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Neupocoussek Mendy : « J’ai découvert le foot il y a trois ans »

Jusqu’à l’âge de 20 ans, Neupocoussek Mendy ne jouait pas au foot en club. Mais l’ancien steward devenu attaquant de l’Étoile FC Fréjus Saint-Raphaël (CFA) va disputer un quart de finale de Coupe de France face à l’En Avant Guingamp (18h30, à Cannes). Le Petit Poucet du Petit Poucet.

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Au tour précédent, tu as marqué le premier but de ton équipe face à l’AJ Auxerre (2-0). Tu l’as vécu comment ce huitième de finale ?
On l’a préparé de manière normale, comme si c’était un match de championnat. On ne s’est pas mis de pression particulière et ça nous a aidé. Moi, le jour du match, je ne me suis pas posé de questions. C’est l’AJ Auxerre mais je suis juste dit : « Éclate-toi ! » J’ai la chance de marquer rapidement, ça nous a délivrés. C’est un match qui restera gravé dans mes souvenirs.



Ce n’est pas le premier exploit de l’Étoile puisque lors de votre entrée en lice, au septième tour, vous avez déjà tapé un club de Ligue 2 : Bourg-en-Bresse (3-1)...
Pareil, on avait pris ce match sans pression. Après la victoire, il n’y a pas eu une euphorie de malade. On passait les tours, le coach nous disait la même chose : « La priorité, c’est le championnat » , mais il nous disait aussi : « C’est peut-être la dernière fois que vous jouez un 32e, un 16e... Donc prenez du plaisir. » Après, la Coupe... Ça nous a un peu grillé des cartes en championnat, parce qu’on a joué plus de matchs que les autres équipes. (L’Étoile est actuellement troisième du groupe D de CFA, ndlr.)

Qu’est-ce qui fait votre force jusqu’à maintenant ?
C’est l’expérience de certains joueurs et la fougue des jeunes. On a un groupe homogène au niveau de la mentalité mais il y a différents niveaux d’âge et d’expérience. Certains ont pu évoluer en Ligue 1 ou en Ligue 2 et d’autres comme moi, découvrent le monde du CFA cette année. Nous, les jeunes, on va dire qu’on apporte un peu notre folie et les anciens de la sagesse. Moi, j’ai réellement découvert le foot il y a trois ans en intégrant l’Étoile Fréjus, après avoir été repéré à l'AS Mazargues, à Marseille.

C’était a priori inimaginable de te voir disputer un quart de finale de Coupe de France, puisque tu as pris ta première licence en club à l’âge de 20 ans. Alors, c’était quoi pour toi le foot, avant ?
J’ai toujours pratiqué le foot, vu que je viens de Marseille – des quartiers sud de la ville, dans le sixième arrondissement. Ça a toujours été une activité pour prendre du plaisir, voir ses potes et rigoler. Le foot, je le suivais par le biais de l’OM, mais, c’est un peu bizarre, un quart de finale de Ligue des champions peut ne pas m’intéresser. Je ne regarde pas tous les matchs de foot, après j’aime bien suivre les nouvelles. Étant petit, j’ai joué dans un club de mon quartier, mais ça n’a pas duré longtemps, parce que j’ai eu une situation familiale assez compliquée. J’ai été éloigné de mes parents assez tôt. Du coup, j’étais dans une structure où le foot n’était pas la priorité... Avant de venir à Fréjus, j’ai été remis en selle par un ami. Au début, j’étais réticent à l’idée de me lancer dans le foot. Et puis, je me suis dit : « Bon, tu as ton BTS, tu as fini ton parcours scolaire, pourquoi pas tenter le foot sur une année sabbatique... » .

Et les potes avec qui tu jouais, ils devaient te pousser, non ?
Depuis l’âge de douze-treize ans, même mes professeurs d’EPS me disaient de pratiquer une activité parce que j’avais des qualités.
« Jouer en club, ce n’est pas quelque chose qui m’intéressait parce que j’avais des potes qui jouaient en club, et j’entendais souvent des trucs négatifs : la mentalité des parents, des entraîneurs, du pistonnage... »
Je n’en prenais pas trop conscience, sinon, oui, mes potes m’ont souvent rabâché d’aller ailleurs que sur les terrains du quartier. Jouer en club, ce n’est pas quelque chose qui m’intéressait parce que j’avais des potes qui jouaient en club, et j’entendais souvent des trucs négatifs : la mentalité des parents, des entraîneurs, du pistonnage, des comportements des joueurs... Ça ne m’attirait pas. Moi, ce que j'aimais, c'était rigoler avec mes potes.

Le fait que tu n’aies pas eu une formation classique, ça a fait de toi un footballeur différent. Tu le ressens pendant les matchs, les entraînements ?
Au tout début, j’étais très différent. J’avais un style de jeu pas du tout rodé, quelques difficultés au niveau tactique, mais je m’en sortais par mes qualités physiques et techniques. J’ai dû m’adapter pour rentrer dans les rangs mais je garde ce brin de folie sans lequel je deviendrais un joueur banal. L’année dernière, je travaillais beaucoup à côté. Le foot, c’était à temps partiel.


Tu travaillais dans quel secteur ?
Après mon BTS tourisme, j’ai travaillé dans l’hôtellerie, en tant que steward pour la compagnie Twin Jet à l'aéroport Marseille-Provence. Quand je suis arrivé à Fréjus, j’ai travaillé dans des magasins en tant que livreur, je faisais aussi de la mise en rayon. Cette année, j’ai eu la chance de signer un contrat fédéral et de me concentrer sur le foot.

Tu ressens la différence ?
Énormément. Je mets toute mon énergie dans les entraînements, les matchs. Ça a changé mon style de vie. On fait plus attention à certaines choses, sur l’hygiène de vie et même la pratique en elle-même : on s’entraîne deux fois plus, on récupère mieux...

Même si le match a été délocalisé à Cannes, comment la ville de Fréjus se prépare à affronter l’En Avant Guingamp ?
Fréjus est une ville assez paisible. Si les gens viennent m’aborder ? Non, pas du tout, mais comme je suis quelqu’un de discret, ça me va. Après, pour la direction du club, c’est un peu la folie, parce que ça fait un mois qu’ils s’activent à faire le maximum. Jouer à Cannes, c’est dommage pour nos supporters, pour les gens qui ont travaillé et qui n’auront pas la chance d’assister au match. (Le coup d’envoi est à 18h, ndlr.) Mais bon, c’est pas si loin. Ça sera quand même une belle fête.

Propos recueillis par Florian Lefèvre
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