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Non, les Brésiliens n'espionnent pas l'hôtel des Bleus

Certains appellent ça un « pet sur une toile cirée » . Selon RMC, les Bleus auraient été espionnés. Avec un point de départ : Sakho aurait été photographié depuis un buisson de leur hôtel. Sauf que l'odeur n'est jamais arrivée au nez des Brésiliens.

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« Cela nous a fait rire. » Tel est le résumé d'Helen, qui travaille à la direction de l'hôtel JP de Ribeirão Preto, le QG de l'équipe de France pendant ce Mondial. Selon RMC, les médias brésiliens cherchent à espionner la vie des Bleus, n'hésitant pas à proposer de la fraîche pour soutirer quelques infos aux membres du personnel de JP ou des hostos environnants. Au final, la seule fuite a été provoquée par un journaliste d'un quotidien local, O Fohla, caché dans un buisson pour prendre une photo de Mamad' Sakho revenant d'un examen médical et posté au cul d'une voiture. Étonnée que l'histoire ait fait du bruit en France, moins surprise du peu d'échos au Brésil, Helen avance sereinement : « S'il y a des journalistes brésiliens qui payent pour recevoir des infos de la part de nos employés, ils sont vraiment naïfs. Parce que la seule information dont nous disposons, ce sont les horaires des repas et des entraînements. Les seules infos dont nous avons besoin pour s'organiser. Ni plus, ni moins. »

Drone, hélico et parano

Pourtant le scénario du spy game avait de quoi plaire. Au Brésil, certaines méthodes d'investigation peuvent surprendre le quidam français. À leur arrivée, les Bleus avaient été surpris par un drone survolant un entraînement à huis clos. L'œuvre d'un simple supporter. « Cette histoire n'est pas si curieuse, explique Bruno de Almeida, de TV Globo. Cette pratique commence à se généraliser ici, même si on se l'interdit à la Globo, de peur de provoquer un drame en cas de chute. » En revanche, l'hélico - un élément du paysage brésilien au même titre que les buses urubu ou les flics en fusil d'assaut assis dans le coffre de leur berline - semble les rassurer. « Quand Ronaldinho a fait son premier entraînement avec l'Atlético Mineiro, il n'avait pas encore été présenté et un média a envoyé un hélico survoler l'entraînement » , raconte Bruno. Mais, ici, personne ne croit à cette histoire d'espionnage. Les Brésiliens ne craignent pas - encore ? - les Bleus. Ils sont plus craintifs face à l'Allemagne, « parce que ce sont les meilleurs » , ou l'Argentine, « parce que ce sont nos ennemis » , selon Bruno. Qui ponctue : « Elle est farfelue, votre histoire d'espionnage. » Marcelo Torres, ancien journaliste brésilien aujourd'hui dans l'équipe d'organisation des prochains JO d'été à Rio en 2016, se marre aussi quand il entend parler d'espions : « Sauf votre respect, la France ne semble pas être la meilleure équipe du tournoi. Ok, on n'a plus gagné en Coupe du monde contre les Français depuis 1958 mais, là, on parle d'un Mondial qui se déroule au Brésil, chez nous, et vous n'avez pas Ribéry. Penser que les médias ont acheté des gens pour sortir ce genre d'infos, c'est un peu de la paranoïa, pour moi. »

« La fuite ne vient pas de l'hôtel »


Selon RMC, le personnel de l'hôtel avait été approché en début d'année, déjà à coups de billets. Là encore, Helen remet les choses à l'endroit : « Personne n'a essayé de nous promettre des choses. En tout cas, je n'ai jamais entendu parler de ça. Des journalistes brésiliens et français nous ont contactés, c'est vrai, mais toujours pour poser des questions, qui, à la longue, nous fatiguent : les travaux, les demandes particulières, ce genre de choses. » Depuis que « l'affaire Sakho » est sortie, elle assure qu'aucune mise au point par le staff des Bleus n'a eu lieu au sein de l'hôtel. « Cela n'a rien changé. L'hôtel et la FFF n'en ont jamais parlé, poursuit Helen. Il n'y aucune méfiance vis-à-vis de nos employés ou de parano du staff français. Avant que la Coupe du monde ne démarre, la FFF nous a juste demandé de protéger l'équipe du harcèlement de certains fans de foot. » En amont, comme pour toutes les délégations, la direction de l'hôtel a juste dû fournir il y a quelques mois des informations sur ses employés à la FIFA, à la police fédérale du Brésil et à la FFF. « Et je trouve ça normal » , valide Helen. Et de conclure : « La cohabitation se passe très bien ici. Nous travaillons comme d'habitude : réactivité, discrétion, sourire, politesse. Nous savons tous que la fuite ne vient pas de l'hôtel. Je n'ai pas vu l'article original de RMC, mais c'est beaucoup de bruit pour rien franchement. » Rien comparé à ce champion du monde français de natation, flic dans le civil, arrêté dans le quartier Lapa avec de l'herbe en poche. Une bien meilleure prise.

Par Ronan Boscher, à Rio de Janeiro
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