« Notre objectif est clair : une place en Champions »

Très beau cinquième de Serie A et tout récent vainqueur de Parme ou encore de la Fiorentina, le Palermo se déplace samedi à Rome pour y affronter les Giallorossi. Entre deux rendez-vous, le président du club, Maurizio Zamparini, fait le point sur l'état actuel des choses.

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Cela faisait longtemps qu'on n'avait pas vu le Palermo pratiquer un football aussi beau et efficace...


Vous êtes un peu sévère, cela ne fait pas si longtemps que ça (rires). Plus sérieusement, c'est vrai qu'en ce moment, l'équipe joue bien, les dernières victoires le prouvent, malgré le faux-pas à Bari. Il y a de l'intensité et beaucoup d'engagement sur le terrain, ce qui n'est pas pour me déplaire. Tout le mérite revient aux joueurs qui sont très appliqués sur le terrain et lors des entraînements.




Le Palermo a-t-il enfin retrouvé la stabilité qui lui faisait défaut ? Vous allez garder Delio Rossi ?


Évidemment, la stabilité est importante, mais le championnat est encore long, donc je ne peux rien dire pour l'instant. Le terrain parlera mais pour l'instant, je suis satisfait des résultats, comme de l'entraîneur qui effectue un très bon travail.





Vous avez l'impression que le niveau du Calcio a globalement baissé ces derniers temps ?


Absolument pas. Au contraire, les équipes qui pouvaient donner l'impression d'être des équipes de milieu de tableau ont progressé, de telle manière qu'elles deviennent aujourd'hui des équipes qui peuvent se qualifier pour les coupes d'Europe. C'est le cas, par exemple, de la Fiorentina ou du Napoli, mais aussi de notre équipe. C'est la même chose en Espagne, avec certaines équipes comme Valence ou Séville. Globalement, je dirais qu'en Italie, les meilleures équipes ont su conserver leur niveau et dans le même temps, les équipes moyennes ont élevé le leur. Résultat, le Calcio a plutôt gagné en compétitivité.





Aujourd'hui, quel est l'objectif du club ?


Noter objectif est clair : une place en Champions. Le problème, c'est que nous ne sommes évidemment pas les seuls. En Italie, il y a six-sept équipes qui peuvent prétendre à une qualification pour la Champions. En cela, le rendez-vous de samedi contre la Roma est primordial : pour nous, il s'agit d'un adversaire direct mais surtout, nous souhaiterions ne pas nous faire distancer par le Napoli, quatrième. Bon, à y bien réfléchir, entre nous, l'écart avec la Roma est même trop important pour les considérer comme un adversaire direct. Donc surtout, l'objectif est de ne pas nous faire distancer de cette quatrième place, et de ne pas laisser ceux qui nous suivent (la Samp', la Juve, entre autres) nous rattraper.





L'affaire Balotelli, ça vous inspire quoi ?


Ce n'est même pas une affaire. C'est un jeune garçon, rempli de possibilités et pétri de talent. Le problème, c'est qu'il est très, très jeune dans sa tête. Du coup, son comportement est parfois antipathique, ce qui est tout à fait compréhensible du fait des responsabilités énormes qui pèsent sur lui. Les insultes dont il est victime ne sont donc pas du racisme, mais bien de l'antipathie. S'il n'avait pas été noir mais rose, bleu ou blanc, il aurait été sifflé de la même manière. Il est aussi très timide, ce qui est normal pour son âge. Mais pour moi, il ne s'agit pas de racisme.




L'Inter va être champion ?


Sans aucun doute et à 100%, je vous réponds oui.




Et le Palermo second ?


(rires). Non, malheureusement. Nous, on sera quatrièmes (rires).

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