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  2. // 254è journée

Naples pousse l'Inter dans le précipice

Dans une journée caractérisée par le nul entre le Milan AC et la Juve, bien d’autres choses ont eu lieu. Naples bat une Inter au fond du trou, la Roma se fait laminer par l’Atalanta, l’Udinese et la Lazio restent au coude à coude, et Balzaretti bat le record de l’expulsion la plus rapide de la saison.

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On va parler, cette semaine. De tout. De ce Juventus-Milan. De l’Inter qui n’en finit plus de perdre. De cette Roma schizophrénique. Des erreurs d’arbitrage. Surtout des erreurs d’arbitrage, d’ailleurs. Car le choc de la journée, Milan-Juventus, a été fortement influencé par les décisions des arbitres. Déjà, ce but non validé à Muntari, alors que le ballon avait dépassé la ligne, et qui relance encore une fois le débat sur la vidéo. Puis cet autre but annulé pour hors-jeu à Matri, alors qu’il n’y avait pas hors-jeu. Evidemment, vu le score final, la première décision pèse plus que la seconde. Car en menant 2-0, pas sûr que Milan se serait fait rattraper au score. Aujourd’hui, les Milanais pleurent cette occasion manquée, mais peuvent aussi s’en vouloir de ne pas avoir tué le match lorsque la Juve était dans les cordes. Car au final, les Turinois restent accrochés à une longueur, et, avec un match en retard à disputer à Bologne le 7 mars, auront l’occasion de repasser en tête du classement. La Juve de Conte est toujours invaincue cette saison, erreurs arbitrales ou non. Chapeau.

Or, s’il y en a bien une qui n’est pas invaincue, c’est l’Inter. Les nerazzurri encaissent sur la pelouse de Naples une cinquième défaite consécutive, toutes compétitions confondues, toujours sans marquer le moindre but. Pas sûr que Ranieri ne résiste à ce énième revers, d’autant que l’Inter compte désormais neuf points de retard sur la troisième place qualificative pour la Ligue des Champions. La saison prochaine se fera donc soit en Europa League (au mieux), soit en rien du tout. En revanche, pour Naples, tout va bien. Après le triomphe contre Chelsea en Ligue des Champions, les Napolitains enchaînent un nouveau succès. Celui-ci est moins clinquant, on peut même dire que le Napoli a joué petits bras, mais après les efforts fournis en Ligue des Champions, ils sont pardonnés. Il faut dire qu’il n’y avait pas besoin d’une énorme prestation, pour battre cette Inter-là. Un but de Lavezzi (son quatrième en huit jours) aura suffi au bonheur du San Paolo. Naples remonte à la cinquième position, et met désormais dans son viseur l’Udinese et la Lazio. Et Chelsea, bien sûr.

Derby de Rome, J-7

A une semaine du derby, les deux équipes romaines se sont préparées de manières résolument différentes. Après une semaine tourmentée (c’est peu dire), la Lazio se présente au stadio Olimpico contre la Fiorentina, avec Edy Reja sur son banc. Le coach avait donné sa démission, le club lui avait même trouvé un successeur (Gianfranco Zola) et puis, finalement, tout est rentré dans l’ordre, d’un coup de baguette magique. Alors, au moment d’affronter la Viola de Delio Rossi, il fallait faire comme si de rien n’était. Et la Lazio l’a fait. Après la rouste reçue à Palerme et l’élimination en Europa League, les biancocelesti retrouvent le goût de la victoire. Un petit succès, 1-0, grâce à un but de l’inévitable Klose, merveilleusement servi par Hernanes. La Fiorentina, vaillante, aurait pu égaliser par Cerci, mais le juge de ligne a signalé un hors-jeu. Douteux. Au final, les laziali s’imposent et offrent à Reja une véritable bouffée d’air. La Lazio se paie le luxe d’arriver au derby avec sept points d’avance sur les cousins détestés.

Oui, car à Bergame, la Roma a fait n’importe quoi. A l’inverse de la Lazio, la semaine avait pourtant été plutôt calme, pour les giallorossi. Calme, jusqu’à quelques minutes du coup d’envoi du match contre l’Atalanta. De Rossi se pointe en retard à la réunion d’avant-match. Luis Enrique, qui ne rigole pas avec les horaires, décide tout simplement d’envoyer le joueur en tribunes. Choix qui fera parler. Sans lui, et sans Totti, suspendu, la Roma sombre totalement, comme bien souvent lorsqu’elle joue loin du stadio Olimpico (et sans ses deux phares). German Denis, qui n’avait pas encore scoré en 2012, se fait plaisir avec un triplé meurtrier, face à une arrière-garde romaine dépassée. Et pour compléter une journée cauchemardesque, Osvaldo et Cassetti se font exclure, respectivement pour un mauvais geste et des paroles de trop. Ils manqueront donc le derby, tout comme Gago, qui étaity sous le coup d'une suspension. Avec ce revers 4-1, la Louve enchaîne un quatrième match sans victoire loin de ses bases, une statistique qui contraste avec les excellents résultats obtenus à domicile. Seul sourire de la journée pour Luis Enrique : le derby se joue à domicile. Forcément.

73 secondes pour un rouge

Parmi les équipes de tête, gare à ne pas oublier l’Udinese. Les Frioulans, après leur belle qualification en Grèce, en Europa League, retrouvent leur capitaine Di Natale pour le déplacement à Bologne. Et là encore, une décision arbitrale va changer le match. Toto est fauché à l’entrée de la surface. L’arbitre désigne le point de pénalty. Le ralenti dit que la faute a lieu en dehors. Di Natale s’en tape, et transforme. Du coup, tout devient plus simple pour l’équipe de Guidolin, qui double la mise par Basta. Koné (pas Baky) redonne de l’espoir à Bologne, mais Floro Flores éteint immédiatement les espoirs des potes de Di Vaio. L’Udinese gagne 3-1, fait tomber Bologne pour la première fois en 2012, et reste accrochée à la troisième place, à égalité avec la Lazio. Voilà des bianconeri qui vont suivre avec d’autant plus d’attention le derby romain.

En revanche, Palerme s’en fout du derby. Il y a sept jours, l’équipe rose et noire avait offert la plus belle prestation de sa saison, en humiliant la Lazio au stadio Renzo Barbera (5-1). Dommage que les Palermitains aient demandé à Sienne de leur rendre la pareille. Il n’a fallu que 73 secondes pour comprendre que le match allait être compliqué pour Palerme. Le temps pour Balzaretti de se faire exclure. Un record. Si Budan a tenté de faire illusion, en ouvrant le score, Palerme a vite été rattrapé par ses démons. Sienne se réveille et inscrit quatre pions, les Siciliens sont KO. Reste que le premier but a été inscrit sur penalty, pour une faute très peu évidente sur Brienza. Palerme chute et voit revenir à une longueur l’ennemi sicilien, Catane. Les joueurs de Montella, qui comptent encore un match en retard, signent une troisième victoire en quatre matches et commencent vraiment à se dire qu’ils ont un coup à jouer dans cette Serie A. Leur victime du jour s’appelle Novara, désormais à neuf points du premier non-relégable. En cas de succès lors de son match en retard, Catane reviendrait à deux points de la Roma. Un coup de bol, ou bien Montella est-il vraiment un bon entraîneur ?

Queue de rat et queue de cheval

Dans le reste de la Botte, Pasquale Marino peut dire merci à Rodrigo Palacio. Sans l’homme à la queue de rat, le coach du Genoa aurait certainement sauté. Heureusement, le meilleur buteur génois a claqué un doublé en fin de rencontre contre Parme (dont un deuxième but à la 96ème minute), permettant au Genoa d’obtenir un nul inespéré (2-2). Néanmoins, le Genoa est ce soir douzième, ce qui est relativement nul compte tenu des prévisions de début de saison. Les Griffoni se font même dépasser par le Chievo, vainqueur 1-0 de Cesena dans un match tout pourri, résolu par un but de Moscardelli, l’homme à la queue de cheval. Enfin, le jeune Muriel, lui, n’a ni queue de rat, ni queue de cheval. Il va juste très vite, et est très fort. Le joueur de Lecce a largement contribué à la victoire des siens sur la pelouse de Cagliari, avec un but et une nouvelle prestation XXL. Lecce reste relégable, à deux points de Sienne, mais a désormais fait le trou sur les deux derniers du classement. Attention, cette équipe-là va en faire chier plus d’un. Cosmi est prêt à en mettre son béret aux enchères.

Les résultats :

Genoa – Parma 2-2
Palacio 78’ et 96’ / Gobbi 6’, Floccari 53’
Milan – Juventus 1-1
Nocerino 14’ / Matri 83’
Atalanta – Roma 4-1
Marilungo 10’, Denis 19’, 47’ et 66’ / Borini 36’
Siena – Palermo 4-1
Terzi 23’, Bogdani 34’, Rossettini 47’, Brienza 58’ / Budan 12’
Catania – Novara 3-1
Bergessio 30’, Marchese 47’, Gomez 54’ / Rubino 84’
Cagliari Lecce 1-2
Larrivey 50’ / Muriel 45’, Bertolacci 62’
Chievo – Cesena 1-0
Moscardelli 78’
Bologna – Udinese 1-3
Koné 81’ / Di Natale 38’, Basta 56’, Floro Flores 84’
NapoliInter 1-0
Lavezzi 59’
LazioFiorentina 1-0
Klose 38’

Eric Maggiori
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Il est difficile de comprendre la roma cette année. Le derby va être compliqué mais on ne sait jamais, si ils se donnent à fond
"254è journée" dans le titre. Wouah, il dure longtemps le championnat italien :)
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