Naples répond à la Roma, le Hellas Vérone est cinquième

En attendant les deux chocs du soir, Juventus-Milan et Lazio-Fiorentina, le Napoli s'est imposé 4-0 face à Livourne, et reste ainsi à deux points de l'intraitable leader romain. Le Hellas Vérone, victorieux 4-1 à Bologne, est cinquième de Serie A. Rocambolesque nul 2-2 entre la Sampdoria et le Torino.

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La Roma mène un train d'enfer, mais le Napoli, pour le moment, tient le rythme. Après l'impressionnante victoire des joueurs de Rudi Garcia, hier soir, sur la pelouse de l'Inter (0-3), le Napoli de Benítez se devait de répondre, cet après-midi, face à Livourne. La réponse a été sans appel. 4-0, trois points dans la poche et une deuxième place confortée au classement. Et juste après la trêve, le calendrier nous réserve un choc entre la Roma et le Napoli, au Stadio olimpico*, qui devrait valoir son pesant d'or. Et les Partenopei voulaient absolument aborder ce match en gardant la Louve à portée de tir. C'est chose faite, grâce au succès 4-0 obtenu face à Livourne. Succès facile, semble dire le score, même si, en première période notamment, Livourne a donné du fil à retordre aux Napolitains, et a même failli égaliser lorsque Naples ne menait que 1-0. Mais une énorme faute de main du gardien Bardi, sur une frappe d'Inler, a permis à Naples de doubler la mise et d'enterrer les espoirs livornesi. Tout a ensuite été plus simple, avec le troisième but inscrit en début de seconde période par Callejón.

Pourtant, pour cette rencontre, Benítez a dû, à nouveau, renoncer à Higuaín, blessé. Le coach espagnol aligne un séduisant quatuor offensif composé de Mertens, Hamšík, Callejón et Pandev, laissant Insigne sur le banc. Comme face à Gênes, c'est le supersub, Pandev, qui ouvre le score dès la 4e minute d'une frappe du gauche. Livourne accuse le coup, mais tente tant bien que mal de revenir dans le match. Il faut une intervention providentielle de Mesto sur Emeghara pour empêcher l'ancien Lorientais d'égaliser et de nous refaire un coup façon Sassuolo. Mais cette fois-ci, Naples ne flanche pas et double donc la mise par Inler, en remerciant au passage Bardi. À 2-0, Naples peut se permettre de faire tourner et tue définitivement tout suspense en début de seconde période, sur un magnifique échange entre Pandev et Callejón, ponctué par l'Espagnol. 3-0, puis 4-0, grâce à Hamšík, qui n'avait plus marqué depuis le 31 août et un déplacement chez le Chievo. 4-0, la note est salée, mais Naples réussit ainsi à tourner immédiatement la page Arsenal. La Roma reste à deux points. En attendant le match de la Juve ce soir. Et en attendant surtout le Roma-Napoli, juste après la trêve.

Le Hellas gagne, la Samp ne gagne pas, hélas

L'autre équipe « star » de la journée, c'est le Hellas Vérone. Les Veronesi sont allés s'imposer 4-1 sur la pelouse de Bologne et, avec 13 points au compteur, sont momentanément cinquièmes du classement, en attendant le Lazio-Fiorentina de ce soir. Un classement exceptionnel pour une équipe promue cette année en Serie A, et qui ne s'est pour le moment inclinée qu'à deux reprises. Et encore, c'était sur les pelouses de la Roma et de la Juventus. La victoire du Hellas à Bologne est un évènement : l'équipe de Vérone ne s'était plus imposée en terre bolonaise depuis mars 1978. Surtout, c'est une victoire qui ne fait pas un pli. Après un bon premier quart d'heure, Bologne, encore sous le choc du 5-0 reçu face à la Roma la semaine dernière, s'est écroulé dès le premier coup asséné par son adversaire. Il est signé Cacciatore, qui ouvre le score d'une jolie frappe enroulée du pied gauche. Aussi faible dans le jeu que dans la tête, Bologne n'arrive pas à se remettre dans le match et encaisse un deuxième but par Iturbe, qui est en train de véritablement s'imposer en Italie. En seconde période, Bologne a une réaction d'orgueil. Moscardelli le barbu obtient un pénalty, que Diamanti transforme en puissance. On attend alors un assaut de l'équipe de Pioli. Tu parles. Trois minutes s'écoulent, et c'est Luca Toni qui inscrit son 112e but en Serie A, au terme d'une superbe action à une touche de balle. Dévasté, Bologne n'a plus aucune défense et en encaisse même un quatrième dans les arrêts de jeu. Le Hellas s'impose ainsi 4-1, grimpe sur la cinquième marche et laisse Bologne en pleine zone de relégation.

Zone de relégation également pour la Sampdoria. Le club génois est passé par tous les états, cet après-midi, contre le Torino. Les joueurs de Delio Rossi ont mené, ont cru doubler la mise, ont été rejoints au score, ont été menés et ont égalisé. Finalement, ils s'en sortent presque miraculeusement avec un nul 2-2, mais restent tout de même dans la zone rouge, avec trois points au compteur. Pourtant, contre le Toro, il y avait vraiment moyen de faire mieux. En première période, les Génois dominent et finissent par ouvrir la marque par Sansone, d'une frappe puissante du gauche. Dans les arrêts de jeu, l'épisode-clef du match. Le gardien turinois repousse mal un coup franc, Pozzi se jette sur le ballon et marque dans le but vide. On croit au 2-0, mais l'un des arbitres annule le but car il aurait sifflé la mi-temps avant. Mais quand ? S'il a laissé jouer le coup franc, comment a-t-il pu siffler la pause avant que Pozzi ne marque ? Mystère. N'empêche que cela change tout. Car d'un potentiel 2-0, on passe en seconde période à une égalisation turinoise, par Immobile, qui n'avait plus scoré en Serie A depuis décembre 2012. 1-1, puis 2-1, grâce à Cerci, qui transforme un pénalty indiscutable obtenu par D'Ambrosio. La Samp voit se profiler une nouvelle défaite et se rue à l'abordage. 92e minute : faute de Glik dans la surface, et péno pour les Doriani. Eder ne tremble pas et transforme en force. 2-2. Mais toujours pas la moindre victoire pour la Sampdoria en championnat. Cela commence à urger.

Éternel Fantantonio

Cela va mieux, au classement, pour l'Udinese. Les potes de Di Natale s'imposent 2-0 face à Cagliari, grâce à des buts de Danilo et Toto lui-même, et remontent ainsi dans la première moitié de tableau. Pourtant, comme bien souvent, Cagliari n'a pas démérité. L'équipe sarde pratique un beau football, avec des joueurs comme Sau, Pinilla, Conti ou Nainggolan, mais n'arrivent pas à concrétiser ce beau jeu avec des résultats favorables. Le classement dit qu'ils ne comptent actuellement que 7 points. Certes, ce n'est que trois de moins que l'Udinese, qui remporte donc ce que l'on peut considérer comme une confrontation directe. Les Frioulans semblent moins brillants que les saisons précédentes, même s'il faut rappeler que, chaque année, l'équipe de Guidolin démarre au ralenti, puis termine la saison en boulet de canon. Il a tout de même fallu un petit coup du sort : l'ouverture du score de Danilo aurait en effet pu être annulée, car le pied gauche du joueur, auteur d'une belle reprise acrobatique, était en position de hors-jeu. Difficile à voir à l'œil nu, toutefois. En début de seconde période, Di Natale double la mise et risque dans la foulée d'inscrire son premier doublé de la saison, mais ne trouve pas le cadre en un contre un avec Agazzi. Cela aurait été une punition trop sévère pour Cagliari. Les trois points font tout de même du bien à l'Udinese, qui devra affronter le Milan AC et la Roma lors des deux prochaines journées.

Enfin, les deux derniers matchs de la journée opposaient Parme à Sassuolo, et Catane au Genoa. Dans le match de 12h30, Parme s'est imposé 3-1 grâce à la lanterne rouge du classement, qui restait pourtant sur deux nuls face à Naples et la Lazio. Les évènements avaient pourtant bien tourné pour les joueurs de Di Francesco. Malgré l'ouverture du score de Palladino (dont le dernier but remontait au 18 novembre 2012), ils se sont retrouvés en supériorité numérique suite à l'expulsion du gardien Mirante, qui a par la même occasion provoqué un pénalty, transformé par Berardi. Parme a dû jouer toute la seconde période à dix, a été sauvé par son poteau sur une frappe de Floro Flores, mais s'en est finalement sorti grâce à deux inventions de Cassano : une passe décisive pour Rosi, et son premier but sous le maillot parmesan pour couronner le tout. Éternel Fantantonio. Enfin, le Genoa peut remercier Legrottaglie. Alors que Catane se dirigeait tout droit vers une victoire 1-0 (but de Barrientos en début de seconde période), l'ancien défenseur de la Juve a eu la bonne idée de marquer contre son camp à trois minutes du coup de sifflet final, offrant un point quasi inespéré au Genoa. Gasperini, pour sa « première » sur le banc rossoblù, n'en demandait pas. Mais remercie quand même.

* Le match n'est pas encore sûr de se disputer : une grande manifestation a lieu à Rome ce week-end-là, et, pour des raisons d'ordre public, le match pourrait être déplacé. Aurelio De Laurentiis, le président du Napoli, a proposé soit de le jouer à minuit, soit de le faire jouer au San Paolo.

Les résultats :

Chievo - Atalanta 0-1
Moralez 16'
Inter - Roma 0-3
Totti 18' et 40', Florenzi 44'
Parma - Sassuolo 3-1
Palladino 32', Rosi 70', Cassano 76' / Berardi 45'
Bologna - Hellas Verona 1-4
Diamanti 53' / Cacciatore 22', Iturbe 29', Toni 56', Jorginho 93'
Catania - Genoa 1-1
Barrientos 59' / Legrottaglie (csc) 87'
Napoli - Livorno 4-0
Pandev 4', Inler 26', Callejón 54', Hamšík 83'
Sampdoria - Torino 2-2
Sansone 41', Eder 93' / Immobile 66', Cerci 76'
Udinese - Cagliari 2-0
Danilo 33', Di Natale 53'
Juventus - Milan, ce soir, 20h45
Lazio - Fiorentina, ce soir, 20h45

Eric Maggiori
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DeanWinchester Niveau : CFA2
Luca Toni, Iturbe, Jorginho, Romulo, and co, le Hellas a sa petite équipe, meme si ils tiendront pas le rythme toute la saison.
Chaud bouillant le prochain Naples-Roma (ou l 'inverse)
Message posté par DeanWinchester
Luca Toni, Iturbe, Jorginho, Romulo, and co, le Hellas a sa petite équipe, meme si ils tiendront pas le rythme toute la saison.


Il leur faudrait Hans-Peter Briegel et Preben Elkjær Larsen.
Une nouvelle résurrection et un retour en nazionale lors du prochain mondial pour cassano ou un énième feu de paille, où il démontre tout son talent épisodiquement et toute son inconstance sur une longue période ?
Message posté par Re_David


Il leur faudrait Hans-Peter Briegel et Preben Elkjær Larsen.



Preben Elkjær Larsen, un bison avant Vieri, j'adorais ce joueur.


Rien à voir mais à noter une initiative intéressante de la curva sud du Napoli. Ils ont exposé 2 banderoles "Naples = Choléra" et "Maintenant, fermez notre virage".
Ils ont ausi chanté les chants dénigrant Naples que chantent les autres ultras. Pas par masochisme mais par solidarité avec les ultras du Milan et del'Inter et évidemment pour faire "chier" la FIGC et les béni oui-oui accros au politiquement correct et aux idées simples.
Autodérision, revendication et solidarité, de la part d'ultras au front obligatoirement bas c'est plutôt pas mal non ? La FIGC devrait se déclarer incompétente assez rapidement à mon avis.
Sans oublier "crazy horse" garella, l'élégant libero tricella, le régisseur di gennaro, le lutin galderisi et le piston fanna; tous, grands protagonistes d'un scudetto aussi mérité qu'inattendu!
Putain ce coup-franc de Toto Di Natale...
Bon franchement le coup de l'arbitre qui dit qu'il a sifflé la mi-temps c'est du jamais vu (ou peut être dans Olive & Tom). Je me dis qu'on a atteint un sommet et puis je lis l'astérisque ! Quel taré ce De Laurentis !! Toujours plus !
@Superman; j'ai vu encore plus fort lors du mundial argentin en 1978 : corner pour le brésil contre la suède à la quarante-quatrième minute; le temps d'ajuster le ballon, d'attendre le démarquage des joueurs sud-américains dans la surface et le tireur du corner le botte à la quarante-cinquième; la balle dessine un angle parfait et est reprise victorieusement par zico mais, l'arbitre avait sifflé la mi-temps une fraction de seconde précédent l'intervention victorieuse du "pelé blanc" et ne valida pas ce but...
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