Neymar, dans les pas du Roi

Neymar da Silva Santos Junior fait trembler les filets et envahi la toile. Auteur de cinq buts contre Guarani, le prodige brésilien de Santos, qui fait le buzz depuis quelques mois, alimente déjà régulièrement la chronique chez les quintuples champions du monde.

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La semaine dernière, Neymar a balayé ses adversaires comme d'autres soufflent les bougies. A l'occasion du 98e anniversaire du club, le joueur de Santos, en état de grâce, s'est offert un quintuplé en Coupe du Brésil face à Guarani (victoire 8-1). L'attaquant de 18 ans est en train de voler la vedette à Robinho, revenu se faire une santé dans le club qui l'a révélé et qui révéla le roi Pelé. Neymar enchaîne les matchs de haute volée, au point de s'affirmer aujourd'hui comme un prétendant sérieux à la Seleçao, à cinquante jours de la Coupe du monde, abandonnant dans starting-blocks les stars déchues que sont Ronaldo et Adriano.

Zico et Romario militent pour que Neymar rejoigne la formation dirigée par Dunga, qui, fidèle à sa réputation, s'en tient pour l'instant à ses plans. Suivi depuis plusieurs saisons par Emilio Butragueño, l'ancien buteur du Real Madrid reconverti en observateur pour la Casa Blanca, Neymar est convoité par une flopée de clubs européens (Chelsea, Milan & Cie), qui devront débourser une trentaine de millions d'euros pour s'attacher les services d'une pépite que Santos conserve jalousement (son contrat court jusqu'en 2014).

Dans les valises de Dunga ?

Surnommé Menino de Ouro ( « Le gamin en or » , en référence à Maradona) ou encore le Messi brésilien, le frêle buteur (1,74 m pour 58 kg) ne fait pas seulement tourner la tête de ses rivaux et des clubs les plus prestigieux de la planète. Le 17 mars dernier, les Fennecs ont bien cru avoir trouvé en lui le Zidane qui leur échappa il y a quinze ans. Le journal algérien Le Buteur, reprenant un article de Wikipedia, s'est planté en beauté, victime d'un poisson d'avril avant l'heure ; avant de se faire reprendre de volée par le joueur lui-même, dans une interview au quotidien brésilien O Globo : «  J'en ai entendu parler. Quelle absurdité ! Il n'y a rien de vrai. Mon père est brésilien, il n'a aucune racine algérienne. Jouer pour l'Algérie ? Je n'y pense pas » .


Adepte de la paradinha

Auteur de 35 buts en 73 matches sous la tunique du Peixe, Neymar s'est pourtant fait rappeler à l'ordre dernièrement par son compatriote Kaka, gendre idéal et apôtre du fair-play, après avoir réalisé une paradinha, un geste anti-sportif très à la mode en ce moment au Brésil, à laquelle ce bon vieux filou de Fred n'a pas d'ailleurs manqué de succomber. La paradinha ( « petit arrêt » en portugais) consiste à stopper sa course d'élan lors d'un pénalty pour faire une feinte de frappe, avant de pousser le ballon du côté opposé à celui choisi par le gardien de but. Avec la complicité passive des arbitres, les tireurs de pénalty ridiculisent ainsi les portiers dans leur face à face, à l'instar de Neymar, dont la paradinha sur l'ancien international Rogério Ceni lors d'un match face à Sao Paulo en mars dernier, lui a valu, entre autres critiques, la réprimande du meneur de jeu du Real Madrid.





Mais qu'importe, car Neymar semble intouchable actuellement, comme l'illustre cette campagne de pub imaginée par son équipementier.





Alejandro Carbone

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Il a du talent pour sùr. Mais je doute qu'il ait la tête pour bien réussir en Europe, du moins dans l'immédiat.Il aime trop faire le con sur le terrain. Santos a une équipe de gosses, et Robinho comme mentor ça craint... Je prédit un flop à la robinho d'ailleurs.
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