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  1. // Jeux olympiques 2016

Neymar : pour tout l’or du Brésil

Et voilà, c’est fait ! La Seleção est enfin parvenue à la plus haute marche du podium et a décroché son premier or olympique. Une victoire riche en symboles pour un peuple brésilien littéralement habité depuis ses origines par la quête fascinée du métal précieux…

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Eldorado


Le Brésil est or. L’or est brésilien. Le jaune d’or du losange qui orne son drapeau est une référence aux richesses de son sous-sol (aurifère, donc). Le maillot emblématique de la Seleção est de la même couleur, jaune d’or 1970 et non pas le jonquille pisseux dont les Brazileiros se sont affublés aux coupes du monde ultérieures. Auriverde ( « or et vert » ) est l’autre surnom de l’équipe nationale. A taça do mundo é nossa ( « La Coupe du monde est à nous » ) est l’hymne des supporters de la Seleção depuis des décennies et il est tout aussi explicite : l’Esquadrão de ouro dont on y chante les louanges se traduit littéralement par « l’équipe en or » . Depuis la découverte du Nouveau Monde, le mythe fabuleux de l’Eldorado (la Contrée de l’Or) a traversé tout le continent sud-américain pour se fixer enfin au Brésil, et plus précisément en Amazonie. L’Homme de Rio (1964), le film français avec notre Bébel national, n’était en fait qu’une réécriture de la légendaire quête du gigantesque trésor caché dont l’itinéraire était révélé par l’alignement des trois statuettes sacrées. Sur l’affiche du film, le Pain de sucre carioca est couleur or…

L’attrait pour l’or, la conquête de l’or appartiennent aux mythes anciens de ce grand pays. Le Carnaval de Rio y transcende même les couches sociales par son déploiement de dorures, de paillettes dorées et de brillants éclatants. Pendant le Carnaval, les pauvres accèdent symboliquement à la richesse des patriciens en se parant à leur tour du (faux) métal précieux. À sa sortie en 1959, l’affiche du film Orfeu Negro (1959) du Français Albert Camus étalait le doré du Carnaval, avant de décrocher l’or de la Palme à Cannes, puis l’Oscar à Hollywood. L’or du Brésil, ce sont aussi ses plages au sable pailleté et son soleil quotidien dont le cours élevé ne varie jamais. Yves Bigot notait finement aussi que les coupes du monde remportées par le Brésil jusqu’en 1994 scellaient le mariage de l’or et de l’ébène, le doré qui ne brille jamais aussi beau que sur la peau noire (référence à la Seleção métissée d’Afrique)…

Suède 1958 : première Toison d’Or


En football, la conquête de l’or avait été longue et marquée par une malédiction tenace. Car on perd la raison ou la vie à trop vouloir l’or et le posséder (voir le mythe du roi Midas). Au Mondial 1950, la statuette dorée (coupe Jules Rimet) si convoitée échappa à la Seleção qui avait cru la remporter avant même de l’avoir disputée face à l’Uruguay (1-2). Le drame du « Maracanaço » était là pour rappeler que la quête durerait encore huit longues années avant que les nouveaux Argonautes Didi, Pelé, Vava et Garrincha ne ramènent la Toison d’or au pays (1958). Après la Suède, le Chili et le Mexique, la Coupe Jules Rimet resta définitivement au Brésil avant que son équipe ne conquiert le nouveau trophée doré créé en 1974 et décroché en 1994 et 2002. Mais la quête n’était pas achevée : manquait au Brésil l’or de la médaille du tournoi olympique qui avait fait la richesse de ses rivaux sud-américains. Car outre la « soif de l’or » , littéralement, qui exacerbait la volonté de triomphe aux Jeux olympiques, c’est encore et toujours la vieille rivalité de la Seleção avec la Céleste (Uruguay) et l’Albiceleste (Argentine) qui obsédait le quintuple champion mondial.


L’écusson qui orne le maillot uruguayen affiche quatre étoiles : les deux coupes du monde de 1930 et 1950, plus les deux tournois olympiques de 1924 et 1928 que la patrie de Cavani et Suárez a toujours considérés comme des titres mondiaux incontestables. Soucieuse elle aussi de rehausser son palmarès international en égalant sa jumelle de la Plata, l’Argentine s’est récemment mise à jour en raflant deux médailles d’or olympiques. En 2004 (Athènes) et surtout en 2008 (Pékin), les Gauchos avaient mis le paquet en alignant en Chine Riquelme, Messi, Mascherano, Di María, Agüero, Lavezzi, Gago ou Zabaleta. En demies, ils avaient balayé les Brésiliens 3-0…

Neymar, l’autre pibe de oro


En 2012, à Londres, la Seleção partait favorite avec un gang calibré pour gagner enfin : Hulk, Neymar, Pato, Thiago Silva, Ganso, Lucas et Marcelo. Mais c’est le Mexique, l’autre mythique « Pays de l’or » (celui des Aztèques), qui priva le Brésil de la médaille suprême (2-1). Restait le rendez-vous ultime pour s’assurer de ce titre universel qui faisait défaut à la bijouterie nationale : Rio 2016 ! À la maison, tous les espoirs reposaient sur les frêles épaules de Neymar, unique héros d’un futebol passé au laminoir allemand au Mondial 2014 (1-7)… Et comme dans les contes et légendes qui finissent en épopée triomphale, la quête de l’or a été couronnée de succès. En battant l’Allemagne en finale (1-1, puis 5 tab à 4), le Brésil a exorcisé les démons de 2014. Superstitieux comme aucun autre peuple au monde, le Brésil s’est aussi assuré que sa victoire face à la Mannschaft atteste que le nouveau Maracanã n’est pas maudit comme l’était l’ancien de 1950. Dans la nouvelle enceinte carioca, la Seleção a gagné la Coupe des confédérations 2013 et le tournoi olympique.


L’année 2016 aura donc été celle des premières avec la victoire du Portugal à l’Euro et de son fils colonial, le Brésil, aux JO. Mais la quête de l’or n’est jamais finie ! Même si le tournoi olympique ne compte pas autant qu’un Euro ou qu’une Ligue des champions, la compétition individuelle pour le Ballon d’or (puisque c’est de ça qu’il s’agit) a jeté un concurrent sérieux entre les pattes de CR7 : Neymar da Silva Santos Junior. Le capitaine de la Seleção, acteur très attendu et pile au rendez-vous du grand tournoi et auteur d’un coup franc sublime et du tir au but victorieux, a brillé à un niveau « universel » . Voilà donc Neymar embringué à la poursuite de Cristiano dans sa ruée vers l’or. Il a encore quelques mois pour accéder au trésor avant l’Atlante de Madère…

Par Chérif Ghemmour
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