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Nikola Kalinić, Deep Purple

Pièce maîtresse de l’attaque de la Fiorentina, Nikola Kalinić a attisé les convoitises du championnat chinois cet hiver, où il aurait pu toucher très gros. Mais l’avant-centre croate a choisi de prolonger son idylle à Florence et de rester fidèle aux principes d’une carrière où le sportif prime sur l’aspect financier. Préservant ainsi une certaine idée d’un football à l’ancienne, qui n’est encore pas tout à fait mort.

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Le soleil toscan. Florence. L’Artemio Franchi qui scande son nom dans une ferveur fusionnelle, et ses coéquipiers qui vont l’enlacer dans une effusion de joie collective. Tout ça s’est sans aucun doute bousculé dans la tête de Nikola Kalinić à l’heure de prendre sa décision. Puis le Croate a tranché. Au club chinois de Tianjin Quanjian, qui lui offrait un salaire annuel de plus de 10 millions d’euros, il a répondu non. À l’heure des départs anticipés pour la Chine, symbolisés par les exils de Witsel et d’Oscar, la décision de Kalinić fait définitivement de l’attaquant de la Fio un joueur à part, presque anachronique, capable de refuser un salaire maousse pour continuer à évoluer dans le collectif florentin. De quoi rester pour longtemps encore dans le cœur des supporters de la Fiorentina.

Un feuilleton violet


À Florence, la nouvelle avait d’abord stupéfié les tifosi de la Viola. En ce début d’année 2017, les médias italiens font écho d’une offre pharaonique du Tianjin Quanjian, le club chinois entraîné par Fabio Cannavaro : 35 à 38 millions d’euros d'indemnités de transfert et un contrat de quatre ans à au moins dix millions d’euros annuel. Des chiffres qui feraient tourner à peu près n’importe quelle tête, tandis que le Corriere dello Sport affirme début janvier que des intermédiaires du club chinois sont venus négocier à Londres le transfert de l'attaquant avec des représentants de la Fiorentina. Les jours passent et le feuilleton de l’hiver florentin continue. Kalinić est étonnement discret et refuse d’évoquer son cas dans les médias. L’entraîneur de la Fio, Paulo Sousa, avance lui « ne pas avoir parlé (de son possible transfert, ndlr) avec Kalinić » .


Comme si de rien n’était, l’attaquant est aligné en pointe dimanche 15 janvier face à la Juve, où il bat Gigi Buffon d’une frappe limpide dans les seize mètres. Comme un signe annonciateur que son départ est tout sauf acté. Pourtant, la semaine suivante, la Gazzetta dello Sport rapporte que des proches de Kalinić indiquent que l’avant-centre aurait choisi de s’envoler pour la Chine. La tension est à son comble et le climax approche. Kalinić va lui-même conclure l’affaire, via un entretien donné vendredi dernier au quotidien croate Sportske Novosti : « Je reste à Florence, c’est ma décision finale, je suis vraiment très bien ici et je veux jouer en Italie. Il y a eu énormément de pression de la part des médias pour que je m’oriente vers la Chine, comme s’ils voulaient se débarrasser de moi... Mais pas de la part du club et des fans. C’est clair que j’ai pu avoir quelques hésitations quand j’ai vu l’offre, mais à aucun moment je n’ai choisi de partir pour la Chine. » Un geste fort alors que les footeux européens sont de plus en plus nombreux à vouloir profiter de salaires généreux de l’Eldorado chinois. Mais qui n’est pas tellement surprenant compte tenu de l’histoire de Nikola Kalinić avec Florence, une ville qu’il a dès le début considérée comme intimement liée à son destin de footballeur.

Purple Love


C’est à l’été 2015 que l’avant-centre croate débarque dans la capitale toscane. Sans faire trop de bruit, moyennant une indemnité de transfert de seulement 5,5 millions d’euros. Les supporters florentins, qui gardent en tête le récent échec du transfert de Mario Gómez pour 20 millions d’euros, considèrent d'abord prudemment la venue pas franchement glamour de ce quasi-inconnu venu d’Ukraine. Pourtant, en l’espace de trois mois, l’Artemio Franchi tombe sous le charme de ce faux lent au jeu de corps atypique, capable d’alterner entre dribbles de la semelle, buts de renard de poulailler et un jeu en déviation flamboyant. Un profil aérien et fin, qui correspond en somme parfaitement à l’identité de la formation viola comme de la ville de Florence, club et cité d’esthètes où l’élégance tient une part prépondérante. Kalinić s’en va ainsi planter douze buts lors de son premier exercice en Serie A en 2015-2016. Et en profite pour déclarer son amour pour la Fiorentina dans les colonnes de La Repubblica en décembre 2015, un club qu’il avait accepté de rejoindre en quittant le FK Dnipro Dnipropetrovsk, où il touchait pourtant un salaire supérieur. Un geste suffisamment rare dans le football actuel pour être souligné : « J’étais déjà venu à Florence pour jouer en Ligue Europa avec Dniepro. Je n’ai vu la ville que brièvement, mais ces quelques heures sont restées dans mon cœur. L’amour au premier regard, comme on dit. Ce que j’ai perdu en salaire, je l’ai gagné en qualité de vie ici... J’ai la chance de vivre dans une ville magnifique et de jouer dans une équipe spectaculaire » , s’enthousiasme le joueur, qui rêve alors même de Scudetto.


La seconde saison du Croate débute sur des bases encore plus prometteuses. Début janvier, l’attaquant facture déjà 13 buts en 24 matchs de Serie A et C3 et s’est fendu de l’un des gestes de fair-play les plus classes de la saison, en signalant à l’arbitre qu’il ne devait pas bénéficier d’un penalty lors d’un choc face au Napoli fin décembre. Son entraîneur, Paulo Sousa, l’adore et ne cesse de louer ses qualités, sur comme en dehors des terrains : « C’est son heure. C’est un joueur extraordinaire pas seulement pour ce qu’il donne sur le terrain, mais également d’un point de vue humain. » Un tableau idyllique, que même les ombres de la Chinese Super League n’ont donc finalement pu ternir. Car à la couleur séductrice de l’argent, Nikola Kalinić a préféré celle d’une passion qui pourrait s’inscrire bien des années encore d’un violet indélébile.

Par Adrien Candau
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