1. //
  2. // Reprise
  3. //

Nice prépare son carnaval

Nouveau président, plus de pognon, des ambitions clairement affichées et le nouveau stade qui pointe son nez, Nice donne l'image d'un club nouveau. Pourtant, rien n'a vraiment changé...

0 1
11 juillet dernier, Jean-Pierre Rivère, golden boy niçois de 53 piges, devient officiellement le nouveau président de l'OGC Nice et, par la même occasion, son actionnaire majoritaire (51% des parts) en investissant 12 millions d'euros dans un club en mal de thunes. Depuis, tout a changé au Gym. Surtout en apparence. Un nouvelle liquette (Burrda Sport), un nouveau patron, un nouveau directeur général (Julien Fournier, dix ans de bons et loyaux services à l'OM) et, donc, de nouvelles ambitions. Forcément. On oublie la dégueulasse dix-septième place de l'an dernier et le maintien obtenu à la dernière journée. Cette année, le Gym vise haut. Dans L'Équipe, le nouveau boss ne se cache pas, pour lui, Nice ne doit plus « viser le maintien. Après, finir quatorzième, c'est bien mais pas satisfaisant. J'aimerais qu'on se situe entre la huitième et la douzième place » . Voilà, c'est lâché.

Ospina, French Connection

Pour ce faire, les Azuréens se sont surtout attelés à dégraisser leur effectif dans un premier temps (au revoir Paisley, Ljuboja, Ben Saada, Cantareil, Bamogo, Bagayoko, Gace) avant de commencer à recruter. Les signatures des quatre premières recrues sont entérinées. Un latéral gauche international argentin en la personne de Monzon (Ex-Boca), l'embauche définitive de Didier Digard, l'arrivée de Camel Meriem et la surprise Kevin Gomis, venu d'une taule du Portugal (Naval). Ça, c'est fait. Avec la signature en janvier dernier du portier international péruvien Raul Fernandez, l'assise défensive niçoise est bien solide. Malgré un bon de sortie validé, le Colombien David Ospina est toujours là. Rien ne dit qu'il pliera bagages avant fin août. Devant les bois du Colombien, les deux bucherons Civelli et Pejcinovic assureront la garde rapprochée. Sur les côtés, Clerc et Monzon seront chargés d'alimenter en centres tendus les positions avancées. Sur le papier, le cinq majeur défensif a bonne gueule. Surtout que les charognards du milieu de terrain ont de la bouteille. Les Sablé, Faé, Digard et Diakité. L'équipe sera solide, physique et dense. Là-dessus, le label est déposé. Mais comme l'an dernier, le problème est avant tout offensif.

Club cherche buteur

Avec 33 buts en 38 journées, Nice affichait le dix-huitième bilan offensif du championnat. Une misère. La vista d'Anthony Mounier (11 caviars) ne peut pas tout faire. Il manque clairement un buteur dans l'effectif. La vitesse et la folie d'Eric Mouloungui ne compensent pas son inconstance et sa maladresse devant le but. Or, le Gabonais est actuellement l'atout offensif numéro 1 des Aiglons. Ouais, un mec tricard l'an dernier à la même époque. Derrière le numéro 11, c'est le désert. Poté n'est pas un remplaçant crédible. Alors que les dirigeants se plient en quatre pour finaliser l'arrivée de Benjamin Moukandjo (Monaco) pour occuper le flanc offensif droit du 4-3-3 d'Éric Roy, l'absence d'un vrai renard des surfaces semble préjudiciable sur les court et le moyen termes.

Or, même si Nice n'est plus obligé de vendre pour acheter depuis l'arrivée de Jean-Pierre Rivère, attirer un joueur confirmé au Ray demande de la diplomatie. Quelques noms ont circulé (Guié Guié de Tours, Habibou de Zulte-Waregem). Pas de quoi faire sauter une braguette. Dernièrement, le blase de David Trezeguet a circulé dans les bureaux. Une rumeur à laquelle Rivère a répondu dans Nice-Matin par le protocolaire : « Il n'y a pas de contact, cela dit, s'il veut venir, il est le bienvenu » . En secret, tout le board niçois en rêve. Cette opportunité tombée du ciel est la bienvenue. Le champion du monde 98 vaut encore une dizaine de pions en Liga. Ça vaut bien sa petite dizaine en Ligue 1. Sans forcer. En coulisses, on s'active pour accrocher l'ancien Juventino. Si Trezegol n'est pas trop gourmand en salaire, l'affaire pourrait se faire. Surtout que l'ancien Monégasque n'intéresse personne d'autre en Ligue 1. Signer Trezeguet serait un signe fort. Après tout, d'ici deux ans, Nice aura – enfin – un vrai stade de football.

Époque Ray-solue

Le stade du Ray, sa rotonde, sa place reconnue dans la cité niçoise, son histoire, c'est sympa. Mais c'est terriblement obsolète. C'est pour ça que ce bon vieux Christian Estrosi, sourire à la Michel Leeb en tête, a tout fait pour placer SA ville dans le sens de la marche pour l'Euro 2016. Bien entendu, pas question de recevoir le gratin européen au Ray. La livraison du grand stade est donc prévue pour le début d'exercice 2013/2014. Une enceinte neuve de 35 000 places en dehors de la ville. Loin des cagoles. Avec la livraison – souhaitée et validée – d'un nouveau centre de formation, c'est tout le club qui se prend à rêver. Il faut dire que la maison n'est pas réputée formatrice – Hugo Lloris étant l'exception qui confirme la règle.

Le nouveau stade, moderne, offrira un plus à la cinquième ville de France. Jean-Pierre Rivère le sait, c'est pour ça qu'il n'hésite pas à lâcher que « le potentiel est énorme mais il y a tout à bâtir » . Le but étant d'arriver dans le nouveau stade avec une équipe ambitieuse et compétitive. Tout le contraire de celle qui vient de boucler le millésime 2011. Alors Nice ambitieux, ça fait marrer qui ? A priori tout le monde. Reste la possibilité de faire changer d'avis les sceptiques a posteriori...

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Solide, comme d'hab'... On comptera encore sur Mounier pour accélérer devant et espérer que Mouloungui confirme sa belle fin de saison...
Faudra aussi être moins fantomatiques à l'extérieur.
Maintient impératif pendant 2 saisons pour jouer dans le nouveau stade en L1... ou alors une descente cette année et une remontée dans la foulée :))
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
Article suivant
La Juve passe la première
0 1