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Kingdom of Neven

Treize matchs pour seulement neuf buts encaissés : depuis que Neven Subotić a pointé sa barbichette dans le Forez, la défense des Verts a quelque chose de transformé. Comme un échange de bons procédés entre Sainté et le Serbe, qui revit, enfin, après quatre saisons de galère sur les prés. Portrait d'un type pour qui le Chaudron prend déjà des airs de Westfalenstadion.

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Pour ceux qui en doutaient encore, Neven Subotić est un homme heureux. Heureux de voir son grand corps carburer, comme du temps où il défiait les yeux dans les yeux Arjen Robben en finale de C1. C'était en 2013. Cinq ans pour les autres, une éternité pour le Serbe, qui a alors enchaîné impuissamment les blessures. Mais ça, c'était avant de s'engager à Saint-Étienne en fin de mercato hivernal. Depuis ? Subotić n'a jamais connu la défaite. À tel point que Neven a eu envie de s'enflammer ses derniers jours, en s'essayant à une analogie qui n'appartient qu'à lui : « Je me sens bien ici parce que Jean-Louis Gasset me fait confiance... Dès le premier entretien, ça s'est super bien passé entre nous. Il me rappelle Jürgen Klopp, parce qu'il parle franchement avec moi. »

Veut-on vraiment mourir pour le Téfécé ?

« Il est en train de charmer tout le monde »


De fait, depuis que Subotić a débarqué dans le Forez, il ne peut pas s'empêcher de multiplier les comparaisons avec son premier amour, le Borussia Dortmund. Un discours forcément travaillé de la part d'un type réputé pour en avoir dans le ciboulot. Et qui n'a sûrement pas manqué de piger le storytelling ouvrier et populaire dont se nourrit sa nouvelle formation. « Le Borussia et Saint-Étienne sont deux clubs similaires. Notamment au niveau des supporters. Entre le mur jaune de Dortmund et le mur vert de Saint-Étienne, la seule différence, c'est la couleur... J'ai ressenti que le club était le cœur de la ville et que ses résultats dictaient l'humeur des Stéphanois. » Des mots savamment choisis, qui semblent aussi avoir une part réelle d'authenticité : depuis le début, le courant passe entre les Verts et le Serbe, tout simplement. « J'ai apprécié la communication des responsables du club, leur manière de s'adresser directement à moi. Loïc Perrin m'a téléphoné avant mon arrivée... De par son vécu, il sait comment le club et la Ligue 1 marchent. Peu de clubs peuvent compter sur un joueur qui l'incarne autant... C'est un capitaine cinq étoiles pour mon intégration. »



Perrin, avec qui Subotić a instinctivement formé une paire complémentaire. Simple question de profils : le mètre quatre-vingt-treize, la science du duel et les presque 90 kilos du Serbe étaient fait pour s'accorder avec la vista défensive et les qualités de relance du général de la défense stéphanoise. Une dynamique de couple qui ramène encore Subotić à ses années en jaune : « D'un, Perrin est un type exceptionnel. De deux, c'est un super joueur. C'est très naturel pour moi de jouer avec lui. C'est un peu la même sensation que j'avais quand je jouais avec Mats Hummels... Un ou deux mots et il me comprend de suite et, quand il me dit quelque chose, c'est pareil. » Un début de bromance entre les deux arrières centraux qui rend tout chose Jean-Louis Gasset : « Avec Loïc Perrin, ils sont en train de faire quelque chose de très, très fort. Et en tant qu’homme, il est aussi en train de charmer tout le monde. C’est un type extraordinaire. »

The American


Extraordinaire, un qualificatif adéquat pour décrire Neven Subotić. Le bonhomme a une trajectoire peu commune : cabossée par les blessures et rythmée par une vie d'exilé. Serbe de naissance, naturalisé américain après que sa famille est partie aux États-Unis, le défenseur revendique une identité plurielle. Et ne coche pas les cases du patriotisme exacerbé qu'on prête parfois au sport serbe. Le compteur du joueur reste bloqué à 36 capes avec sa sélection, pour laquelle il n'a plus joué depuis 2013. La faute à des pépins physiques, mais aussi à un manque apparent de motivation, à en croire Dick Advocaat, éphémère sélectionneur des Aigles blancs en 2014 : « Subotić m'a fait comprendre qu'il n'était pas intéressé pour jouer avec la sélection. La meilleure chose est de tenir les joueurs avec cette mentalité éloignés du groupe afin qu'ils ne contaminent pas les autres. » Subotić, lui, n'a en parallèle jamais caché son attachement pour les États-Unis, sa patrie d’accueil : s'il n'avait pas été écarté de la sélection U-20 des USA dans sa jeunesse, il évoluerait peut-être même avec la Team America aujourd'hui. « Quand j'étais jeune, ma famille pouvait venir en Amérique ou retourner en Bosnie... L'Amérique était comme une seconde chance de faire quelque chose de nous-mêmes...  Je suis un Américain jusqu'à la fin.   »

« Je ne peux pas juste passer mes étés sur la plage et regarder la mer »


Américain dans l'âme, Subotić n’en reste pas moins aussi un international serbe, qui ne verra probablement pas le Mondial 2018, malgré son retour au premier plan à Saint-Étienne. Qu'importe, Neven n'est pas venu dans le Forez pour se refaire une virginité en équipe nationale. Mais simplement pour retrouver du temps de jeu dans un club « qui n’est pas superficiel » , selon ses propres dires. Pari gagné sur toute la ligne pour un type qui ne veut pas se laisser enfermer dans la bulle cotonneuse du football professionnel et passe même une bonne partie de ses étés en Éthiopie, où sa fondation caritative installe des sources d'eau potable. « Je ne peux pas juste passer mes étés sur la plage et regarder la mer... Pour moi, le football et ma fondation vont de pair » , confiait Subotić en juin 2017, alors qu'il venait de facturer une nouvelle saison quasi blanche avec le Borussia Dortmund. «  Ces deux choses donnent à ma vie un sens en plus. Idéalement, je voudrais avoir les deux. » Il ne lui aura finalement fallu que partir à Saint-Étienne pour exaucer son vœu.




Par Adrien Candau Tous propos issus du Temps, de L'Équipe , Kicker, Deutsche Welle et ligue1.com
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