Nenê dépanne Paris

En panne d’inspiration, les Parisiens ont fait appel à Nenê pour se sortir du traquenard dijonnais (2-0). Fort d’une cinquième victoire en cinq matches, le PSG s'affirme comme le grand favori pour l'Hexagoal. De leur côté, les Rennais sont allés s’imposer à Auxerre (1-0) et s’offre une place provisoire sur le podium de Ligue 1.

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PSG 2 - 0 Dijon

Une équipe parfois fébrile, parfois en manque d’inspiration ou encore d’idées, mais qui retombe toujours sur ses pattes. C’est peut-être ça le nouveau Paris Saint-Germain. En galère inattendue face à un bon bloc dijonnais, les Parisiens ont pioché au hasard, façon Motus, parmi leurs nombreuses individualités, et ont tiré la boule « Nenê » . Souvent critiqué et pointé du doigt comme le principal responsable des problèmes de vestiaires du club de la capitale, le Brésilien a répondu comme il sait le faire, à l’ego. Buteur juste avant la pause, sur un bon service de Ménez, le Brésilien a doublé la mise en toute fin de match pour s’offrir son premier doublé de la saison. 2-0, un score qui ne reflète pas la réalité d’un match qui s’est avéré extrêmement compliqué pour des Parisiens bousculés par des Dijonnais vaillants mais peu réalistes, à l’image de Mandanne qui tergiverse trop face à Tiéné à l’heure de jeu. Mais comme le comprendront certainement de nombreux déçus de ce matin, la vérité du sport de haut-niveau est celle du score. Et à ce petit jeu-là, les Parisiens commencent à être très, très costauds. Forts d’une cinquième victoire en cinq matches, les hommes d’Antoine Kombouaré reprennent la tête de la Ligue 1.


Auxerre 0 - 1 Rennes

Comme chaque année, Rennes fait son petit bonhomme de chemin en début de saison. Solides à domicile, les Bretons voyagent très bien, et ce sont les Auxerrois qui l’ont appris aujourd’hui à leurs dépens. Déchaînés sur le front de l’attaque, Oliech et Sanogo auront pourtant tout tenté pour faire plier la muraille rennaise. En vain. La leçon de réalisme, les hommes de Laurent Fournier l’ont vue venir de loin. Quand les occasions manquées commencent à s’accumuler, ça ne sent jamais bon. L’OM vous le dira. Dans ce genre de situation, la sentence est tardive. Ce fut le cas. 75ème minute, Féret profite d’un caviar de Boukari pour s’en aller tromper Sorin. Et offrir une place sur le podium provisoire à ses coéquipiers.


Caen 1 - 3 Montpellier

L’occasion de rejoindre le Paris Saint-Germain de tête de la Ligue 1 était trop belle. Surmotivés par l’enjeu, les Montpelliérains, costauds mentalement et sur le terrain, ont produit une belle prestation sur la pelouse de Caen pour combler leurs trois points de retard sur les hommes de la capitale. Si tout n’a pas été facile sur la pelouse de Normands invaincus depuis cinq matches, les joueurs de René Girard, grâce à une bonne maîtrise technique, ont su profiter de leurs temps forts. Après l’ouverture du score précoce de Yanga-Mbiwa suite à un coup-franc de Belhanda, John Utaka profite d’une nouvelle offrande du numéro 10 héraultais pour doubler la mise six minutes plus tard. Le break est fait, les joueurs de Franck Dumas sonnés, et le deuxième carton jaune reçu par Marveaux ne changera rien. Les buts de Belhanda et de Nivet, en toute fin de match, viennent prouver qu’on ne s’ennuie pas devant un match de Ligue 1, et la joie, réelle mais contenue, des ouailles de Louis Nicollin prouve que le maintien pourrait devenir l’objectif secondaire d’une équipe talentueuse qui recevra Nancy le week-end prochain pour confirmer son statut d’outsider.

Saint-Étienne 1 - 0 Valenciennes

Il est là le déclic des Verts ! Restés sur une série de cinq matches sans la moindre victoire, les joueurs de Christophe Galtier recevaient Valenciennes la bave au coin des lèvres. Bien décidés à mettre à profit leur bon début de saison et rallier à nouveau le bon wagon, les coéquipiers de Stéphane Ruffier ont pu constater que l’ambition et la motivation ne suffisaient pas toujours. Bousculés par une équipe valenciennoise toujours aussi malheureuse à l’extérieur, les Verts s’en sont remis au crâne de ce briscard de Laurent Battles pour arracher les trois points. Toujours aussi farfelu, l’arbitre Monsieur Varela a encore fait un peu de zèle. C’est la fin du mois, il faut aligner un peu plus pour avoir les bonus. Ça va, on connaît la chanson.

Sochaux 1 - 1 Evian TG

Evian, le remède miracle. Une équipe qui a failli remettre sur pied un OM malade, flatté l’ego d’un PSG qui a réussi à revenir au score, ou encore permis à Lens de se qualifier pour les huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue. Visiblement, Sochaux n’aime pas les médicaments. Plus mauvaise défense de Ligue 1, les Doubistes jouent aux montagnes russes depuis le début de la saison. Capables de cartonner Toulouse 3-0 et d’en prendre trois à Valenciennes la semaine suivante, les joueurs de Bazdarevic ont montré leur mauvais visage ce soir. Pas celui d’une équipe qui joue mal, puisque Sochaux, c’est un fait, joue plutôt pas mal. Celui de l’équipe en manque de confiance, pas capable de garder un score. Alors qu’à la 51e minute Butin, à l’affut, pensait rafler la mise, Angoula, à la 92e minute, dégaine l’égalisation qui fait mal. Gare à ne pas prendre le but qui met le coach au chômage la semaine prochaine…

Nancy 1 - 0 OGC Nice

Un miracle comme on en voit rarement à Lourdes. Oui, l’AS Nancy-Lorraine vient de remporter un match de Ligue 1. Mieux encore, les joueurs de Jean Fernandez ont bien joué et n’ont pas marqué sur coup de pied arrêté. Bref, une belle consécration et surtout un énorme soulagement pour des joueurs qui ont sacrément souffert depuis le début de la saison. En cette atroce période de disette, le sauveur s’appelle Daniel Niculae. Buteur de la tête, le Roumain offre un beau cadeau aux siens puisque non seulement, l’ASNL n’est plus lanterne rouge de Ligue 1, les Nancéiens ne sont qu’à un point du premier non-relégable. Un peu de baume au cœur avant l’hiver, ça fait toujours du bien.

Marseille 2– 0 AC Ajaccio

Prêts à faire descendre le grand Didier Deschamps de son piédestal, les supporters de l’OM, discrets jusque-là, ont répondu présent pour la réception cruciale du promu corse. Réactif, DD a compris qu’il devait faire changer les choses. Sa réponse ? Un 442 novateur, sans sentinelle, ni ralentisseur de jeu. Une formation PES au sein de laquelle la quasi-totalité des joueurs offensifs de l’OM pouvaient s’exprimer. Alignés en pointe, Rémy et André Ayew ont été soutenus tout au long de la partie par Jordan Ayew à gauche, Mathieu Valbuena à droite et Cheyrou et Amalfitano au milieu, pour une rencontre au cours de laquelle l’OM s’est procuré d’innombrables occasions. Auteurs de seulement dix buts en 152 tirs avant cette partie, les Phocéens ont une nouvelle fois péché dans le réalisme. D’abord refroidi par Ochoa, impérial sur un pénalty d’André Ayew, les coéquipiers de Rod Fanni ont manqué de trop nombreuses opportunités. Soulagés par le but d’André Ayew, bien lancé par son frère, et qui aura le bon goût de s’excuser auprès du Vélodrome pour son échec précédent, les Marseillais auront tiré au but 32 fois, en ne trouvant la cible qu’à deux reprises. Au final, si le Ghanéen signe un doublé à la 50e minute, l’OM, qui a concédé une barre en début de match, peut aussi remercier Steve Mandanda, peu sollicité mais décisif face à Ilan. L’OM s’impose 2-0 en produisant sa prestation offensive la plus aboutie de l’année. Reste à voir ce que ça vaut face aux cadors de l’Hexagone.

Bordeaux 1 - 1 Stade Brestois

Aucune victoire en sept matches d’un côté, aucun succès cette saison de l’autre. Ce match pouvait-il trouver une autre issue qu’un match nul ? Visiblement pas. Loin d’être fermée, la rencontre a été l’occasion de comprendre les raisons des récents échecs bordelais et bretons. En difficulté dans la finition, les deux équipes attendent la deuxième période pour retrouver un semblant d’efficacité. Gouffran, à bout portant à la 52ème minute, croit d’abord offrir la victoire aux siens. Mais Chaban-Delmas commence à connaître ce genre de scénario. Ce sont donc des milliers de supporters avertis qui assistent à l’égalisation de Nolan Roux, dix minutes plus tard. Malgré une belle fin de rencontre, les joueurs d’Alex Dupont concèdent un neuvième match nul cette saison. En onze journées, ça devient très costaud. Côté bordelais, on finira le week-end relégable. Mais à vrai dire, on n’est plus à ça près.

Lorient 0 – 0 Toulouse

C’est ce qu’on appelle prendre un bon point. Réduits à dix après l’exclusion du latéral droit Ninkov quelques minutes après l’heure de jeu, les Toulousains peuvent remercier leur portier Ali Ahamada. Véritable révélation de ce début de saison, le gardien de vingt ans a permis aux hommes d’Alain Casanova dans rentrer chez eux avec un précieux point. Souvent sollicité, toujours gagnant, celui qui a fêté ses vingt printemps le 19 août dernier confirme qu’il est bien le gardien numéro un au Téfécé. Pénalisés offensivement par les absences d’Aliadière et Rivière, les deux équipes n’ont pu se départager sur le synthétique du Moustoir. Umut Bulut en pointe après Santander, y'a pas à dire, c’est costaud.

Par Swann Borsellino
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