En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 10 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // 16e de finale
  3. // Nice/Nancy

Nice-Nancy à 14h : le désert en tribunes

Les groupes de supporters niçois ont décidé de boycotter le 16e de finale de la Coupe de France entre Nice et Nancy. En cause : l’horaire qui devrait priver de nombreux supporters de leur passion. Le match est programmé à 14h un mercredi !

Modififié
Ils l’ont appris sur Internet. Le 16e de finale de la Coupe de France, opposant Nice à Nancy au stade du Ray, est programmé le mercredi 23 janvier à… 14h15 en raison d’une diffusion télévisée sur Eurosport. « Au début, on a pensé que c’était une blague tellement c’était à la limite de la provocation » , fulmine Julien, président des Armada Rumpetata Nissa (ARN), groupe de supporters de la tribune nord. « C’est inexcusable, impardonnable, ce n’est plus une fête, mais une contrainte » , renchérit Gilles, l’un des responsables des ultras de la populaire sud, tribune où bâchait la Brigade Sud Nice dissoute en 2010.

Président de l’OGC Nice : « Cette programmation nous contrarie toujours autant »

Même le club niçois, par la voix de son président Jean-Pierre Rivère, a fait savoir son mécontentement sur RMC, le 9 janvier dernier : « On ne va pas faire appel parce que ça ne sert à rien, mais cette programmation nous contrarie toujours autant. » Il faut dire que l’OGC Nice n’entretient pas les meilleures relations avec les instances nationales du football : deux huis clos partiels dévolus à la tribune sud sont en effet venus sanctionner l’utilisation de fumigènes et un pétard lancé sur le terrain près de Guillermo Ochoa, le portier d’Ajaccio.

Quelques jours après la déclaration du président du Gym, les deux principaux groupes de supporters, l’ARN et les ultras populaire sud, publient un communiqué commun appelant au boycott de ce match : « Nous ne pouvons cautionner par notre présence cette entreprise de démolition du foot populaire. […] Devant l’absurdité de cette programmation, poussons celle-ci jusqu’à la limite : un match sans spectateur, mais de leur propre volonté ! » , précisent les signataires du communiqué. Et puisque les deux groupes garnissent une grande partie des deux virages du Ray, la consigne a de bonnes chances d’être suivie dans ces tribunes. Ailleurs, cela pourrait surtout dépendre des possibilités des spectateurs de se rendre au stade en début d’après-midi.

Plutôt l’entraînement que le stade

C’est qu’ « il ne s’agit pas seulement d’une question d’ultras, la mesure concerne tous les spectateurs, indique Julien, tous les passionnés qui, parce qu’ils ont un travail, ne pourront pas se rendre au stade pour ce match. » Le président de l’ARN fait également valoir que les enfants qui ont sport le mercredi après-midi ne pourront pas non plus suivre leur équipe favorite. Le communiqué encourage d’ailleurs les parents à amener leurs enfants s’entraîner « plutôt que de les convier à cette parodie de match professionnel » . Bien sûr, « il ne s’agit pas de pénaliser le club ou les joueurs, assure Gilles, mais même si on le voulait, beaucoup d’entre nous ne pourraient pas assister à ce match. »

Cet ancien membre de la Brigade Sud n’est pas tendre non plus à l’égard de la Fédération française de football (FFF) : « C’est une décision impensable de la part de la FFF qui est censée gérer le football amateur et qui connaît à ce titre les contraintes d’un tel horaire. C’est un manque de respect pour les publics niçois et nancéien, mais aussi pour les clubs qui vont devoir trouver du personnel en après-midi, ainsi que pour l’ensemble des commerçants autour du stade qui vont pâtir d’une affluence dérisoire. » La Fédération souligne de son côté la difficulté à programmer 16 rencontres en 48 heures et surtout à contenter tout le monde sur des matchs en semaine. Un écueil qui risque de se reproduire, puisque les huitièmes et les quarts de finale sont également prévus des mardi et mercredi.

« Une grève marquante pour qu’une telle programmation ne se reproduise plus »


Mais, toujours selon la FFF, jouer l’après-midi ne pose pas de problème à tout le monde : comme en témoigne l’exemple de Sedan-Lorient dont le match était initialement prévu à 19h30 mardi 22 janvier, avant que les Sangliers ne proposent aux Merlus d’avancer le match à 16 heures en raison des conditions climatiques. C’est vrai que la question du climat se pose moins sur la Côte d’Azur.

Les supporters niçois rétorquent, en citant l’exemple allemand qui a, selon eux, vu les instances du football prendre la défense des habitués des stades : « Quand la télévision, en Allemagne, a voulu programmer les matchs le midi, les instances du football sont montées au créneau contre cette mesure et ont demandé le respect des spectateurs » , explique Gilles.

Ce n’est pas la première fois que les horaires déplaisent fortement aux spectateurs des stades de football. On se souvient du combat mené par le collectif SOS-Ligue 2 contre les matchs à 18h45 le vendredi soir. Combat qui a fini par payer, puisque la Ligue de football professionnel (LFP) et beIN Sport ont décidé un retour des matchs de Ligue 2 à 20h le vendredi soir. Julien assume la reprise de la méthode : « On veut que cette grève soit bien relayée et marquante pour qu’une telle programmation ne se reproduise plus. » Réponse dans quelques heures.

Par Anthony Cerveaux
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Hier à 12:00 90 Minutes, la meilleure BD de foot du moment ! 15 Hier à 11:15 Un club de D7 allemande propose de recruter Bastian Schweinsteiger 6
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
mardi 16 janvier L2 : Les résultats de la 21e journée 4 mardi 16 janvier L'entraînement extrême des gardiens du Dock Sud 20 mardi 16 janvier Le gouvernement italien veut intégrer les migrants par le foot 38 mardi 16 janvier Tévez : « En Chine, j'étais en vacances » 88