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Nasri, il était une nuit à Kiev

C'était il y a presque trente mois. Un soir où la France jouait sa tête à la Coupe du monde lors d'un match en Ukraine, à Kiev. On connaît la suite : une gifle à l'aller avant un exploit au retour qui fera des victimes collatérales. Surtout Samir Nasri. Car depuis, il a pris sa retraite internationale à 27 ans, a enchaîné les blessures et ne sera même pas du voyage européen de son équipe ce soir. Comme un souvenir qui passe.

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C'est un soir de déroute nationale. Un soir que personne n'a oublié et que personne n'oubliera probablement jamais. C'était un 15 novembre, il faisait froid, et Kiev souriait encore avant de basculer dans une crise géopolitique sans réelle fin. L'Ukraine recevait la France pour la première manche d'un ticket pour deux avec en ligne de mire une Coupe du monde au Brésil. Le genre de moments que tout le monde veut vivre, dans lequel chacun veut briller et où les mots sont forts. Dans la bouche de Didier Deschamps, on parle de « rêve » et parfois même du sentiment « d'unité nationale » . Personne ne le sait encore, mais cette rencontre, ce match aller, va marquer la bascule du mandat de Deschamps à la tête de l'équipe de France. Le sélectionneur est comme ça et il a toujours fonctionné comme ça. La Dèche marche à l'exploit, à la notion de groupe et à l'affect. Quitte à faire des victimes.

Si mon père était sélectionneur


Car ce soir-là, sur la pelouse du stade Olympique de Kiev, la France va s'écrouler dans les grandes largeurs, laissant Roman Zozulya jouer au boxeur contre le poteau de corner et Yarmolenko embrasser le tatouage dessiné sur son bras gauche. Une défaite indiscutée et indiscutable (0-2). « Je n'ai rien écouté, je n'ai rien lu. On était en vase clos » , racontera plus tard Deschamps. Pendant ces heures qui le sépare d'un match retour où la France construira son groupe pour le Mondial sur un exploit majeur, Didier Deschamps va se remettre en questions. En changeant son système de jeu, en affirmant son autorité et en choisissant ses hommes. Au cœur de la lessive, un homme : il s'appelle Samir Nasri, aujourd'hui loin des Bleus avec toujours une place près du cœur.

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La nouvelle est tombée en octobre dernier. Sous un chapeau et posé sur un plateau. Samir Nasri était alors l'invité de J+1, devenue depuis quelques mois un confessionnal. Au détour d'une question, le dernier râteau : « Même si mon père était sélectionneur, je n'y retournerais pas. (…) La vraie rupture, c'est 2012. Je voulais arrêter, mais mon père m'a dit que je devais jouer la Coupe du monde. J'ai essayé d'être bon. J'ai fait une grande saison avec mon club avant la Coupe du monde 2014, j'avais de très bonnes stats. Mais ça n'a pas suffi. Sans manque de respect à qui que ce soit, quand j'ai vu la liste et certains qui y figuraient... » Lui parle de la fin d'un rêve. Celui d'un idéal. Un maillot bleu porté comme une fierté au point de refuser la critique en couvrant d'insultes un journaliste en 2012. Tout le personnage Samir Nasri est résumé dans cette rupture. Celui d'un génie, prodige et adulé, que tout le monde veut voir avec soi, chez les Bleus, mais qui ressemble à un éternel incompris. Car lors de cette saison 2013-14, Samir était redevenu Nasri. Ce gamin, héros à 17 ans du côté de Marseille, qui porte un effectif par sa grâce, son crochet et son sourire. Manchester City venait d'être champion d'Angleterre, Nasri de disputer près de 90% des matchs de la saison. Trop beau, trop insolent. Une tête à claques ?

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La course aux souvenirs


Et pourtant, tout a été fait pour le faire revenir sur sa décision. De Roger Giovanini, son éducateur d'enfance, à ses différents entraîneurs. Nasri a donc fait de Kiev le point final de son chapitre bleu, revenant de temps en temps dans la presse pour régler ses comptes avec Didier Deschamps. Un entraîneur qui a, selon lui, refusé de lui parler à plusieurs reprises alors qu'il enchaînait les bonnes performances sous le maillot de City. Depuis, le sourire a disparu sous le chapeau du désormais ex-international. Miné par les blessures à répétition, écarté il y a quelques semaines de la liste des 25 joueurs autorisés pour la Ligue des champions au profit du gamin Iheanacho, Nasri court désormais après son souvenir. Celui d'un gosse qui soulevait le Vélodrome avec ses mèches blondes, qui portait un effectif de stars en déclin, qui brillait sous la coupe de son « père » Wenger, et qui claquait des partitions brillantes à ses débuts mancuniens. C'est simple, depuis le début de saison, son nom n'a été couché qu'une fois sur le tableau noir.



Pourtant, le 10 juillet 2014, Nasri rempilait avec City pour quatre années supplémentaires. Tout avait été mis en place pour revenir au premier plan : un stage à Merano et quelques bouts de matchs. Jusqu'à se péter donc, de nouveau, en deux temps. La dernière fois qu'on a eu des nouvelles de lui, un post Instagram laissait apparaître une coupe peroxydée, un cuir collé aux jambes et des béquilles avec quelques mots : « Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. » Nasri est revenu il y a quelques jous à l'entraînement, le tout en affirmant sur le site officiel de Manchester City qu'il pourrait « terminer sa carrière au club » . Car, là aussi, le temps a changé. On ne se bat plus pour son talent, on ne s'arrache plus pour ses belles dents et on ne parie plus sur un physique qui inquiète à seulement 28 ans. Avec toujours cette impression qui reste et trotte dans la tête : putain Samir, tu méritais mieux que ça.


Par Maxime Brigand
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