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NK Aluminij, les rois de l’aluminium

Quand certains clubs vivent des pétrodollars, d’autres ont des ressources financières bien différentes. Le NK Aluminij est un de ceux-là. Le petit poucet de la première division slovène qui s’ouvre ce week-end doit son existence à l’aluminium. Explications.

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Kidričevo, un village de 6000 âmes dans l’est de la Slovénie. Une commune qui doit sa renommée à deux choses : son usine de traitement de l’aluminium et son club de foot. Dans cette région rurale du pays, une industrie fait vivre près de 1000 personnes depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Talum. Une entreprise fondée par les Allemands pendant l’occupation qui a aujourd’hui une production annuelle de 156 000 tonnes d'alu. Ça en fait des papillotes. Mais alors que les bâtiments de la future usine n’étaient pas encore terminés, il fallait trouver des activités pour occuper les salariés. Le NK Aluminij était né. En 1946, la section football ouvre ses portes à l’initiative des ouvriers et des syndicats. 70 ans plus tard, ils sont promus pour la deuxième fois de leur histoire en première division.

Le foot pour se changer les idées


Bien loin d'être professionnel, le club ressemble plus à une section FSGT pendant ses dix premières années d'existence. La petite bourgade se prend de passion pour son club, et un élan d'enthousiasme voit le jour. Il faut dire que taper le ballon est alors le meilleur moyen de se changer les idées. Avant l’usine, c’était un camp nazi de travail forcé qui se situait dans le village qui s’appelait encore Strnišče. Dans Kidričevo, rebaptisé en l’honneur d’un des principaux artisans de l’indépendance slovène, les ouvriers sont aussi habiles balle au pied que sur les chaînes de montage. Malgré la séparation du club et de l’usine, Talum met les moyens pour permettre au club d'avoir des infrastructures parmi les meilleures de l'époque au niveau national.


Le club se structure vite à tous les étages et fait de la formation l’une de ses missions prioritaires. La majorité du budget servant à former des entraîneurs de qualité. Bien loin de l’image syndicale, les Rdece-Beli défendent leurs couleurs rouge et blanc dans le championnat de la République slovène. Après 20 ans d'existence, le club emmené par un attaquant redoutable, Ivan Krnic, remporte la coupe de Slovénie, puis le titre slovène l'année suivante. Avec une qualification dans les championnats yougoslaves, les « Forestiers » connaissent une première expérience du haut niveau.

Refus de jouer en 1re division


L'instabilité politique aura des conséquences sur les performances et l'organisation des championnats. Le club de la région de Basse-Styrie retombe dans l'anonymat, végétant pendant de longues années dans les divisions inférieures slovènes. Un retour au premier plan se fera avec une finale de Coupe au début du XXIe siècle. Une fois stabilisée en deuxième division, la petite équipe qui a formé cinq internationaux, dont les frères Gajser, remporte enfin le titre de 2. SNL en 2010-11. Mais alors qu'elle avait gagné sa promotion sur le terrain, la formation a refusé de monter car elle ne s'estimait « pas au niveau  » . Une décision mûrement réfléchie et qui portera ses fruits.


Ils confirmeront leur domination sur la deuxième division avec un second titre consécutif et découvriront bien la Prva Liga à la rentrée 2012. Mais l'expérience sera de courte durée. 20 défaites plus tard et c'est un voyage dans l’ascenseur. Les hommes de Bojan Spehonja espéreront afficher un meilleur bilan cette saison et entrer un peu plus dans l'histoire du club. Pour l'aspect financier, ils pourront compter sur le sponsor général de toujours Talum. Mais sur le terrain, il va falloir mettre le bleu de travail.

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