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Napoli-Roma, on dirait le Sud

Ce soir, le Napoli reçoit la Roma au San Paolo. Walter Mazzarri a exigé six points à ses joueurs avant la trêve. Luis Enrique, indirectement, a demandé la même chose aux siens. Bon, jusqu’à preuve de l’inverse, l’un des deux va être contrarié dans ses desseins.

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Retour sur terre. Après avoir passé les derniers jours avec la tête dans les étoiles, le Napoli se replonge dans le championnat d’Italie. Vendredi, les napolitains avaient les yeux rivés sur le tirage au sort de Nyon. Les urnes ont rendu leur verdict : ils affronteront Chelsea lors des huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Des bleus contre d’autres bleus. La quête vers les étoiles continuera donc en février. Mais avant cela, le Napoli va surtout devoir se reconcentrer sur le championnat d’Italie. Car à force de tout donner sur la scène européenne, l’équipe de Walter Mazzarri a eu tendance à laisser filer des points sur les pelouses italiennes. Derniers points perdus en date, sur la pelouse de Novara, la semaine dernière (1-1). Pourtant, les statistiques semblent dire que Naples n’a pas autant souffert de la Ligue des Champions que ça. De fait, la formation napolitaine n’a jamais perdu après avoir disputé un match en C1. Deux victoires et quatre nuls. Et pourtant, les dix points qui la séparent aujourd’hui du leader provisoire, le Milan AC, sont la preuve vivante que Naples n’a pas tout donné. Non. Car si Naples est capable de sortir d’une poule dans laquelle figurent Manchester City et le Bayern Munich, c’est qu’elle est capable de grandes choses. Et ces grandes choses, ce n’est pas un nul sur la pelouse de Cagliari ou une défaite à domicile contre Parme. La réception de la Roma, grand rival du Sud depuis les années 80 (le célèbre Derby del Sole), est donc l’occasion idéale pour se remettre dans le bain et entamer une bonne fois pour toute la rimonta.

Un mois d’abstinence

La Roma, tiens. Tant de choses à dire. L’équipe giallorossa campe actuellement la dixième place du classement. Cinq victoires, trois nuls, six défaites. Plus de buts encaissés (18) que de buts marqués (16). Pas vraiment le début de saison dont les tifosi auraient rêvé, surtout après que le nouveau président, Thomas DiBenedetto, a promis monts et merveilles. Avec Luis Enrique comme nouvel entraîneur, la Roma aurait dû flamber, et lutter pour le haut de tableau. Mais l’adaptation au football italien est loin d’être commode. Luis Enrique apprend, petit à petit, mais espère surtout que les dirigeants de la Roma vont lui laisser le temps de s’instruire. Il y a deux semaines, après la rouste subie sur la pelouse de la Fiorentina (3-0), il a bien failli dégager. La rencontre contre la Juventus aurait pu être la dernière. Mais la Roma a sorti l’un de ses matches les plus aboutis de sa saison, et a réussi à tenir en échec le premier de la classe (1-1). Coïncidence ou non, Francesco Totti signait pour l’occasion son retour, après plus de deux mois d’absence. Malheureusement, le Capitano a raté un pénalty face à Gigi Buffon. Et certains tifosi ont eu du mal à lui pardonner. En début de semaine, certains ont critiqué leur idole, ce qui a entraîné Totti à dire qu’il pourrait bien quitter Rome si les tifosi jugeaient que c’était lui le problème. Stupeur.

Luis Enrique, lui, préfère dédramatiser et titulariser celui qui, malgré ses 35 ans, semble toujours être le seul en mesure de galvaniser ses coéquipiers. « Je lui ai parlé dans la semaine. Je l’ai revu à un très haut niveau. Il est heureux, et je ne crois pas qu’il soit déconcentré par ce qui s’est passé cette semaine. Totti est très important pour nous » assure-t-il. A Naples, le coach espagnol va donc s’appuyer sur le numéro 10, pour essayer de décrocher un succès qui lui manque depuis un mois. Un mois d’abstinence. Long, trop long, pour le technicien, même si le nul obtenu contre la Juve lui a redonné le moral. Comme si les déroutes face à la Fiorentina et à l’Udinese n’étaient qu’un lointain souvenir. « Nous arrivons à Naples pour faire, comme toujours, notre proposition de jeu. La Roma a la possibilité de faire un résultat important dans un stade difficile comme le San Paolo. Néanmoins, pour avoir la possibilité de gagner ce match, il faudra mettre en place la bonne intensité et commettre le plus petit nombre d’erreurs  » affirme-t-il. Effectivement, Edinson Cavani n’est pas du genre à refuser des offrandes ou à laisser passer la moindre hésitation. Ce n’est pas la Roma qui dira le contraire.

A la conquête du quatuor

Oui. Car la dernière fois que les Romains ont croisé la route des Napolitains, le buteur uruguayen ne leur a pas fait de cadeaux. Un doublé, et une victoire 2-0. Facile. Mais ça, Walter Mazzarri, chef de l’armée bleue, ne veut plus y penser. Vivre dans le passé est la meilleure façon de se foirer dans le présent. « Je ne pense pas à l’année dernière, des comparaisons, je ne veux pas en faire. Moi, je suis focalisé sur ce que nous vivons en ce moment. Or, lors de cette dernière période, nous avons obtenu notre qualification pour les huitièmes de finale de la C1 et nous avons pris des points importants en championnat. Demain, ce n’est pas une finale, mais un match important, comme le sont aussi les autres  » martèle le coach. Effectivement, la rencontre de ce soir n’a rien d’une finale. Mais de là à dire qu’il s’agit d’un match comme les autres, non. D’abord, la rivalité historique entre les deux équipes ne permet pas de négliger un tel rendez-vous. Ensuite, battre la Roma, ce serait un premier pas vers la reconquête du haut de tableau.

Naples est actuellement cinquième, mais le quatuor d’avance a déjà pris beaucoup d’avance. La Lazio est à sept points, l’Udinese et la Juve à neuf, le Milan (qui a gagné hier soir) à dix. La Lazio et l’Udinese s’affrontant ce soir, il est impératif pour le Napoli de gagner pour reprendre du terrain sur l’une ou l’autre, voire les deux. De surcroit, à partir de cette saison, seules les trois premières places permettent de se qualifier pour la C1. On doute que le Napoli et leurs tifosi, après ce qu’ils sont en train de vivre cette année, aient très envie de redescendre en Europa League. Le premier obstacle vers la remontée, c’est donc la Roma, une formation que Mazzarri n’a nullement l’intention de sous-estimer. « La Roma est une très bonne équipe, elle a misé sur des jeunes de talent. J’ai de l’estime pour Luis Enrique, il essaie de créer du jeu et il le fait bien. Ils vont venir ici pour faire leur match, et nous, nous allons en faire de même. Ce qui m’importe, à présent, c’est de faire le plus de points possible » déclare-t-il. Des points, Lavezzi et ses potes en ont donc six à prendre avant de passer de joyeuses fêtes. Et d’être, peut-être, gâté par le Père-Noël Aurelio.

Eric Maggiori
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Ca s'annonce comme un gros match ! Même si le Lazio-Udinese sera plus important en termes de classement !
La crise n'a pas d'impact dans les tribunes ! Enquête sur http://footspaghettis.wordpress.com/201 … /#more-135
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