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  2. // Reims/Nice (2-3)

Nice fait péter le champagne

Eric Roy et ses onze cambrioleurs ont réalisé un nouveau hold-up à Reims. Après avoir refroidi Geoffroy-Guichard ce samedi, les Niçois ont récidivé (3-2) à Auguste Delaune. Les Rémois n'auront pas démérité.

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La nuit va être dure pour les supporters de Reims, et le réveil assassin. Au terme d'une rencontre plus enlevée que bon nombre de matchs de première division, les locaux laissent s'envoler une qualification en demi-finale qui les aurait rapprochés de leur glorieux passé.

Conscients de l'importance du rendez-vous, les joueurs emmenés par Hubert Fournier entament la partie tambour battant, allant jusqu'à flouter la frontière Ligue 1/Ligue 2. Les assauts d'Amalfitano, Gragnic, Courter et Fortes mettent à mal le onze niçois, qui plie sans rompre. Sur le modèle de la leçon de réalisme donnée aux Stéphanois ce week-end, Daniel Ljuboja va profiter d'un contre niçois pour crucifier un Agassa, légèrement fautif, grâce un enchaînement contrôle-crochet-lob dont lui seul a le secret. Quelques secondes plus tard, les joueurs du turbulent Eric Roy manquent l'occasion de doubler la mise par l'intermédiaire de Sablé, qui bute sur Agassa. Dommage. La réponse du berger à la bergère ne se fait pas attendre. Suite à un magnifique contre rémois, la gonfle atterrit dans les pieds d'Amalfitano, frère de, qui ne se fait pas prier pour ajuster Letizi, qui jouait probablement ce soir dernier match. Mi-temps, de l'intensité, des buts, de l'envie. Et si la Coupe de France avait finalement un intérêt ?


Au retour des vestiaires, le scénario est le même. Les Rémois, au panache, dominent la partie et Nice, au petit bonheur la chance, reprend l'avantage grâce à une jolie frappe de Mouloungui. Fébriles, les Niçois ne conservent leur avantage qu'une petite dizaine de minutes, le temps que Gragnic récupère la gonfle et offre le but de l'égalisation à Fortes. La suite de la seconde période n'est qu'une copie de la première. Les Rémois dominent, en vain. Comme si s'imposer avant les prolongations n'était pas assez spectaculaire. Manque de bol pour les bons samaritains du soir, dignes représentants du football champagne, les Champenois vont se heurter à la froideur du réalisme niçois et au talent d'Eric Mouloungui, qui s'offre un doublé suite à un bon travail de Bellion. La 113ème minute a donc été celle de trop pour une formation de seconde division aussi vaillante que convaincante ce soir. Mais heureusement pour les joueurs d'Eric Roy, parfois ou trop souvent en football, le crime paie.


Swann Borsellino

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