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Napoli, deux finales, puis la révolution

Naples n'a plus le choix : à 180 minutes du terme de la Serie A, il lui faut prendre six points pour accrocher la troisième place qualificative pour la C1. Facile : il faut battre la Juventus au Juventus Stadium, puis la Lazio. Bah quoi ?

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Il leur reste deux matchs. Deux matchs avant de partir se dorer la pilule en vacances ou, pour d'autres comme Higuaín, Rafael ou Andújar, de s'envoler en direction du Chili et de la Copa América. Deux matchs aux allures de finale pour un club à qui pas grand-chose n'a souri cette saison. Actuellement quatrième à trois points de la Lazio (3e) et cinq de la Fiorentina (5e), le Napoli de Rafael Benítez s'apprête à refermer un exercice 2014/2015 particulièrement décevant. Et ce, pour plusieurs raisons. Premièrement parce qu'en août dernier, le président De Laurentiis affichait clairement ses ambitions de Scudetto – ambitions qui se sont envolées aussi rapidement que les feuilles mortes à l'automne. Deuxièmement car l'Italie toute entière attendait de revoir ce Napoli en finale de Coupe d'Europe, 26 ans après la formidable épopée de la bande à Maradona. Sauf qu'un obstacle ukrainien – que l'on pensait largement franchissable – s'est mis en travers de la route des Partenopei et les a fait chavirer aux portes de la finale. Reste donc cette Supercoupe d'Italie, décrochée aux tirs au but face à la Vieille Dame fin décembre, que (presque) tout le monde a déjà oublié même si la joie, sur le coup, a été intense. Mais disons que ce n'est pas vraiment le trophée que les tifosi espéraient. Du moins, pas le seul.

Retour de bâton


18 mai 2014, Benítez et ses hommes filent en congé l'esprit tranquille et le sourire aux lèvres. Et pour cause, la saison qui vient de se terminer fut belle, prometteuse et encourageante. Même s'ils n'ont pas pu tenir le rythme effréné imposé par la Juve et la Roma, les Napolitains terminent l'année sur le podium avec un honnête cumul de 78 points. 23 victoires, neuf nuls, six défaites, le club égale son total de l'année précédente. Le meilleur depuis de longues années. Benítez vient de succéder à Mazzarri, et la passation de pouvoir se déroule pour le mieux. Naples termine troisième, remporte la Coupe d'Italie contre la Fiorentina (3-1) et se fend d'un joli parcours en Ligue des champions malgré l'élimination au premier tour (quatre victoires, deux défaites, record de points pour un club éliminé en poules). L'avenir s'envisage sereinement et, logiquement, les ambitions sont revues à la hausse durant l'été.

Antonio Conte parti, la Roma encore en rodage, Naples et son président songent alors au gros coup. Première désillusion : la Ligue des champions. Battu sèchement par Bilbao en barrages, le club est directement basculé en Ligue Europa. Second coup de massue : le championnat. Pendant que la Juve et la Roma démarrent en trombe (cinq victoires en cinq matchs), le Napoli cale dès la deuxième journée et ne récolte que sept points en cinq matchs. Trop tard, la locomotive est déjà partie. Leur saison, les Napolitains la passent à se raccrocher à ce qu'ils peuvent : la Coupe d'Italie, le podium, la Ligue Europa... Quand les deux premiers espoirs partent en fumée, Benítez pense alors tout miser sur la C3, qu'il connaît parfaitement pour l'avoir remportée à deux reprises. Et là, patatras ! Alors qu'on les voyait se défaire facilement du piège ukrainien après avoir brillamment éliminé Wolfsburg, les Partenopei tombent en plein dedans. 1-1 à l'aller au San Paolo (avec ce but ahurissant accordé aux Ukrainiens), 1-0 au retour : Naples sort par la petite porte. La défaite est amère, pénible, voire injuste. Mais surtout, elle pose une question qui préoccupe : et maintenant ?

La course aux points


Maintenant qu'il n'y a plus rien à gagner, il reste une chose à ne pas perdre : la face. Pour ses deux derniers matchs de la saison, le Napoli aurait pu espérer un meilleur calendrier. Au programme : un déplacement à Turin ce samedi après-midi et un ultime rendez-vous au San Paolo, dans huit jours, face à la Lazio. Pas franchement des cadeaux sachant que dans le même temps, la Fiorentina, cinquième, va à Palerme et reçoit le Chievo Vérone. Si la troisième place qualificative pour le tour préliminaire de la Ligue des champions est toujours d'actualité, la quatrième est loin d'être complètement acquise. Alors qu'un nul face à la Vieille Dame suffirait à la conserver, une défaite couplée à une victoire de la formation de Montella mettrait Benítez et ses hommes dans une situation très délicate à quelques jours du dernier round.

Promis à de nombreux chambardements cet été (départ quasi certain de Benítez - le Corriere dello Sport l'annonce au Real Madrid -, envies d'ailleurs d'Higuaín et Callejón, arrivée possible de Mihajlović), le club d'Aurelio De Laurentiis joue gros sur cette fin de saison. Si une demi-finale de Ligue Europa et une autre de Coupe d'Italie sont, en soi, de belles réussites, se faire éliminer de la sorte par le Dnipropetrovsk et la Lazio (1-1 à Rome, 0-1 à Naples) fait légèrement désordre. Bien sûr, il n'y a pour le moment aucune forme de crise en Campanie. Sauf que si les Napolitains ne vont pas chercher trois points minimum face à la Juve et la Lazio, il sera peut-être temps de se regarder dans le blanc des yeux et de dire que, oui, Naples a foiré sa saison. Mais comme Naples a encore son destin entre les mains, on n'en est pas encore là.

Par Morgan Henry
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Cette pipe de Benitez au Real ?

Nan, je croyais qu'ils voulaient gagner le championnat ?

Bon au moins avec Benitez, ça recrutera de l'espagnol.

Si c'est lui, c'est sur qu'il activera la clause de retour de Morata de 25 M€.

Fera-t-il revenir Callejon, aussi ? Et Xabi ?
Le gag serait qu'il emmène avec lui insigne et gabbiadini au real!
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