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Nasri, canon d'Arsenal

Pas encore dans le rythme d'un champion, Arsenal se déplace sur une pelouse où il n'a plus perdu depuis trois ans avec l'espoir de tordre Everton. Pour ce faire, un homme : Samir Nasri et son permis de scorer.

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L'an dernier, la colonie de vacances d'Arsène Wenger était venue coller un set de tennis dans les dents d'Everton (6-1) sur leur propre pelouse. Comme ça, sans prévenir. Le genre de match qui laisse des traces et surtout un énorme sentiment de revanche chez les pensionnaires de Goodison Park. Seulement voilà, les Gunners ne sont pas du genre à faire des cadeaux à la concurrence. C'est bien simple, dans le Royaume, personne ne fait mieux que les Londoniens en déplacement (3 victoires, 2 nuls et 1 défaite). Une mauvaise nouvelle pour les Blues qui peinent à s'incruster dans le Top 6 anglais malgré des joueurs hors norme (Fellaini, Arteta, Cahill, Pienaar entre autres). Une question de mental en papier mâché sans doute.

Pourtant, comme à son habitude, Arsenal peut se narguer d'avoir une infirmerie de compétition. Vermaelen, Diaby, Van Persie, Nasri, Almunia, Denilson, Bendtner, Fabregas ou encore Walcott ont déjà squatté la case “blessés”. Certains avec plus d'inquiétudes que d'autres. On pense notamment au cas Vermaelen, sur la touche depuis septembre à cause d'un tendon d'Achille qui siffle.

Pour autant, l'équipe de tonton Arsène tient la route. Toujours aussi joueuse, toujours aussi rapide, elle a gagné en combativité et en agressivité avec l'arrivée de Marouane Chamakh (devenu cette semaine le buteur le plus rapide de l'histoire du club avec son but inscrit à la 36ème seconde contre les Wolves). La réussite de l'ancien Bordelais a transformé l'attaque des Gunners. L'homme de verre Robin van Persie va sans doute en faire les frais à long terme et aller écumer d'autres infirmeries. Cela étant dit, le vrai X-Factor de ce début de saison s'appelle Samir Nasri.

Nasri 2.0

Ou comment une non convocation peut vous changer une vie. Absent du désastre de Knysna, l'ancien Marseillais aura mis ego de côté durant l'été pour se refaire une santé. Adieu Nasri le “petit con” de l'Euro 2008. Samir a muri. C'est un homme dorénavant. Il le dit dans L'Equipe d'hier d'ailleurs : « Ce n'est pas parce que je suis plus jeune que je dois fermer ma gueule et dire amen à tout » . Une forme de maturité psychologique qui se voit également sur le pré.


Plus compact, plus explosif, le milieu de terrain s'amuse à faire plier toutes les défenses du pays sur chaque crochet. Depuis son arrivée dans la capitale anglaise, Samir a pris du muscle, du coffre. Il encaisse mieux les coups de la Premier League. Il est capable de répéter les efforts, d'aller au contact contre les Irlandais des taules obscures du bas du classement tout en gardant sa lucidité. Surtout, il plante des buts (4 buts en 8 matches). Repositionné comme faux milieu relayeur, le numéro 8 forme avec le champion du monde Fabregas un duo de rêve. Passeur, buteur, accrocheur, premier relanceur, la palette du boyfriend de Tatiana Golovin s'étoffe mois après mois. Oui, aujourd'hui, Samir est un “clutch player”. Le genre de type capable de vous gagner un match tout seul.

Pendant que ses potes de la génération 87 galèrent au possible (Rim-K, Ben Arfa et Menez, quoi qu'en renaissance), Samir se construit tout seul. A Londres, l'Emirates est tombé amoureux de lui. Arsène le sait et balance à qui veut l'entendre qu'il a toujours été sûr de son homme. Sur la pelouse de Goodison Park, le milieu de terrain made in Marseille sera l'un des armes de destruction massive alignées par Wenger. Il faut dire que la défense d'Everton n'est pas réputée pour résister aux balles. Le talent de Sylvain Distin n'y changera rien. Le stand de tir à ciel à ouvert ouvrira ses portes à 15 heures. David Moyes est prévenu. Les Gunners tirent à vue...

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