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  2. // 14e journée

Naples cartonne, l’Udinese rayonne

Quatre jours après avoir été tenu en échec à domicile par la Juventus, le Napoli a commencé son opération « reconquête du haut de tableau » . les Napolitains ont battu le modeste Lecce (4-2), pendant l’Udinese est allée battre l’Inter à San Siro (0-1). Et Zanetti a été exclu, pour la première fois de sa carrière en Serie A.

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Aurelio De Laurentiis passe rarement par quatre chemins. Après le match contre la Juventus, mardi soir, le président napolitain avait affirmé que, pour lui, « le Napoli avait gagné 4-3  » . Bon. C’est une façon de voir les choses. Dans la foulée, le patron ne laisse pas vraiment le choix à ses jeunes poulains. « Il reste quatre matches avant la trêve. Je veux douze points  » martèle-t-il. Le message a bien été reçu. Ce soir, les Napolitains ont déjà parcouru un quart du chemin demandé par leur big boss, en venant à bout de Lecce. Soyons clairs : Lecce, ce n’est pas la Juve. Ce n’est pas non plus le Milan AC. C’est tout simplement le dernier du classement, et cela se voit. La confrontation entre ces deux équipes du Sud a vite tourné à la démonstration pour les locaux, qui ont fait ce qu’ils voulaient pendant les 45 premières minutes.

Attentif pendant les 20 minutes initiales, Lecce a fini par craquer sur un show de Lavezzi, qui martyrise Cuadrado et Oddo avant d’ajuster Benussi, pas exempt de tout reproche. 1-0. À partir de là, la formation de Mazzarri déroule. Cavani, absent mardi contre la Vieille Dame, prouve à tous que la douleur à la cheville est oubliée, en inscrivant le deuxième but. Dzemaili, peu avant la mi-temps, tue définitivement tout suspense. Lecce aura un léger sursaut d’orgueil en début de seconde période : le jeune Muriel, 20 ans, inscrit son premier but en Serie et rappelle au San Paolo qu’un match, à 3-1, est loin d’être gagné. Mais on l’a déjà dit : Lecce, ce n’est pas la Juve. L’équipe d’Eusebio Di Francesco, qui va visiblement sauter au terme de cette journée (le président lui avait lancé un ultimatum), ne parviendra pas à remonter malgré un Napoli fatigué en fin de rencontre. Ce coup-ci, pas de mauvaise blague, Cavani et Corvia se permettant tout de même d’en ajouter un de chaque côté en fin de rencontre, histoire d’arrondir le score. Naples gagne et se replace dans la zone Europe. Au moins le temps d’une nuit.

Déconseillé aux cardiaques

La nuit. Elle va être belle et douce pour un certain Francesco Guidolin. Chaque semaine, le coach de l’Udinese ressort la même ritournelle. « L’Udinese n’a pas les moyens de lutter pour le titre. Notre objectif reste avant tout le maintien  » . Problème : ce soir, plus personne ne le croit. Car l’Udinese vient de frapper un grand coup, en allant s’imposer à San Siro, face à l’Inter. Alors certes, l’Inter d’aujourd’hui n’est pas l’Inter d’il y a deux ans, ni même celle de l’an dernier. Le Napoli est venu les rouster à Giuseppe Meazza, la Juventus en a fait de même. Gagner là-bas n’est donc plus un exploit, même si le prestige demeure intact. Mais quand même. L’Inter de Ranieri restait sur deux victoires consécutives et, même si ses prestations étaient loin d’être convaincantes, elle semblait avoir trouvé son petit rythme. A l’inverse, l’Udinese, loin de ses bases, accuse le coup depuis plusieurs semaines. Leur dernier succès loin du Frioul remontait au 11 septembre, date facile à mémoriser, sur la pelouse de Lecce. Il s’agissait d’ailleurs de leur unique succès à l’extérieur cette saison, toutes compétitions confondues.

Or, le match face à l’Inter a connu un dénouement de folie. Alors que le match est équilibré et semble se diriger tout droit vers un 0-0 plutôt juste, Isla ouvre la marque à un quart d’heure du terme. San Siro gronde. Ranieri gueule. L’Inter ne peut pas perdre. Alors, les nerazzurri attaquent tête baissée. Les offensives sont confuses, et à ce petit jeu, c’est l’Udinese qui gagne. Zanetti est obligé de faire faute pour arrêter Asamoah, lancé au but. Pénalty et expulsion du capitaine nerazzuro. Croyez le ou non : son premier carton rouge en Serie A. Il reste alors quatre minutes. Di Natale s’élance, Julio Cesar repousse. L’Inter se met à y croire. Quelques secondes passent, et Milito est fauché à son tour dans la surface par Ferronetti. Pénalty. Et rouge pour le défenseur. C’est fou. Pazzini a la balle de l’égalisation au bout du pied. L’ancien attaquant de la Sampdoria prend son élan, s’avance avec les yeux du killer, et… glisse. Le ballon finit les tribunes. Tristesse. On en reste là. L’Udinese s’impose 1-0 à Milan, et replonge l’Inter dans sa crise. Une crise qui, selon toute vraisemblance, va durer toute l’année. Tout comme durera toute l’année, la fable de l’Udinese.

Ibracadabra, Nocerinocadabro

L’Udinese, avec ce succès, aurait même pu profiter en solitaire de la première place du classement. Mais non. Car hier soir, le Milan AC est allé s’imposer sur la pelouse du Genoa (0-2). Les Milanais sont en très grande forme, et viennent d’enchaîner sept victoires et un nul en Serie A. Avec un Ibrahimovic capable d’inscrire dix buts lors de ses dix dernières rencontres, le Milan AC retrouve enfin son fauteuil de leader, qu’il avait abandonné dès la première journée de championnat, après avoir fait match nul face à la Lazio (2-2). Contre le Genoa, Zlatan a, de nouveau, été l’un des grands bonhommes du match, avec un but, sur pénalty, et beaucoup de classe. A noter également la très bonne prestation de Nocerino qui, en plus d’avoir inscrit le deuxième but rossonero, a véritablement pris à son compte le milieu de terrain. Milan passe donc devant la Juve au classement, même si les Turinois recevront demain Cesena et devraient, à priori, récupérer leur première place. Mais quand même. Le Milan AC a montré avec ce nouveau succès qu’il était en pleine possession de ses moyens. Contrairement à De Laurentiis, Adriano Galliani n’a pas demandé à ses joueurs de prendre douze points avant la trêve. Mais au vu du calendrier qui les attend (Bologna, Siena, Atalanta, Cagliari), c’est l’inverse, qui serait presque étonnant.

Les résultats :

Genoa – Milan 0-2
Ibrahimovic 56’, Nocerino 79’
Inter – Udinese 0-1
Isla 73’
Napoli – Lecce 4-2
Lavezzi 26’, Cavani 33’ et 84’, Dzemaili 41’ / Muriel 54’, Corvia 94’

Eric Maggiori
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Les dernières minutes d'Inter-Udinese ont du être terrible !!! Sinon il a lâché une larmouillette Javier ?
Ah l'inter... c'est plus c'que c'était.
Si même le grand Javier se prend des cartons rouges, qu'est-ce qu'on va devenir ?

C'est pas marqué dans les règles du football qu'il est interdit d'expulser Zanetti ?
Explication de la success story de l'Udinese sur www.footspaghettis.wordpress.com
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