1. //
  2. // Naples/Villarreal

Naples sur un air de revanche

Ce soir, le Napoli accueille Villarreal. En février dernier, les Napolitains s'étaient justement fait torpiller par le sous-marin jaune en Europa League. Autre saison, autre issue ?

Modififié
0 2
Paraît-il que le Napoli a grandi. C'est en tous cas ce que prétend Walter Mazzarri, chef de file de la bande napolitaine. Cela tombe bien, il y a quelques mois, c'est justement ce manque de maturité que l'entraîneur avait fustigé, après l'élimination en seizièmes de finale de l'Europa League. « Eux sont plus expérimentés, nous avons manqué de maturité » affirmait-il après le match retour, perdu de justesse (2-1) au Madrigal. Mais depuis cette double confrontation (0-0 au match aller, au San Paolo), de l'eau a coulé sous les ponts. Les deux équipes sont montées en gamme, et se retrouvent aujourd'hui pour la plus prestigieuse des compétitions.

Néanmoins, le début de saison des deux formations est résolument opposé. Si Naples a déjà eu l'occasion de flamber, notamment lors de son match nul face à Manchester City (1-1) ou de son éclatant succès contre le Milan AC (3-1), Villarreal est autant à la traîne qu'à la peine. Deux victoires seulement en huit rencontres officielles, une manita au Camp Nou, et un revers sec, à domicile, contre le Bayern Munich (0-2) pour l'ouverture de la Ligue des Champions. C'est de ce moment de doute que les Napolitains comptent bien profiter ce soir. Ce qu'ils n'avaient pas réussi à faire l'an passé, lorsque le sous-marin jaune était arrivé au San Paolo avec deux défaites dans les pattes, et était parvenu à en ressortir indemne. Une question de maturité, encore.

Le triangle d'or

Le début de saison du Napoli avait quelque chose d'idyllique. Une victoire sur la pelouse de Cesena, terrain hostile par excellence, un nul à City pour son retour en Ligue des Champions après 20 ans d'absence, puis une superbe victoire face au Champion d'Italie. Le tableau aurait été parfait si Naples avait assuré face au Chievo. Mais Mazzarri a voulu faire tourner son effectif, en vue, notamment, de la Ligue des Champions. Résultat : comme l'an dernier, le Chievo a eu raison de Napolitains qui s'étaient peut-être déjà vus trop beaux. Contrecoup psychologique : face à la Fiorentina, Naples aligne à nouveau son onze titulaire, mais ne parvient pas à faire mieux qu'un décevant 0-0. La faute, aussi, à une Fiorentina bien en place.

Malgré ces deux derniers résultats un peu moins convaincants, Walter Mazzarri demeure confiant. Il sait que, devant, son trio des merveilles Hamsik-Lavezzi-Cavani peut venir à bout de n'importe quelle défense, à n'importe quel moment. Les trois étaient déjà redoutables l'an passé. Pensez donc cette saison. « Oui, mon Napoli a trouvé une solidité et une compacité qu'il n'avait pas auparavant. Le match nul de Manchester a prouvé que cette équipe peut faire de grandes choses en Europe. Je pense que le match face à Villarreal va être décisif. En le gagnant, et en allant faire match nul en Espagne, nous mettrions une grosse option sur le passage au tour suivant » prédit « Il Mago » Mazzarri. Un Mazzarri qui sait aussi qu'il risque de laisser des plumes en C1. « Je sais ce que veut dire jouer la Ligue des Champions, et pas seulement pour la fatigue qu'y laissent les joueurs » affirme-t-il après le nul contre la Viola. Le dur apprentissage du haut niveau, Walter.

Rossi out, Rubén trépigne

Au centre des attentions, ce soir, il y aurait évidemment dû y avoir un certain Giuseppe Rossi. Cet été, le président du Napoli, Aurelio De Laurentiis, a fait les yeux doux à l'attaquant italien, après que la Juventus et le Barça ont décidé de ne pas s'attacher ses services. Rossi s'est dit « flatté de l'intérêt du président » , renvoyant d'éventuelles tractations à l'été prochain. Ce soir, Rossi sera donc dans le camp adverse. Encore eut-il fallu qu'il joue. Le buteur de Villarreal (auteur de 50% des buts de son club cette saison) s'est blessé samedi, lors du match nul face à l'Athletic Bilbao (1-1). « Mon genou me fait mal, mais rien de cassé. Seulement une douleur. Merci pour votre soutien » a-t-il sobrement écrit sur son compte Twitter.

Son entraîneur, Juan Carlos Garrido, s'est montré un peu plus pessimiste. « Il a subi un coup assez violent au genou au moment du but. Pour l'instant, il s'agit seulement d'un coup, mais nous allons devoir évaluer ses conditions dans les prochaines heures. Je ne peux pas dire s'il sera là contre le Napoli » a-t-il affirmé. En cas de défection (confirmée d'abord par son agent, puis hier soir par le coach), c'est l'Argentin Marco Rubén qui, aux côtés de Nilmar, tentera de percer l'arrière-garde azzurra. Une défense solide, mais pas impénétrable, comme l'avait prouvé le Barça en match de préparation. Un point commun entre les deux équipes, d'ailleurs : fin août, elles se sont toutes deux mangées un 5-0 au Camp Nou, à une semaine d'intervalle. De l'histoire (pas vraiment) ancienne. Aujourd'hui, Villarreal veut gagner, pour lancer enfin sa saison. Mais en face, le Napoli a muri, a médité, a évolué. Paraît-il. A eux de le prouver.

Eric Maggiori

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Napoli avait mal joué son coup l'an dernier. Mazzari avait reposé ses gars en Europa League (du coup, élimination face au Yellow Submarine) en vue de la confrontation contre l'AC Milan (rencontre primordiale au titre), qu'ils perdront aussi.

Le banc (Pandev & Dzemaili n'en étant pas un) pourrait encore une fois, plus loin dans la saison, leur jouer un bien vilain tour.
Dès le début de l'article, je savais déjà que c'était le grand, le seul, l'unique Eric Maggiori qui avait cet article! Blague à part, encore un superbe article écrit par le spécialiste du foot italien chez SoFoot!
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
0 2