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Normal est Cyprien

Arraché cet été à Lens, Wylan Cyprien est devenu en l'espace de quelques semaines la nouvelle clé du jeu niçois dans un système de jeu redessiné par Favre avec l'arrivée de Belhanda. Une impression de déjà-vu avec Nice, mais surtout les premiers souffles d'une promesse.

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Sur le papier, les noms défilent : Yoan Cardinale (22 ans), Ricardo Pereira (22 ans), Malang Sarr (17 ans), Dalbert Henrique (23 ans), Vincent Koziello (20 ans), Rémi Walter (21 ans), Vincent Marcel (19 ans), Arnaud Lusamba (19 ans), Alassane Pléa (23 ans). Avec ses vingt-cinq piges, Jean Seri ferait presque figure d’ancien et Paul Baysse (28 ans) de mono de colo. L’information est quasiment passée inaperçue à la fin du mois dernier. Dans sa lettre hebdomadaire, l’Observatoire du football CIES expliquait avec une étude sur le début de saison des cinq grands championnats européens que Nice affichait cette fois encore le plus jeune effectif d’Europe avec une moyenne d’âge fixée à 23,3 ans, là où Toulouse le talonne de près (23,4 ans). Wylan Cyprien, lui, n’était alors qu’un joueur de rotation ou un gosse de vingt et un ans qu’on alignait à droite d’un triangle offensif.


Lucien Favre était alors dans la phase de découverte du produit, celle où on le retourne pour comprendre comment bien le faire avancer, puis Younès Belhanda est arrivé et a bousculé les schémas du professeur grisonnant. Nice est devenu un 3-5-2 avec toutes les forces que cela dégage : des latéraux rapides et indispensables (Ricardo Pereira et Dalbert), un milieu à trois compact, étouffant et joueur, et une doublette offensive qui termine le spectacle en saluant le public comme contre Monaco mercredi (4-0). En l’espace de quelques semaines, les Aiglons ont retrouvé leur jus de la saison dernière en retournant notamment l’OM (3-2) et n’ont toujours pas perdu un match de championnat cette saison, juste une fausse note en Ligue Europa contre Schalke 04 (0-1) où l’enjeu a croqué le jeu. Et au milieu de tout ça : Cyprien cavale et souffle le chaud, après avoir retrouvé une place à l’organisation. Comme un symbole.

Au Nord, c'était le cocon


Au départ, il y avait les sceptiques. En réalité, il s’agit plutôt de déçus, des personnes qui ne comprenaient pas pourquoi Wylan Cyprien est arrivé cet été à Nice contre un chèque de cinq millions d’euros filé au RC Lens. Le gamin des Abymes a passé huit ans dans le Nord après avoir achevé une formation débutée au Paris FC à La Gaillette. Il y a débuté 114 matchs chez les pros, a enfilé le brassard de capitaine et était même en 2015 le cinquième milieu défensif, né en 1995, le plus expérimenté en Europe derrière Rabiot, Carlos Gruezo ou encore Pierre-Emile Højbjerg. Son départ à Nice ressemble plus à une suite logique.


Lui l'a plutôt vécu comme la fin d’une situation devenue difficile : « Dans ma tête, j’avais envie de venir ici. J’ai vécu des moments un peu durs quand j’ai été mis à l’écart, car le Racing est quand même le club où j’ai grandi et où j’ai été capitaine. (…) J’avais besoin de franchir un cap et d’évoluer à un niveau supérieur. Maintenant, je ne le regrette pas. (…) D’ailleurs, je ne suis pas à Nice depuis longtemps, mais j’ai l’impression que ça fait des années. » Voilà ce qu’il expliquait à son départ. Et le voilà aujourd’hui à régaler, à apporter son coffre au jeu niçois, sa fraîcheur, mais aussi sa capacité de finition comme face à l’OM où il a troué les ailes de Pelé.

Monaco, the masterpiece


En quelques courbes, Wylan Cyprien est déjà devenu le nouveau petit bijou du système niçois. Il suffit de regarder son match contre Monaco cette semaine pour prendre la dimension de ce que Favre est tranquillement en train d’installer à Nice, dans la continuité de ce que proposait Puel l’an passé. Face au 4-2-3-1 de Jardim, transformé en 4-4-2 face à la tournure d’un match où l’ASM était déjà menée 2-0 à la pause, les Aiglons n’auront souffert que quinze minutes avant de castrer Monaco sur ses forces (Bakayoko, Fabinho, Moutinho) grâce notamment au trio Seri-Koziello-Cyprien où Wylan a sorti sa tête un peu plus haut que celle des deux autres ventricules de Favre grâce à sa capacité à péter les lignes, à aérer le jeu et à répéter les efforts dans la durée. Lucien Favre a tâtonné lors de ses premières semaines, mais est maintenant lancé, alors que Nice reste toujours la seule équipe invaincue du championnat à l’heure de se déplacer chez un Nancy qui se cherche encore. Cyprien lov.

Par Maxime Brigand
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