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Nice-ASSE, retour sur un moment de folie

Les images des incidents de dimanche dernier à l'Allianz Riviera ont fait le tour des médias. Comment expliquer un tel déferlement de violence ? Tentative d'éclaircissement.

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Tout a commencé le vendredi par un communiqué de presse de l'association Populaire Sud, le groupe qui prend la suite de l'ancienne Brigade Sud (dissoute en 2010 sur décision du ministère de l'Intérieur) au cœur du kop niçois. Les ultras locaux y annonçaient qu'ils entameraient la rencontre contre Saint-Étienne par une grève des chants et qu'ils annulaient le tifo initialement prévu sur toute la tribune. La raison ? Un courrier de la préfecture envoyé à plusieurs membres de l'association afin de leur adresser un « avertissement » pour avoir consommé de l'alcool aux abords du stade à l'occasion de Nice-Marseille du 18 octobre dernier, contrevenant ainsi à un arrêté préfectoral diffusé 4 jours plus tôt. Selon le communiqué de la Populaire Sud, il n'y a pourtant eu aucun contrôle de cette éventuelle consommation d'alcool. Les ultras niçois s'insurgeaient donc : « Qu'est-ce qui justifie que l'on montre du doigt quelques personnes alors que des milliers d'autres, au même moment, "boivent un coup" avant le match ? Certaines directement dans les loges du stade où l'alcool est distribué gratuitement et à volonté... » Dimanche, ils ont tenu parole, mais leur manifestation de mécontentement a été totalement éclipsée par les violents incidents survenus à l'arrivée des supporters stéphanois dans le secteur visiteur de l'Allianz Riviera.

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Les images qui tournent en boucle ont choqué l'opinion. Des supporters des deux camps se jetant des projectiles, notamment des sièges. Un fan des Verts, en sang, qui prend un coup de pied en pleine face. Un autre qui est à deux doigts de tomber à l'étage inférieur avant d'être rattrapé de justesse par des camarades. Un parcage évacué par les CRS avant même le début du match. Bref, des scènes que l'on avait heureusement perdu l'habitude d'apercevoir dans les gradins des stades français. Comment a-t-on pu en arriver là ? Pas si facile à savoir alors que l'enquête est encore en cours et que les groupes de supporters des deux camps contactés par nos soins (Magic Fans et Green Angels ainsi que Populaire Sud et Armada Rumpetata Nissa) refusent de communiquer « pour ne pas entretenir la polémique » selon les termes utilisés tant côté stéphanois que côté niçois.

Bus caillassé or not bus caillassé ?

Dès dimanche, les supporters des Verts ont prétendu, photo à l'appui, que le bus des Indépendantistes Stéphanois, un petit groupe du Kop Nord, aurait été touché, entre la sortie de l'autoroute et l'arrivée au stade, par des projectiles, une vitre étant abîmée par un impact sans être complètement détruite. Une version relayée par le président de l'ASSE, Roland Romeyer, devant les caméras de télévision juste après les incidents. Mais, dès le dimanche soir, Marcel Authier, directeur départemental de la Sécurité publique des Alpes-Maritimes, précisait : « Il y a peut-être eu un projectile qui aurait atteint un bus, mais c'est pour l'instant une rumeur. » André Bloch, responsable de la sécurité du club niçois, allait ensuite plus loin dans les colonnes de Nice-Matin : « D'après la gendarmerie qui a escorté les bus depuis le Var jusque dans les sous-sols où ils sont protégés, il n'y a eu aucun jet de projectile. » Le lendemain, l'OGCN publiait sur son site un article affirmant que « les images de vidéosurveillance captées lors de leur entrée dans l'Allianz Riviera démontrent sans ambiguïté qu'il n'y a eu aucun "caillassage" des bus stéphanois. Pas un véhicule n'y apparaît avec une vitre brisée. »

Laurent*, un abonné de la populaire sud niçoise présent dimanche, accrédite cette thèse. Il a vu passer un des bus stéphanois devant le noyau des ultras niçois, tenus à bonne distance par les forces de l'ordre. « Je n'ai vu aucun jet de projectile, mais je n'ai pas vu passer tous les bus. Il y a peut-être eu quelques objets lancés en direction des bus à un autre moment. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il n'y avait aucune volonté de tendre un guet-apens aux supporters stéphanois. De notre côté, les gens étaient calmes avant le match et n'avaient pas d'intention d'en découdre avec les Verts. » Vincent*, un supporter stéphanois ayant fait le déplacement à Nice, mais non affilié à un groupe ultra, affirme pourtant avoir bien vu la vitre touchée : « C'est un double vitrage, la première vitre a cassé et la seconde était abimée. D'ailleurs, je crois que la compagnie de car va porter plainte. »

Des sièges qui volent

Qu'une vitre ait légèrement été atteinte ou pas, tout le monde s'accorde à penser que ce n'est pas l'arrivée en bus au stade qui a provoqué le déferlement de violence. D'ailleurs, les supporters stéphanois sont entrés paisiblement dans le stade et sont calmement montés vers leur tribune. À l'entrée dans le parcage, Vincent reconnaît que les ultras stéphanois ont lancé des insultes aux Niçois. Chants auxquels des supporters de la tribune voisine, occupée par l'Armada Rumpetata Nissa (ARN), le second groupe ultra niçois, auraient répondu par quelques jets de projectiles. Leur nature fait cependant débat. Vincent, comme Fabien, un ex-Green Angels qui a témoigné mardi dans L'Équipe, affirme que le parcage a reçu des objets dangereux comme des « boulons » . Laurent, l'abonné de la populaire sud, ne croit pas à cette version : « Je suis entré juste après dans le stade, donc je n'ai pas vu le début de l'incident, mais ce n'est pas le genre de l'ARN de lancer des boulons. Il y a peut-être eu des jets de bouteille ou de manche de drapeaux, mais ça m'étonnerait vraiment qu'il y ait eu plus que ça. »

C'est alors que selon plusieurs témoignages dont celui de Vincent, un fan des Verts casse un siège et le lance vers les Niçois, comme l'ont également reconnu deux supporters stéphanois dans L'Équipe et Nice-Matin. Puis, c'est l'engrenage, les sièges du secteur visiteur volent dans tous les sens. Selon les propos tenus à l'AFP par Julien Fournier, le directeur général de l'OGCN, « 220 sièges ont été endommagés » . Vincent, comme Fabien dans L'Équipe, assure qu'il n'y avait aucune préméditation. C'est l'enchaînement de plusieurs petits actes isolés qui aurait complètement fait dégénérer la situation. Un point sur lequel tout le monde s'accorde, c'est la fragilité des sièges. Selon Laurent, le Niçois, « ça nous pose problème dans notre tribune. Les sièges se cassent très facilement, sans aucune volonté de détériorer le matériel. C'est vraiment dangereux. J'espère que ces incidents seront un mal pour un bien et qu'on remplacera vite ces sièges complètement inadaptés. » Julien Fournier renchérit auprès de l'AFP : « Ces sièges peuvent se casser sans volonté de destruction et se coupent en pointe. » Le directeur général du club niçois affirme avoir déjà attiré l'attention du concessionnaire du stade sur ce point.

Ça part en bagarre de l'autre côté

Voyant ça, quelques supporters de la populaire sud décident de faire le tour du stade pour se rapprocher du secteur visiteur. Selon Laurent qui entre dans le stade à ce moment-là, « un petit groupe est parti vers la tribune opposée, par les coursives qui permettent de faire le tour du stade. La plupart des ultras niçois étaient encore hors du stade et n'ont rien vu des incidents. » Un autre habitué de la populaire sud complète : « Parmi les présents, ça a choqué pas mal de monde de voir que les sièges volaient dans des secteurs occupés par des supporters paisibles, dont des familles. C'est pour ça que certains ont réagi. » Vincent confirme avoir alors vu apparaître un petit groupe d'ultras locaux près du parcage (de l'autre côté que celui de l'ARN). Peu après, certains ultras stéphanois ont franchi le plexiglas les séparant de la tribune niçoise pour en découdre avec leurs adversaires. Plusieurs photos et vidéos font état de ces bagarres. « On se serait cru revenu dans les années 1990, s'étonne un autre supporter des Verts. Je n'avais plus vu des incidents comme ça depuis des années. »

Youtube
Tous les témoignages recueillis affirment que les CRS ont mis beaucoup de temps à intervenir, une rumeur affirmant qu'ils n'arrivaient pas à trouver les clés permettant d'accéder à la tribune. Enfin, quand les CRS entrent en tribune pour repousser les supporters stéphanois sortis du parcage, « les gars passés de l'autre côté se sont précipités pour revenir dans la tribune stéphanoise, raconte Vincent, et l'un d'eux a failli tomber dans le vide » .

Des responsabilités partagées

Les supporters stéphanois se remettent alors à chanter avant d'être progressivement encadrés par les forces de l'ordre qui finissent par les évacuer avant même le début du match. Vincent est alors « très déçu évidemment, mais on est sortis dans le calme. Il y avait rien à faire vu le nombre de flics. Et on était bien conscients de ce qui s'était passé. »

Car si les supporters stéphanois qui nous ont parlé affirment n'avoir pas délibérément attaqué les Niçois, mais avoir répondu à ce qu'ils ont considéré comme des provocations, ils ne rejettent pas la faute sur le camp adverse. Pour un abonné du kop nord, « on ne crie pas au loup contre les supporters niçois, c'est la sécurité de leur nouveau stade qui doit être remise en cause. » En effet, les failles en matière d'équipement et de dispositifs de sécurité sont apparues béantes. Il faut espérer que ces incidents, dont les conséquences auraient pu être dramatiques, permettront de rectifier le tir en adaptant l'architecture de l'enceinte et en améliorant l'encadrement policier des supporters visiteurs.

Mais les supporters stéphanois sont également conscients de leurs propres responsabilités. « On ne peut pas défendre l'indéfendable » , reconnaît volontiers Vincent. Un autre fan des Verts admet que plusieurs de ses camarades ont « complètement pété les plombs » .

Des ultras face à leur responsabilité

Face à la violence des incidents et des images diffusées, les autorités sportives et publiques ont immédiatement réagi. Frédéric Thiriez a insisté sur la nécessité de renforcer la répression et évoqué une fin possible des déplacements de supporters. Manuel Valls a rappelé, avec Valérie Fourneyron, « la fermeté et l'intransigeance » du gouvernement face aux violences des supporters avant d'inviter les dirigeants des clubs à faire preuve de plus de responsabilité envers les supporters.

Avec ces incidents, les ultras, prompts à critiquer la politique répressive à leur égard, ont, une nouvelle fois, donné le bâton pour se faire battre. Alors qu'ils dénoncent leur mise à mort par les autorités, ils donnent souvent l'impression de creuser leur propre tombe. Depuis dimanche, des débats sans fin agitent les forums ultras entre ceux qui critiquent vertement les débordements de l'Allianz Riviera et ceux qui rétorquent que de tels incidents ont toujours fait partie du mouvement ultra. Laurent formule les choses de manière plus large : « Les gens aiment l'ambiance des ultras, les tifos, les chants, etc. Mais ils ne voient pas que la ferveur débouche nécessairement parfois sur des dérapages. Ils voudraient les bons côtés des ultras, sans les mauvais. C'est illusoire. » Est-ce vraiment si illusoire que ça ? Le mouvement ultra ne devrait-il pas faire son examen de conscience, définir ses priorités et limiter les débordements ? Après tout, il a évolué depuis ses débuts dans l'Hexagone il y a bientôt 30 ans. Pourquoi serait-il incapable de le faire encore ?

Associer répression et prévention ?

Laurent, abonné de la populaire sud niçoise, va cependant plus loin. « À force de restreindre nos moyens d'action, nos libertés, les autorités nous foutent la pression et ça finit par exploser. Aujourd'hui, qu'est-ce qu'on peut encore faire dans un stade ? Quels sont les espaces de liberté ? Ils sont infimes, alors qu'il faudrait qu'ils soient importants pour calmer les gens. On ne peut plus faire de banderoles ironiques, on ne peut plus lancer des chants d'insulte, on ne peut plus faire de deuxième degré, toutes nos chorégraphies sont contrôlées… On n'a plus de marges. On est dans une société castratrice où le principe de précaution est partout. Et en même temps dans une société hyper-violente. Les deux sont liés. Et c'est pareil au stade. »

Dans un précédent article que nous avons consacré aux ultras, le sociologue Ludovic Lestrelin soulignait justement que « la perception de l'injustice peut être un moteur puissant de mécontentement, mais aussi de tension voire de radicalisation » avant d'ajouter : « On a là tous les ingrédients d'un cercle vicieux... » Partant de ce constat, plusieurs voix ont appelé ces derniers jours à ne pas se contenter d'une répression ferme, déjà bien développée en France, mais à adopter une politique plus globale associant cette nécessaire répression à un travail de prévention et de dialogue : Ludovic Lestrelin s'est exprimé notamment sur le site du Figaro, Nicolas Hourcade, sociologue et collaborateur à So Foot, sur celui du Monde, Franck Berteau, auteur du récent Dictionnaire des supporters dans Le Plus du Nouvel Observateur ou Pierre Barthélémy, avocat de plusieurs fans parisiens, dans les Cahiers du Football.

En invitant à une table ronde sur la situation des stades, associant tous les acteurs dont les supporters, l'AS Saint-Étienne s'engage aussi dans cette voie, dans une lettre ouverte publiée mardi soir. Idée séduisante, mais confrontée à de nombreux obstacles. Il faudrait en effet que les autorités ouvrent un dialogue fermé depuis de longs mois. Et que les groupes ultras s'interrogent vraiment sur leur rapport ambigu à la violence. C'est pas gagné…

Par Quentin Blandin et Antoine Aubry, avec Nicolas Kssis-Martov et Mathieu Faure

* Les prénoms ont été changés. Merci aux supporters qui ont accepté de nous répondre même anonymement.

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ToxikCheese Niveau : Loisir
J'ai pas lu, mais ce qui est sûr c'est que l'affaire vas encore enfoncer un peu plus le mouvement Ultras en France, et ça, c'est regrettable..
Lamine Turgut Niveau : CFA
"Nice-ASSE : retour sur un moment de folie"

Oh c'est bon ! On le sait bien qu'Erding n'est pas un serial-buteur mais de là à se foutre ainsi de sa gueule .... C'est pas joli-joli SF
C'est sûr que c'était plus calme en début de saison malgré les exploits de ces deux équipes versus les terribles paysans chypriotes et danois de Limassol et Esbjerg.
c'est donc ça qu'on appelle une "minorité" de supporters stéphanois? s'il y avait pas eu l'obstacle du plexi tout ceux qui étaient auraient dans le coup.
donc bon l'excuse d'une minorité qui fout le bordel elle ne tient pas.
<<« on ne crie pas au loup contre les supporters niçois, c’est la sécurité de leur nouveau stade qui doit être remise en cause ». En effet, les failles en termes d’équipement et de dispositifs de sécurité sont apparues béantes.>>
donc en gros les stéphanois reprochent qu'il n'y ait pas assez de barrière autour d'eux pour les empêcher d'aller se friter avec les niçois? tout en voulant plus de liberté dans les stades?
les mecs sur ce coup là vous êtes indéfendables sur ce coup là : repartez avec la queue entre les jambes et faites profil bas un moment
Moi personnellement je suis plutôt fan des NICE ASSES
LibidoPostToxico Niveau : National
Note : 1
Sous pretexte que ca met l'ambience les gens n'osent plus dire que c'est trou du cul du foot qui servent a rien
Le bus caillassé ça doit être une invention des stephanois, vous inquiétez pas ils ont l'habitude. Bon généralement c'est dans l'autre sens, pour se faire mousser, par exemple l'année dernière pour le derby à GG où ils ont soi-disant attaqué un de nos bus alors qu'on est arrivé là-bas sans problèmes. Et repartis avec la banane et les 3 points, comme d'hab aussi.
Au final ils ont du toucher un mini-bus de personnes âgés et en faire un CR.
Je condamne évidemment le pétage de plomb des supporters stéphanois, mais les CRS qui gazent (ou peignent la g*eule, je sais pas ce que c'est ce spray jaune là) les mes qui sont en équilibre et à 2 doigts de tomber dans la tribune de dessous c'est très très limite.
ouais y'a pas mort d'homme, 2 3 bouts de plastocs balancés, ça joue au chat et à la souris.

Je trouve ça plutôt drôle.

Par contre l'intervention des CRS est plus que limite...
Mouai....
Ça en fait des lignes pour dire qu'au final personne ne sait rien...




Mon moment préféré c'est lorsqu'on voit l'affrontement au niveau de la banderole "non à la répression" ^^ (laissez nous nous foutre sur la gueule! On est en démocratie!)
Message posté par Apatride


Par contre l'intervention des CRS est plus que limite...




Ouai c'est clair, les mecs ne prennent même pas le temps de faire de la médiation, de discuter. J'aurai été la direction du club j'aurai plutôt appeler une bande de Psychologues et quelques éducateurs spécialisés pour convaincre les plus récalcitrants qu'au final tout le monde à un cœur gros comme ça et qu'il faut pas s'énerver. Ou alors mettre du Raggae dans les hauts parleurs...moi quand j'entend Bob je deviens peace.
Soulcialist Niveau : Loisir
Pour le coup, l'excuse de la sécurité en bois ne tient pas trop debout.
Dans un contexte de tension et de répression il appartient aux meneurs et aux responsables de groupes de calmer le jeu et de tenir leurs gars. Surtout dans l'enceinte du stade. Alors peut-être qu'ils n'étaient pas (tous) dans le stade, passe encore.
Prendre des trucs + ou - dangereux sur la tête c'est le quotidien des ultras et c'est aussi malheureusement le jeu. Sans compter les vitres brisées. Sachant que les occasions de rendre la pareille à d'autres ou de pratiquer le même "jeu", au match retour par exemple, ne manquent pas.
Il faut savoir aussi se tenir. Répondre par un jet de PVC par un siège, c'est chaud. Et çà peut vraiment mal finir.
Quand t'est ultra, il faut connaître tes limites individuelles et collectives et savoir répondre et quand il le faut et laisser pisser. Envahir la tribune voisine quand on sait qu'il y a un groupe marginal et une tribune "tranquille" est ce que ça vaut vraiment le coup ? Même face à une tifoséria rivale?

Et puis on est en 2013. Pour exemple, en 1999 les Marseillais avaient attaqué le Virage Auteuil et "envahi" le devant du parcage en toute impunité, on en avait presque pas entendu parler. Des exemples comme ça on en a à la pelle. En 2013, les stef' distribuent 3 gifles aux nissards et lance des sièges (hormis la dangerosité du geste et le mec qui a failli se vautrer d'un étage), le ministre de l'intérieur et la ministre des sports font des déclarations officielles. Autre temps, autres moeurs.

Faut savoir aussi se responsabiliser et anticiper la portée de son comportement.

Ps: Il avait pas intérêt d'avoir les mains moites le stef'...
Message posté par MerenGone
Le bus caillassé ça doit être une invention des stephanois, vous inquiétez pas ils ont l'habitude. Bon généralement c'est dans l'autre sens, pour se faire mousser, par exemple l'année dernière pour le derby à GG où ils ont soi-disant attaqué un de nos bus alors qu'on est arrivé là-bas sans problèmes. Et repartis avec la banane et les 3 points, comme d'hab aussi.
Au final ils ont du toucher un mini-bus de personnes âgés et en faire un CR.


Je me permet juste d'intervenir sur le mini-bus de personnes âgées. Il s'agit juste du dernier bus du cortège, des supporters comme toi qui font des déps, ils sont autant à respecter que les membres de groupes. J'étais dedans pour le coup (vidéo du caillassage depuis le bus http://www.youtube.com/watch?v=Oe_dLw2ondE).
La seule chose qu'on peut leur reprocher sur le coup c'est d'avoir attaqué le dernier bus et non les premiers, ceux des groupes alors qu'ils attendaient une réaction afin d'en découdre.
Il y a eu une vitre de brisée, on a simplement eu froid au retour. On en a pas fait un drame, on a pas répliqué à leur manière contre Nice.

Les stefs nous font croire depuis quelques semaines et surtout pour le derby que tout est de la faute des lyonnais. Je trouve qu'ils montrent surtout que ce sont des animaux dans leurs réactions.
Bats accroche une écharpe dans un but, ils descendent sur la pelouse. Janot sort avec un maillot (époque 76) floqué 10 comme le nombre de leur titres alors qu'on fêtaient un des notre ce même soir, personne n'est descendu sur la pelouse. Il faut croire qu'on ne réagit pas tous de la même manière, certains réfléchissent et comprennent ce que veut dire "chambrer".

Vous pouvez me sortir l'exemple de la bâche des MF, pour les lyonnais et la stupidité de la chose. Je ne cautionne aucunement ce genre d'acte, pour moi c'est du hooliganisme et non un acte d'ultras.
Hé ben Mathieu Faure c'est pas super de casser des fauteuils?
Ca c'est une bonne ambiance de stade comme on les aimait dans le temps!

Tu devais kiffer non? Toi qu'est un grand fan de la Gate7?

Non parce que la Gate pour un bus caillassé (ou pas d'ialleurs suffit d'une rumeur) ils affutent les lames hein ces supporters plein de passion...

Tu vois la France n'est pas un pays de foot mais y'a quelques irréductibles...

Hein monsieur je grille des merguez en tribune di kop, je condamne en ligue 1 mais pas chez les Grecs la c'est bien!

tout ca c'est gerbi gerbo, un peu comme nos politicards ils sont bien content de parler de ça plutot que de s'occuper du déclin galopant de l'économie!
GA92
Les greens angels ( 75 environs à nice) sont sous tension depuis l'année dernière : la direction a fermé leur tribune après une menace de la ligue menée par Thiriez, suite à des jets de fumigènes pendant le derby.
Le problème de ces actions isolées c'est qu'elles concernent des individus isolés qui ne representent pas l'ensemble de l'association. La direction de l'asse n'a accepté aucun dialogue avec les green angels, et ce groupe a vécu cet épisode comme une trahison.

Ainsi contre bordeaux l'année dernière, les ultras de la tribune nord se mettent en silence pour l'intégralité du match, en soutien des green angels. L'asse fait match nul, et Galtier et la direction s'empressent à coup de déclaration chocs de fustiger l'attitude des supporters : "on avait besoin de leur soutien pour ce match décisif dans la course à la ligue des champions, le stade sonnait vide" ( elle est belle la ligue des champion). Le reste des supporters du stade ne pouvait donc pas assurer l'ambiance ? eux étaient bien présents pendant le match ? Ca montre bien l'influence determinante des groupes ultras pour donner vie à un stade.

La ligue et le football en général veut tendre ( comme çela s'est fait en angleterre), à éradiquer le mouvement ultra des tribunes. A raison pour ce qui est de la violence. Mais cela implique malheureusement une tolérance zéro, un dialogue zéro, une reconnaissance zéro pour ce mouvement ultra. La repression fait le jeu d'une politique qui vise à augmenter le prix des places, et à transformer les kops en tribune assise : ainsi la place debout (10 à 15e) se transforme en place assise ( en moyenne 35 à 50 e). Et donc progressivement à changer de type de public.

Peut on leur donner tort : 20 ans d'existence, sans eux, que serait devenu le club pendant les dures années perrin, 2006-2007 au gouffre de la relegation, ou pire année 2003 et ce match qui envoyait les verts en national.
Il ne faut pas oublier que ça doit être un des clubs en europe où le ratio supporters / palmarès du club ( sur les 30 dernières années) est le plus faible. Contre bastia, lyon, le psg etc.. depuis combien de temps on attends une vraie équipe digne de son public ? A mon âge, nous avons connu que la victoire en coupe de la ligue, et devons vivre sur l'éternel palmarès des années 1970. Trop peu de vrai projets se sont succédés pour avoir une équipe à la hauteur des grandes attentes du peuple vert (il n'y a qu'à voir la foule pour la finale, et la joie immense)

Tout ça participe à l'exaspération d'un groupe qui n'a jamais failli dans le soutien à cette équipe : hors de puis leur auto-dissolution ( une première dans ce milieu), le groupe des greens angels s'est refermé sur lui même. Avec cette posture : puisque la direction ne montre aucun soutien depuis ces 20 dernières années, entrons en resistance totale. Résultat : interdiction de microphones, drapeau, bâche etc ( des supporters n'ont pas pu rentrer dans le stade car ils portaient une écharpe avec l'inscription "green angels")

. Contre paris, l'ambiance de la tribune s'en est clairement fait ressentir : impossible d'entendre les chants lancés, au contraire on entendait ceux de la tribune adverse.
Contre lyon, bats provoque très clairement la tribune des green angels, en accrochant une écharpe dans les cages. La réaction, très violente, des green angels est témoin de la passion ( démesurée ?) pour le club. Mais peut-on vraiment parler d'un incident ? J'y vois plutôt cette forme d'attachement total, une passion, un vrai engagement, un dévouement total, presque religieux pour la valeur "club". Et cette action-passion n'est aucunement mercantile, marchandisée, ou politique : elle est gratuite et spontanée.

Je m'explique : je pense que les green angels et les ultras ont ce sentiment d'avoir enduré la sale période de la ligue 1 française. Celle-çi va beaucoup mieux aujourd'hui avec les cavani, zlatan, rodriguez, les 300 M d'euros de transfert, la rénovation de geoffroy-guichard qui annonce un cycle nouveau, la victoire en coupe, etc, et cela coïncide ( hasard ou non) avec la mort lente du foot "populaire".

On peut presque oser une comparaison avec le phénomène de gentrification : ces anciens quartiers autrefois délaissés, mal fréquentés, aujourd'hui marqués par des prix au m2 dépassant l'entendement. Pourtant avant, ces quartiers étaient bel et bien occupés par un certain type de population, avec ses propres rites, coutumes, organisation sociale, et non pas uniquement de la violence et de l'insécurité.

Enfin, je termine sur l'évenement à Nice. Un interview d'un green angel present sur place confirme ce que j'ai pensé en voyant ce qu'il se passait : il s'agit d'une forme de suicide. Ne supportant pas voir leur mouvement, leur foot, leur stade se transformer, le groupe a littéralement pété un plomb, et a réagi de manière spontanée : comme si d'un coup toute cette violence venait à se libérer. Il a fallu une simple provocation ( apparement un jet de projectile sur un des 3 bus de supporter) pour enflammer tout ça.

On peut alors faire une dernière comparaison avec les émeutes en 2005 : il a fallu un motif très contestable et encore non vérifié pour lancer des mois d'émeutes ( la mort de deux jeunes dans un transfo après avoir été poursuivi par la police) Celles-çi étaient parfaitement spontanées, n'avaient aucun caractère politique. Les analyses de ce mouvement sont encore aujourd'hui très limités parce qu'il a aucune revendication claire. Je pense, et au même titre que les évenemments à Nice, qu'il n'y a pas 1000 analyse à faire : elles sont l'expression d'une violence enfouie, inconsciente : dans les cas des banlieues, une violence sociale, un déclassement. Mais cette violence n'était aucunement anti-système, anti-capitalise, ou anti-bourgeoise, ou avec une quelconque volonté de changement ( 3/4 des habitants de saint-denis ne veulent absolument pas fuir les lieux qu'ils habitent ).

A titre perso j'en conclu ça : dans les deux cas, il s'agit d'une réaction de défense et non d'attaque. Dans tout les cas, le recours à la violence quand elle n'a pas de motif, quand elle est gratuite, est condamnable. Je pense qu'eux mêmes, green angels, en sont parfaitement conscient. Simplement, c'est arrivé : une forme de geste irresponsable.

J réitère simplement pour le partage d'avis. Je ne suis pas affilé aux greens, simplement il fallait bien un nom.

Je n'excuse en rien ce fait de violence, j'essaye simplement de nuancer les propos de personnes qui ne foutent jamais les pieds au stade et qui se permettent de balancer des énormités aussi bannales que dangereuses ( notamment, un hasard, les supp lyonnais sans vouloir foutre la merde).


Mouai, va peut être falloir arrêter de nous faire croire que les ultras avaient encore une flopée d'excuse pour se foutre sur la gueule, ils se noient tout seuls... J'aime bien ce mouvement pour ce qu'il amène en terme d'ambiance et d'identité, après si les mecs sont pas capables de rester peace quelques saisons pour éviter la répression c'est qu'il n'y a pas assez de neurones permettant la survie de ce mouvement...
A Reims c'était le bordel les deux fois ou les stephanois sont venus... Bagarre en vile, au stade, avec les CRS... Avec les ultras lyonnais, marseillas ou parisiens ca s'est toujours très bien passé!
claude ma queue Leuleu Niveau : Loisir
Stephanois nicois montpellerains marseillais et tout les autres vous allez avoir votre plan leproux .
Malheureusement...
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