Naples veut encore rêver en 2012

Ce soir, le Napoli inaugure son année 2012 sur la pelouse de Palerme. Tout juste renforcé par l’arrivée d’Eduardo Vargas, le club napolitain s’est déjà fixé un objectif ambitieux : faire mieux qu’en 2011. Bon courage.

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L’année 2011 est à marquer d’une croix rouge – pardon, d’une croix bleue – pour les supporters du Napoli. Une troisième place accrochée en Serie A, une qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, tous les cadors de la Serie A battus, de la Juve (3-0) au Milan AC (3-1) en passant par l’Inter (3-0) et la Lazio (4-3). Sans parler de l’exploit face à Manchester City (2-1) ou de la démonstration contre le Genoa (6-1) lors du dernier match de l’année. Oui, Naples a vibré cette année. Et cela fait du bien. Car depuis le milieu des années 90, la formation partenopea n’avait pas vraiment eu l’occasion de sourire. Entre relégations pour mauvais résultats et faillite totale du club, il n’y avait franchement pas de quoi se réjouir.

Puis, Aurelio De Laurentiis est arrivé. Le producteur a rallumé la flamme et les tifosi se sont chargés de remplir le stade en Serie C, en Serie B, en Serie A, et, désormais, en Ligue des Champions. Une ascension fulgurante, que même les plus optimistes n’auraient pas imaginée. Au final, c’est la victoire d’un projet et d’une union totale entre joueurs, dirigeants et supporters. Mais attention. Gare à croire que ces succès sont un aboutissement. Certes, le Napoli peut être fier de son parcours et des résultats obtenus. Mais pour qu’un règne dure, il faut voir plus loin, en vouloir toujours plus et construire encore mieux. C’est à cela que le président De Laurentiis s’attèle dès aujourd’hui. Pour que l’année 2012 soit encore plus bleue que 2011, qui avait elle-même été plus heureuse que 2010. Et ainsi de suite jusqu’à 1991.

Cavani, de bleu à bleu ?

On l’a compris : si 2011 a été une fête, 2012 doit carrément être un gala. Et la cérémonie d'ouverture, c'est ce soir, sur la pelouse de Palerme, là où Naples avait chuté en avril dernier. Non. En réalité, le gala a déjà commencé. En effet, De Laurentiis n’a pas attendu ce dimanche 8 janvier pour offrir un premier cadeau à Walter Mazzarri, en remerciement du travail accompli au cours de l’année écoulée. Le cadeau a 22 ans et se nomme Eduardo Vargas, attaquant chilien en provenance de l’Universidad de Chile. La pépite, payée 11,5 millions d’euros, joue déjà en équipe nationale, et n’est pas sans rappeler ses illustres ainés passés par l’Italie, les Salas, Zamorano et autres Alexis Sanchez. Si le petit s’adapte rapidement au championnat italien, la ligne d’attaque du Napoli, déjà bien efficace lorsqu’elle se met en marche, risque de devenir tout simplement monstrueuse.

Néanmoins, derrière ce coup de mercato se cache peut-être un coup beaucoup moins drôle pour les supporters sudistes. En effet, depuis de nombreuses semaines, Chelsea fait les yeux doux à Edinson Cavani. Le buteur uruguayen a tapé dans l’œil de Roman Abramovich, qui voit en lui l’héritier de Drogba à la pointe de l’attaque des Blues. S’il semble impossible que Cavani parte en janvier, il n’est désormais plus exclu qu’il fasse ses valises l’été prochain. En cela, l’arrivée de Vargas pourrait être considérée, à court terme, comme un passage de relais. Cavani n’est d’ailleurs pas le seul joueur napolitain convoité par les grands clubs européens. Lavezzi et Hamsik ont des admirateurs de Paris à Londres, en passant par Milan et Manchester. Tout ceci reste bien sûr basé sur des rumeurs de mercato, et, pour le moment, personne n’a la ferme intention de quitter le navire. Non : il y a une saison à terminer, et des objectifs à atteindre.

Aller plus haut

Le premier rêve, c’est évidemment le Scudetto. L’an passé, le Napoli, après une série de victoires au mois de février, s’était mis à y croire. Et puis le Milan AC est passé par là, a tiré trois fois sur l’armada bleue, et s’est envolé vers son 18ème titre national. Avec une équipe quasiment inchangée, et seulement renforcée par les arrivées de Inler, Britos, Dzemaili et Pandev, Walter Mazzarri pense donc que Naples peut faire de grandes choses cette saison. Et il a raison. Le problème, c’est qu’avec cette foutue Ligue des Champions, Naples laisse des forces dans la bataille. Résultat : à la trêve, les Azzurri comptent déjà dix points de retard sur le Milan AC et la Juventus. Ce qui fait beaucoup. Et Mazzarri, lui-même, est conscient que jouer sur les deux tableaux est difficile. « C’est sûr que sans la Ligue des Champions, nous aurions certainement quelques points en plus au classement » assure-t-il aux micros de Sky, après un match nul sur la pelouse de l’Atalanta (1-1).

Le second objectif, c’est la Ligue des Champions. Évidemment, le Napoli reste un minimum lucide et sait qu’il ne soulèvera pas la Coupe aux grandes oreilles cette saison. Cependant, et en étant honnête, qui aurait misé qu’il sortirait d’une poule avec le Bayern Munich, Villarreal et Manchester City ? Naples l’a pourtant fait, en ne s’inclinant qu’une seule fois, sur la pelouse de l’Allianz Arena. Or, son prochain adversaire en huitièmes, Chelsea, est loin d’être irrésistible en ce moment malgré son expérience européenne. Alors Naples y croit, et se fixe surtout comme point d’arrivée d’aller le plus loin possible dans la compétition. A côté de cela, Mazzarri ne doit pas négliger une chose. Pour s’offrir encore ce genre d’émotions la saison prochaine, il va d’abord devoir décrocher son ticket pour la C1. Et comme les Italiens ont eu la bonne idée de perdre une place au classement UEFA, ce sont désormais les trois premières places, uniquement, qui donnent accès au précieux sésame. Alors, en ce début d’année 2012, Naples va être amené à pédaler dur pour remonter la pente et rattraper son retard. Et la course débute dès ce soir, au Renzo Barbera de Palerme. Histoire de choper d’emblée le maillot rose.

Eric Maggiori
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Naples à vraiment une grosse équipe qui vient de ce renforcer avec l'arrivée de Vargas et le retour de Britos qui est prévu pour jeudi en coupe d'italie
Mario De Napoli Niveau : District
Eric Maggiori t'es un ultra, un romantique.
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