1. //
  2. // 15e journée

Naples cale à domicile, Balo sauve Milan

Deux superbes matchs en ouverture de la 15e journée de Serie A. Ce soir, le Napoli a été tenu en échec sur sa pelouse par l'Udinese (3-3), laissant la Juve, victorieuse hier à Bologne, s'envoler en tête du classement. Dans l'autre rencontre, Balotelli, avec un doublé, a sauvé Milan sur la pelouse de Livourne (2-2).

Modififié
3 2
Pas forcément la meilleure façon de préparer un match décisif en Ligue des champions. À quatre jours de leur rendez-vous décisif face à Arsenal, où ils vont devoir réaliser un véritable exploit (victoire par trois buts d'écart pour se qualifier), les Napolitains ont concédé un match nul décevant, à domicile, face à l'Udinese. Un nul d'autant plus frustrant que les joueurs de Benítez se sont fait rattraper au score à deux reprises, et ont même failli s'incliner en fin de rencontre sur un rush de Maicosuel. Au final, ce résultat de 3-3 n'a rien d'illogique. Si le Napoli est une belle machine à marquer des buts (sept sur les deux derniers matchs de championnat), il est aussi extrêmement fébrile sur le plan défensif (neuf buts encaissés lors des quatre derniers tours). Ce soir, l'Udinese ne fait que remercier les errances : un but contre son camp, une énorme bourde du gardien remplaçant, Rafael, et une amnésie défensive sur le dernier but de Basta, encaissé sur corner. Benítez va devoir trouver une solution pour la suite. Car ce n'est pas avec cette défense qu'il va faire peur à la Juve, et encore moins à Arsenal. La Vieille Dame est désormais à huit longueurs, et la Roma aura l'occasion, demain midi, de prendre cinq points d'avance. Pas terrible pour le moral, tout ça. Malgré les trois buts marqués, un comble.

Le cadeau de Rafael, le tacle de Maggio

S'il y a bien un point positif à retenir de tout ça, c'est Goran Pandev. Après son but inscrit sur la pelouse de la Lazio, le Macédonien a récidivé ce soir, avec un doublé qui avait parfaitement lancé la soirée du San Paolo. Un premier but à la 38e, un second à la 41e. Le crime parfait. L'Udinese, à ce moment-là, est dans les cordes, et on se dit que Naples, juste avant la pause, a fait le plus dur. Mais juste avant que l'arbitre ne renvoie tout le monde aux vestiaires, Fernandez remet bien malgré lui les Frioulans dans le match, en marquant contre son camp. 2-1, forcément, ça change tout. D'autant qu'en seconde période, Naples semble plus timoré. Hormis quelques tentatives de Callejón et d'Insigne, rien à se mettre sous la dent. L'Udinese n'en demandait pas tant, et en profite à vingt minutes du terme. La frappe de Bruno Fernandes n'est pas irrésistible, mais Rafael, le remplaçant de Reina, décide ne pas mettre les gants. Son jugement de la trajectoire est catastrophique, et le ballon termine sous sa barre.

60 secondes s'écoulent, et le Napoli reprend l'avantage. Frappe de Higuaín, Brkić repousse, Dzemaili score. 3-2. Mais l'Udinese ne lâche rien. Maicosuel chauffe les gants de Rafael, mais la défense partenopea est décidément dans un mauvais soir. Sur un corner, tous les défenseurs sont immobiles, et Basta a tout le loisir, à cinq mètres des buts, d'ajuster Rafael d'un plat du pied-efficacité. 3-3... Et quasiment 4-3 dans la foulée. Maicosuel s'échappe et part seul au but, Maggio revient, le retient par le maillot (si le Brésilien est fourbe, il tombe et Maggio est exclu), puis réalise un tacle prodigieux pour sauver son équipe. La punition aurait été trop dure pour un Napoli qui, à la fin de la rencontre, reçoit quelques sifflets du San Paolo. Des sifflets qui devront se transformer en encouragements, dans quatre jours. Pour le rendez-vous le plus important de ce début de saison.

Le Balotelli show ne suffit pas

Dans l'autre match de la journée, le Milan AC n'a pas réussi à faire mieux qu'un match nul sur la pelouse de Livourne (2-2). Un score qui peut être analysé de deux manières différentes, dans le camp milanais. L'histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide : d'une part, Milan est revenu de loin. Menés 2-1, les Rossoneri ont risqué à deux reprises d'encaisser un troisième but, qui aurait tué le match. Mais d'autre part, après avoir égalisé, les Milanais se sont créé une occasion colossale, avec une frappe de Balotelli qui s'est écrasée sur la barre. Balotelli, tiens. L'homme du match, sans le moindre doute. L'attaquant de la Nazionale, probablement motivé depuis qu'il sait qu'il affrontera l'Uruguay et l'Angleterre lors du Mondial brésilien, s'est offert un doublé, ce qui ne lui était plus arrivé depuis le 8 mai dernier, sur la pelouse de Pescara. Le point du nul ne sert toutefois pas à grand-chose, d'un côté comme de l'autre. Pour Livourne, ce sont deux nouveaux points qui s'échappent, après les deux abandonnés face au Torino (3-3 dans les dernières minutes). Du coup, en cas de victoires cumulées du Chievo et de la Sampdoria demain, les Livornesi se retrouveraient relégables, ce qui n'aurait évidemment pas été le cas en cas de succès face à Milan. Pour l'équipe d'Allegri, le nul permet uniquement de remonter provisoirement à la huitième position, en attendant les matchs de demain. Mais la zone Ligue des champions, après le nul napolitain, reste à 14 points. Un gouffre.

Milan avait pourtant bien entrepris les choses, sur la pelouse de l'Armando Picchi. Surfant sur l'euphorie des deux succès obtenus à l'extérieur face au Celtic et à Catane, les Milanais prennent immédiatement l'avantage par Balotelli, qui pousse au fond des filets un service de Kaká. Mais gare à croire que ce but va apporter de la sérénité aux Rossoneri. C'est au contraire Livourne qui prend en mains le contrôle des opérations. Les joueurs de Nicola tentent beaucoup, et finissent par égaliser juste avant la demi-heure de jeu, sur un exploit personnel de Siligardi, qui repique vers le centre et enveloppe une frappe du gauche. 1-1 à la pause, amplement mérité. En début de deuxième période, inversion des rôles. C'est Milan qui domine et qui se crée des occasions. Bardi est d'abord prodigieux face à Balotelli, puis Emerson repousse un tir à bout portant d'El Shaarawy. Mais au meilleur moment milanais, c'est Livourne qui plante. Le but est signé Paulinho, sosie officiel d'Osvaldo, qui transperce Gabriel avec une frappe croisée au premier poteau. Galvanisés par cet avantage, les locaux tentent d'enfoncer le clou. Siligardi, à deux reprises, va avoir au bout des crampons le but du 3-1, mais se loupe. Punition immédiate. Balotelli envoie une chiche sublime dans la lucarne de Bardi, sur coup franc. Et SuperMario n'a pas envie de s'arrêter là. À la 89e minute, il expédie un missile sur la barre du portier de Livourne. Dernière émotion d'un superbe match qui, néanmoins, ne fait les affaires de personne. À part des supporters, qui se sont régalés.

Les résultats :

Bologne - Juventus 0-2 (hier)
Vidal 12', Chiellini 89'

Livorno - Milan 2-2
Siligardi 26', Paulinho 58' / Balotelli 7' et 83'

Napoli - Udinese 3-3
Pandev 38' et 41', Dzemaili 71' / Fernandez (csc) 45', Fernandes 70', Basta 80'

Eric Maggiori
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

C'est con pour le Napoli, c'est pas Gervasoni qui arbitrera contre Arsenal.
vinnyroma Niveau : CFA2
Balotelli au delà de ses frasques progresse petit à petit pour devenir l'un des meilleurs attaquants du monde.
Le Milan d'aujourd'hui lui convient finalement car il peut être titulaire en permanence malgré ses excès et il est en passe de devenir enfin le joueur qu'il doit être. N'oublions pas qu'à son âge les Ibra, Suarez Cavani
n'étaient pas non plus à leur niveau actuel.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
3 2