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Niang au Milan, vraiment ?

Voilà plusieurs semaines que les rumeurs les plus folles circulaient et que les négociations s’éternisaient autour du petit prodige caennais Mbaye Niang, jusqu’à ce que la nouvelle soit officialisée ce matin : le Milan AC a finalement lâché 3 millions d’euros, bonus compris, pour enrôler un gamin dont tout le monde semble s’être épris. Sauf peut-être le public de son club formateur.

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C’était le 7 mai 2011. À l’époque, le Stade Malherbe se débat en seconde partie de classement pour sauver sa place en Ligue 1 et accueille un autre mal classé, le Racing Club de Lens. Franck Dumas, qui n’a jamais hésité à faire confiance à ses jeunes pousses lors des rencontres décisives, aligne en attaque un garçon de 16 piges, qui porte sur ses inexpérimentées épaules tout le front de l’attaque. Mbaye Niang a fait sa première apparition en Ligue 1 deux semaines plus tôt. A été titularisé pour la première fois une semaine plus tôt. Le match n’est pas commencé depuis une minute, Niang profite d’une sacrée bourde de Vedran Runje pour ouvrir le score et devenir ainsi le deuxième plus jeune joueur à inscrire un but en première division (à 16 ans et 5 mois), derrière Laurent Roussey. Un an plus tard, il signe au Milan AC. Vous l’aurez compris, Mbaye Babacar Niang est un garçon pressé. Peut-être un peu trop.

Originaire des Mureaux, dans les Yvelines, Mbaye débarque au Stade Malherbe à l’âge de 13 ans, où son ascension est surveillée de très près, jusqu’à attirer déjà les observateurs extérieurs. Grand échalas d’un mètre 84 dont les grands compas camouflent à merveille une technique largement supérieure à la moyenne, Niang est surtout un attaquant rapide, qui cherche systématiquement (et souvent efficacement) le chemin du but, quitte à prendre sa chance de loin. Il marche à l’instinct, et court vers le succès. Sa poussée de croissance précoce lui offre une ascension rapide vers les sommets. « Il a un énorme potentiel à développer ; on n’a jamais vu ça au club » , déclare Philippe Tranchant, son formateur chez les U19 à Caen, un club qui a quand même sorti Gallas, Gouffran et El-Arabi.

« Il va falloir qu’il se bouge le cul »

Au cours de la saison 2010/2011, où le prodige débute au sein de l’équipe des U17 du SMC, il est rapidement promu en U19, puis en équipe réserve, avant de finalement rejoindre le groupe professionnel suite à d’excellentes prestations (5 buts inscrits en une quinzaine de matches disputés, Ndlr). International chez les U16 et les U17, bientôt chez les Espoirs malgré les sollicitations du Sénégal, il signe son premier contrat professionnel en février. Balancé en urgence dans le grand bain de la Ligue 1 par un Franck Dumas sûr de son fait ( « On a bien préparé le gamin. » ), il contribue grandement au maintien de son club formateur, en inscrivant 3 buts (contre Lens, Rennes et Marseille, Ndlr) en 7 matches. On le rappelle, le gamin n’a à l’époque que 16 ans, et suscite soudain l’intérêt d’un grand nombre de clubs, et pas les plus pourraves. Les rumeurs les plus folles courent déjà à propos du gamin. Il se murmure alors que Chelsea, Liverpool et les Spurs sont tout proches d’engager Niang, mais les dirigeants du Stade Malherbe ont déjà accordé un billet de sortie à Youssef El-Arabi, et ne tiennent pas vraiment à se retrouver à poil.

La saison 2011-2012 aurait donc dû être celle de la confirmation pour le jeune Franco-Sénégalais. Bénéficiant de toute la confiance de son entraîneur, et aligné en tant que titulaire aux côtés de Pierre-Alain Frau en tout début de saison, Mbaye Niang se trouve alors confronté aux affres du haut niveau, et de la réalité. Il doit patienter jusqu’à la 8e journée pour ouvrir enfin son compteur but, d’un cachou des 25 mètres, et apparaît de moins en moins parmi les titulaires. Victime de blessures et en mal de confiance, le prodige a du mal à retrouver son niveau de jeu et exaspère rapidement son entraîneur, qui ne l’épargne pas vraiment dans les médias, en déclarant que son joueur ne fait pas tous les efforts nécessaires pour briller au plus haut niveau : « Il va falloir qu’il se bouge le cul. » Si Franck Dumas a comme souvent le sens de la formule, il ne fait qu’expliciter l’impatience qui grandit dans les travées du stade Michel d’Ornano. Car le garçon annoncé comme le crack des cracks formés au SMC peine à exploser enfin. Plusieurs de ses prestations sont saluées de sifflets – ce qui reste un traitement bien sévère pour un gosse de 17 piges.

L'ombre de Zlatan


Bien repris en main par son coach, qui n’a pas son pareil pour mener un garçon à maturité, Mbaye Niang termine la saison sur quelques prestations de bien meilleure facture et profite d’un déplacement à Marcel Picot pour planter un dernier but en Ligue 1… de la main. De nouveau sollicité par les plus grands clubs d’Europe malgré sa saison en demi-teinte, il passe quelques jours à Londres pour un essai concluant à Arsenal, et reste dans le viseur d’autres clubs prestigieux, Tottenham notamment. Le Stade Malherbe est en Ligue 2, en pleine opération de dégraissage, et ne peut plus tellement se permettre de conserver contre son gré le petit prodige. Niang a donc finalement paraphé un contrat de 3 ans avec le Milan AC, où il aura la lourde tâche de faire oublier un certain Zlatan Ibrahimović.

Pas sûr cependant qu’il manque beaucoup aux supporters du Stade Malherbe qui, malgré des débuts prometteurs, sont un peu restés sur leur faim et n’ont pas vraiment pris le temps de se prendre d’affection pour lui. Quand on lutte incessamment pour son maintien, on manque toujours de temps pour tout. Qu’importe… Mbaye Niang aura donc ce qu’il désire : sa chance parmi les plus grands, dans un club de légende. Où il devra convaincre des supporters autrement plus exigeants.

Par Julien Mahieu
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