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Neymar, c’est qui le daron ?

Auteur d’un bon début de saison, puis discuté car moins décisif, Neymar a mis le turbo en décembre. Avec six buts en une semaine, le Brésilien fait mieux que remplacer la machine Messi. Réunis, et à 100 %, ces deux-là peuvent faire mal, très mal.

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Un perfect. Avec sa réalisation ce mardi face au Cartagena CF (3-0, 88e), Neymar a marqué dans toutes les compétitions dans lesquelles le Barça est engagé. Il en est même le seul depuis le début de saison. Que ce soit en Supercoupe, en Liga, en Ligue des champions et, désormais, en Copa del Rey, Neymar Da Silva Santos Júnior n’a pas d’égal en Espagne. Ce record personnel vient ponctuer une semaine parfaite pour l’international brésilien. Auteur d’un triplé face au Celtic Glasgow – ses premiers buts en C1 –, puis du doublé de la victoire lors de la réception de Villarreal, il a mis fin à un débat pourtant infondé. Une partie de la presse espagnole commençait à s’impatienter après quatre sans marquer. Une hérésie tant, depuis son arrivée, Neymar est devenu un indéboulonnable du système Martino. Mieux, alors que son comparse Messi soigne ses muscles au pays, le Brésilien a pris le relais. Avec ses 11 buts et 10 passes décisives avec son nouveau club, il est indispensable. Un vrai daron de 21 ans, sans barbe ni cheveu blanc, déjà en vacances.

Diplomate superstar

Arrivé pour une soixantaine de millions d’euros de son Santos, Neymar n’a pas fait dans la demi-mesure. En superstar, il a trusté toutes les antennes pour sa présentation et tous les points de vente de maillot pour le merchandising. Médiatiquement et financièrement, le coup barcelonais était déjà une réussite. D’autant plus après une Coupe des confédérations qu’il a terminé avec le costard de meilleur joueur. Bref, après un été passé sous les projecteurs, Neymar devait assurer sur le terrain. Il l’a fait, et bien fait. Il a été le seul buteur d’un Barça remportant sur le fil la Supercoupe d’Espagne face à l'Altético Madrid. En Liga, c’est son association avec Messi qui allait être scrutée de près. Sur son aile, il a tenu ses promesses d'avant saison: « Ma relation avec Messi est merveilleuse. Je parle avec lui tous les jours et je peux vous assurer qu’il n’y aura aucun problème entre nous. Messi est le meilleur du monde et je suis là pour l’aider » . Bras droit plus que rival de l'Argentin, il ne lui a jamais volé la vedette. Ou alors pour mieux lui rendre.

Ces discours de façade ne cache pas une ambition à la hauteur de son supposé talent. En signant au FC Barcelone, Neymar veut gagner et briller. Mais sans brûler les étapes. Car sous ces coiffures extravagantes et un style à désirer, l’international auriverde est un fin diplomate. Conscient de l’importance de Messi dans le vestiaire, il l’a brossé dans le sens du poil. De quoi faire dire au capitaine Xavi que « c’est un garçon très humble, très jeune, qui montre beaucoup d’intelligence  » . Loin des facéties de quelques anciens pensionnaires brésiliens du Barça, Neymar est surveillé par un père jamais trop loin, et un Dani Alves toujours dans les parages. Sur le pré, même topo. Toujours à la recherche de la passe idoine, il n’abuse que peu de ses facilités techniques. Meilleur passeur barcelonais depuis le début de saison, il sait rester dans son rôle. Pour Xavi, « quand les équipes ferment le jeu contre nous, nous avons besoin de joueurs en attaque qui déséquilibrent et lui peut le faire. Il peut percuter dans la surface, il peut marquer et il est destiné à faire la différence au Barça » . Pas le pire des compliments.


Plus qu’une simple doublure

Début novembre, c’est la tuile pour le Barça : Messi, une nouvelle fois blessé, sera absent toute la fin de saison. Un cataclysme en Catalogne qui devra dire adieu à son abonnement au Ballon d'or. Pour Neymar, c’est le test. Sans son danseur étoile, Tata Martino va donner les clés offensives au Brésilien. Tactiquement, il va même le recentrer. Ses débuts axiaux sont mi-figue, mi-raisin. Sans véritable repère, Neymar se cherche le temps de quelques matchs. Suffisant pour une partie de la presse espagnole pour mettre en doute les capacités du bougre. Piqué au vif, ou juste mieux dans son rôle, il met tout le monde d’accord en une semaine. Positionné dans l’axe, il s’amuse de la défense du Celtic pour inscrire ses trois premiers buts européens. Pas rassasié, il récidive face à Villarreal dans une position d’ailier. D’abord sur un penalty qu’il décide de tirer, puis à la réception d’une offrande d’Alexis. Avec ses six buts en l’espace d’une semaine, il a clôt tout débat. Pour en relancer un nouveau : avec cette forme, comment va-t-il cohabiter avec Messi ? Premier élément de réponse : en daron.

Par Robin Delorme, à Madrid
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