1. // JO 2012
  2. // Présentation
  3. // Groupe D
  4. // Japon

Nippon ni mauvais

Cinquième participation de suite au tournoi olympique pour les Japonais, qui vont avoir l’honneur d’entrer dans la compétition face à l’un des grands favoris : l’Espagne. Le groupe qui s’est qualifié pour la compétition a été majoritairement reconduit, par souci de cohérence collective. Résultat : aucun gros nom, mais de réels espoirs de passer la phase de poules. Au-delà, ça semble compliqué.

Modififié
0 1
Le parcours
Les moins de 23 ans japonais n’ont pas eu de difficultés particulières pour se qualifier. La double confrontation face au Koweït en apéro (3-1, 1-2) a été suivie d’une phase de groupes bien négociée face à la Syrie, Bahreïn et la Malaisie. Pas franchement des gros adversaires, il faut bien le dire. Une seule fausse note : la défaite à l’extérieur face à la Syrie en février, match disputé pour l’anecdote à Amman en Jordanie, conséquence de la guerre entre les hommes de Bachar el-Assad et les insurgés.

L’expérience olympique
Il s’agit pour le Japon de sa huitième participation au tournoi olympique. Les meilleures performances ont été acquises dans les années 60, une époque où seuls les joueurs amateurs avaient le droit de participer. Après un quart de finale à domicile en 1964, les Nippons ont décroché le bronze quatre ans plus tard au Mexique, éliminant la France de Jean-Michel Larqué en quarts de finale, avant de se faire sécher par une puissante sélection hongroise, futur vainqueur, en demies, puis de disposer de l’hôte mexicain lors de la petite finale. Présente sans discontinuer depuis 1996, la sélection japonaise n’a passé qu’une seule fois le premier tour, à Sidney en 2000. La bande à Nakata s’était fait taper lors de la séance de tirs au but par les États-Unis (2-2, 4-5 tab). En 2008 à Pékin, le bilan avait été de trois défaites en trois rencontres face au Nigeria, aux Pays-Bas et aux États-Unis.

Le groupe
On retrouve peu de noms connus dans l’équipe concoctée par le sélectionneur Takashi Sekizuka. À bientôt 24 ans, le solide défenseur du VVV Venlo Maya Yoshida est le leader et capitaine d’un groupe inexpérimenté où le seul joueur de plus de 25 ans est le latéral droit Yuhei Tokunoda, qui évolue au pays au FC Tokyo. Au milieu de terrain, la paire de récupérateurs du Cerezo Osaka composée de Hotaru Yamaguchi et Takahiro Ogihara devrait être placée devant un trident offensif où l'on pourrait retrouver le nouveau joueur de Nuremberg Hiroshi Kiyotake, le joueur des Marinos Manabu Saito et le jeune talent passé par le Bayern Takashi Usami. Kensuke Nagai (Nagoya Grampus) va devoir se démerder seul en pointe. Yuki Otsu, le joueur du Borussia Mönchengladbach, devrait aussi avoir son rôle à jouer aux avant-postes. En revanche, l’ailier d’Arsenal Ryo Miyaichi, auteur d’un début de carrière encourageant en prêt à Feyenoord, puis Bolton, et présélectionné, n’a finalement pas été retenu. Les matchs de préparation disputés ces derniers jours n’ont pas permis d’en savoir beaucoup sur la valeur réelle de cette sélection : un nul 1-1 face à la Nouvelle-Zélande, puis deux courtes victoires face à la Biélorussie (1-0) et au Mexique (2-1).

L’objectif
Dans le groupe D, la première place étant a priori réservée à l’Espagne – premier adversaire des Nippons dès jeudi à Glasgow –, l’objectif va être de viser le deuxième ticket qualificatif. La concurrence s’annonce solide, mais pas injouable. Il faudra d’abord affronter le Maroc, finaliste de la CAN Espoirs chez elle l’hiver dernier, puis le Honduras, finaliste du tournoi de qualification Concacaf (défaite en finale face au Mexique). La suite, s’il y en a une, s’annonce en revanche hardcore, car, en cas de qualification en tant que deuxième du groupe, le Japon a de fortes chances de se taper la grosse sélection brésilienne, si cette dernière parvient à terminer en tête du groupe C. Dans cette éventualité, la mise à mort aurait lieu l’après-midi du 4 août à Newcastle.


Par Régis Delanoë
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Je ne sais pas ce que vaut cette sélection mais se priver de ryo miyaichi c'est assez surprenant. C'est un très bon joueur qui avec un peu d’expérience peu faire très mal.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
0 1