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Neville, histoire d'un consultant fauché

Hier consultant vedette et reconnu sur Sky Sports, Gary Neville connaît des heures sombres du côté de Valence où il n'a toujours pas connu la victoire en championnat après deux mois en poste. Du difficile mouvement entre un canapé et un banc.

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C'était il y a sept jours. Du côté de Barcelone, c'est une soirée comme une autre. Le quartier de Les Corts voit ses rues dégueuler de familles drapées en bleu et grenat. Toutes se dirigent vers la même direction. Celle du Camp Nou où le Barça reçoit le FC Valence pour une demi-finale aller de Coupe du Roi. Le refrain est toujours le même : Messi, Neymar et Suárez qui rigolent, l'Argentin qui claque un triplé, son pote l'affamé uruguayen qui griffe quatre fois. Tout va trop vite, beaucoup trop vite. Derrière la ligne, debout et dévasté, Gary Neville a le visage vidé. Comme un homme sans réponse face à la catastrophe industrielle qui se joue sous ses yeux. L'Anglais, hier consultant réputé au-dessus de sa tablette tactile XXL à côté de son pote Jamie, a changé de costume il y a deux mois pour filer un coup de main à son pote-associé Peter Lim en Espagne et connaître, enfin, sa première expérience sur un banc. Bilan ? Aucun succès en championnat, une qualité de jeu discutée et discutable et une belle branlée : 7-0 contre le Barça en demi-finale aller de Coupe du Roi. Dans les yeux et en pleine gueule.

« Un abandon de la bataille »


La réaction a été immédiate. Face à la presse, Neville avoue avoir vécu « l'une des expériences les plus douloureuses de [sa] carrière dans le football » . « J'en ai eu en tant que joueur et maintenant en tant qu'entraîneur. On a fait tellement d'erreurs absurdes, que vous n'avez pas le droit de faire, peu importe le niveau. Et encore moins contre cette équipe. Je suis vraiment désolé pour les supporters. Ils ne méritent pas une performance comme celle-là. » Dimanche après-midi, Valence a confirmé sa forme actuelle avec une nouvelle défaite à Séville face au Betis (0-1) et pointe à une délirante quatorzième place, neuf mois après avoir décroché par le jeu une belle quatrième place en championnat. Twitter a vu naître des #NevilleVeteYa et la légende Santiago Cañizares a fauché en pleine course l'ancien latéral de Manchester United lui demandant des excuses en parlant « d'un abandon de la bataille » . Que le temps semble loin d'une première conférence de presse où Gary Neville expliquait vouloir « une pression permanente » de ses joueurs associée à « un pressing important pour récupérer le ballon aussi haut que possible » .


Car, plus que jamais depuis l'arrivée de Neville qui n'arrive même pas à s'exprimer devant ses joueurs avec un espagnol inexistant, Valence est tombé dans un grand n'importe quoi. La défense demandée par l'ancien international anglais est souvent désorganisée, à l'image de sa première sortie contre l'OL en Ligue des champions (0-2). Durant son expérience d'analyste sur le plateau de Sky Sports, Gary Neville aimait expliquer sa philosophie du foot idéal : une construction par l'arrière avec l'implication du gardien, un 4-3-3 costaud dans les phases de transition dans lequel il a placé un Dani Parejo méconnaissable et une volonté offensive tirée du travail de Klopp que Neville cite souvent en exemple. On en est aujourd'hui très loin, et la déroute de Barcelone l'a prouvé dans les plus grandes largeurs. Sa seule réussite vient de l'accent qu'il a mis sur la formation avec l'arrivée d'Angulo en tant qu'adjoint après son expérience chez les U19 de Valence et, donc, de la confiance accordée au jeune Français Wilfried Zahibo par exemple. Reste que les résultats ne suivent pas et que le choix de Neville pose aujourd'hui question.

Du passage du canapé au banc


Gary Neville avait pourtant une étiquette parfaite de connaisseur de ballon. Il comprenait le foot, le sentait avec Carragher lors de leurs soirées TV. Au point qu'un jour, critiqué par Neville, Alex Oxlade-Chamberlain avait expliqué comprendre comment améliorer son jeu grâce à ses « interventions brillantes. Il a une façon d'expliquer les choses qui prouvent que l'on peut lui faire confiance et apprendre de ses observations. » Reste que le passage du canapé au banc est une étape. Neville en est la preuve parfaite, car mater un match sur une tablette n'est pas diriger un groupe. « Quand vous êtes consultant, vous devez expliquer en 1'30 ce que vous faites en 15 minutes à votre équipe » , détaille l'actuel entraîneur de Lille, Frédéric Antonetti, un temps consultant pour J+1.

« Les boulots sont complètement différents, car, d'un côté, vous avez le regard d'un responsable de club, de l'autre, celui d'un responsable de télé. C'est très différent. Il y a un décalage entre parler de foot et gérer une équipe, un groupe, des hommes. » Neville est dans cette position. Celle de l'apprentissage du groupe avec lequel il n'arrive que très peu à communiquer. Sa nomination du côté de Valence avait été une surprise avec un CV sans expérience de coach principal. Pour le moment, Gary Neville continue d'expliquer qu'il est « le seul à pouvoir tirer du positif de quelque chose d'aussi négatif » . Sa tête est déjà demandée par Mestalla, en feu à l'heure de recevoir le Barça en demi-finale retour de coupe. Il en va de l'honneur de Neville et, probablement, aussi, de son avenir sur un banc de touche.

Par Maxime Brigand
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