr, c’est qu’on ne va rien lâcher. Rien de rien. Avec l’embrouille de Brest, on n’a même pas pu fêter notre qualification, donc on a les crocs.

Avant de revenir à Brest, parlons de ce septième tour joué contre le CS Moule, en Guadeloupe, où tu n’as pas pu aller, car tu as la phobie de l’avion. Comment tu as fait pour suivre le match ?
Il y avait un lien radio sur Facebook. La rencontre était retransmise à une heure du matin, avec le décalage horaire. J’ai vu 1-0, 2-0, 3-0... Content, quoi. C’est assez excitant de suivre le match de cette manière !

Pour toi, il était hors de question d’aller en Guadeloupe ?
Franchement, ouais. J’ai d’ailleurs prévenu le staff avant même le tirage. Le coach a compris, j’étais dégoûté, mais tout le monde a respecté la décision.

« Brest, c’était assez particulier pour moi. On jouait le mercredi, et mon père est décédé le dimanche précédent. Je voulais absolument jouer, parce que c’est ce qu’il aurait souhaité. Un décès, c’est dur, ça fait mal, mais c’est la vie. »

Comment tu faisais quand tu jouais pour le Gazélec Ajaccio, en Ligue 2, et qu'il y avait des voyages en avion un week-end sur deux ?
Bah en fait, les voyages n’étaient pas longs. Et quand c'est court, ça va. Je les ai donc tous faits. Je mettais un truc sur ma tête pour combattre la peur, et ça passait. C’était deux ou trois heures maximum. Pas huit heures. Huit heures, je trouve ça trop, je ne peux pas.

Tu ne perdais pas trop d’énergie à angoisser ?
Non, ça va. Parce qu’en Ligue 2, tu as un staff médical qui est là pour toi. Le kiné, l’osthéo, le médecin... Je n’avais même pas besoin de prendre de cachets.

Tu as loupé la victoire en Guadeloupe, mais tu t’es en quelque sorte vengé après.
J’ai directement retrouvé ma place de titulaire pour le match qui a suivi, en championnat, et j’ai marqué. Pareil contre Lyon-Duchère, pour le huitième tour de Coupe de France, où j’inscris le deuxième but durant la victoire 3-0 qui nous qualifie pour les 32es de finale contre Brest.

Contre qui vous signez l’exploit, avec une grosse pensée pour ton père...
Oui, c’était assez particulier pour moi. On jouait le mercredi, et mon père est décédé le dimanche précédent. Je voulais absolument jouer, parce que c’est ce qu’il aurait souhaité. Un décès, c’est dur, ça fait mal, mais c’est la vie. On va tous mourir un jour. Il faut savoir être fort. Soit tu continues le combat, soit tu abandonnes tout. Désormais, chaque match sera pour lui. Il sera toujours là pour moi, il va m’accompagner à chaque épreuve. Ses vêtements sont à côté de mon lit et me donnent de la force. Je vais me donner encore plus pour que lui et ma mère soient fiers de moi. Il m’a toujours encouragé, on parlait constamment de football tous les deux, alors ce n’est pas maintenant que je vais arrêter. J’ai bien sûr beaucoup pensé à lui lors de la victoire contre Brest.

« Ça montre que les gars de Brest sont des gens honnêtes. »

Raconte-nous l’imbroglio de Brest.
On a gagné 2-0 sur le terrain, mais on n’a pas malheureusement pas pu profiter comme on le souhaitait, car on ne savait pas si on était vraiment qualifiés. En fait, on était 18 joueurs, mais notre intendant a dû refaire plusieurs fois la feuille de match, car Brest avait un problème avec sa tablette. Du coup, c’est notre intendant qui s’est chargé de tout. Il a dû recommencer quatre fois, parce que ça coinçait du côté de Brest. Au bout de la quatrième fois, c’était bon, sauf que la machine informatique a sauté une ligne, à savoir le numéro 17. Quand notre capitaine a signé la feuille de match, il n’a pas vérifié. Et quand le joueur en question est entré en fin de match, un gars de Brest a signalé à notre délégué qu'il ne figurait pas sur la feuille. Le match s’est un peu arrêté, l’arbitre a sorti le joueur, et le match s’est terminé sans qu’on sache si notre victoire allait servir à quelque chose.


Ça veut dire que vous avez joué les dernières minutes avec la peur de l’élimination en tête ?
Ah oui, on n’avait même plus envie de jouer. On était dégoûtés. Brest a mis une frappe sur le poteau et voilà.

Finalement, vous avez eu la bonne nouvelle mercredi.
Oui, on était tous soulagés. On est donc allés au restaurant vendredi pour célébrer la qualif’.

Que Jean-Marc Furlan et le club brestois aient refusé de déposer une réserve ( « Il n'y aura pas de réserve portée. On a perdu le match sur le pré. C'est ainsi et il en restera ainsi. Il faut prendre un peu de hauteur et laisser cette victoire aux joueurs de Fleury » , a déclaré l’entraîneur), ça vous inspire quoi ?
Il y a eu beaucoup de discussions entre nous et Grégory Lorenzi, le coordinateur sportif de Brest, à la suite du problème. Mais franchement, Furlan, c’est la grande classe. Il faut applaudir ce genre de geste, qui fait aimer le football. Ça montre que les gars de Brest sont des gens honnêtes.


La prochaine bataille, c’est donc Avranches. Déçu de ne pas rencontrer une équipe de Ligue 1 ou de Lige 2 ?
Non. Peu importe. Personnellement, ça ne change rien. Dans ma carrière, j’ai joué contre beaucoup de clubs professionnels, donc je m’en fous. Je sais que tous les matchs sont difficiles, donc ça m’est égal. L’idée, c’est de continuer à faire grandir Fleury, qui a de grandes ambitions pour le futur.

Propos recueillis par Florian Cadu
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