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  2. // 20 journée
  3. // Nantes/Metz (0-0)

Nantes coince, Metz s'extirpe

De l'engagement, mais peu d'occasions. Au cours d'un match faussement animé, Nantes a perdu l'occasion de voir plus haut que sa 7e place contre des Messins vaillants et qui profitent de ce point pour laisser la zone rouge derrière eux. Une bonne affaire sur les cendres de ce 0-0.

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Nantes - Metz : 0-0

Au milieu du rassemblement, un îlot de football. À l'heure où la foule se dresse dans les moindres recoins de la ville et bat le pavé, Nantes et Metz avaient la lourde charge d'offrir un spectacle différent dans ce contexte particulier. Pas évident, d'autant que l'affiche n'était sans aucun doute pas la plus excitante pour se soustraire au deuil national. Et malgré l'illusion donnée par un début de rencontre animé, les marches nantaises et messines sont restées plus que silencieuses. Une occasion manquée de se rapprocher des meilleurs pour les premiers, un résultat bénéfique pour les seconds qui s'extirpent des places déshonorantes.

La confiance nantaise


Fort de sa position dans la première partie de tableau, Nantes se permet de débuter la partie en croquant son adversaire. Avant-dernier de Ligue 1 et surtout, pire équipe à l'extérieur, le FC Metz subit les assauts précoces des Canaris. Plus présents à la récupération, plus hauts aussi, les hommes de Michel Der Zakarian investissent les côtés et semblent avoir un temps d'avance. Telle une mobylette chargée en Super 95, Cissokho avale son couloir droit pour distiller quelques bons centres à destination des perches de devant. Au-dessus du lot, Yacine Bammou décroise deux fois, l'une au-dessus, l'autre à côté. Trop timide dans ses offensives, Metz peine alors à trouver Ngbakoto quand Krivets subit les assauts physiques du milieu nantais. Pourtant, les Grenats ne désarment pas. En sortant les épaules après les avoir rentrées, les petits du Cartier se permettent de remonter d'un cran et de faire trembler Riou. Bussman, puis Krivets, libéré de ses chaînes, manquent d'une mèche de Vizcarrondo l'ouverture du score. Des frissons pour la Beaujoire qui peut toutefois s'impatienter face au manque de réalisme des siens durant les 30 premières minutes.

Un point c'est tout


Sans être désagréable, la rencontre se pare pourtant d'habits trompeurs. On court, beaucoup, on s'engage, durement, mais le coup de patte nécessaire à la création d'une action franche n'émerge pas. Tout au plus, faut-il se contenter des râteaux de Bouna Sarr et des rushs de Nkoudou pour trouver quelque amorce de frisson. Pour Metz, qui se contenterait bien du point du nul pour sortir, modestement certes, de la zone de relégation, l'affaire n'est pas si mauvaise. Et à mesure que les tentatives de Bedoya des 30 mètres sonnent comme l'expression d'une certaine impuissance, les Messins affichent plus d'assurance pour conserver le précieux. La Beaujoire a beau donner dans le slogan et se fendre d'un soutien permanent, Nantes cale à l'approche de la surface adverse, tandis que Veretout expédie un bon coup franc au-dessus de la transversale. Non cadré, comme un leitmotiv dans un match où les frappes n'ont pris la direction des filets qu'une seule fois. Trop peu pour s'offrir un but, trop peu pour s'offrir un vainqueur, tout du moins jusqu'à ce que Sarr, encore lui, allume l'ultime mèche. La transversale brisée laisse un bruit s'échapper, mais contient le 0-0. Sans aucun doute, le spectacle se devait d'être ailleurs.

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Par Raphael Gaftarnik
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J'en senti la gastro venir pendant ce match et je ne crois pas que ce soit un hasard.
Message posté par Banshun
J'en senti la gastro venir pendant ce match et je ne crois pas que ce soit un hasard.


J'ai


...pris un violent coup de hache.

Match dégueu de reprise. J'ai beau chercher, non, il n'y a vraiment rien à dire.
Je sens dans cet article un peu de rancœur contre les supporters venus à la Beaujoire ce dimanche. Supporter venue en nombre d'ailleurs puisque 28 000 spectateurs ont assisté au match.

Sachez que venir au stade n'empêchait absolument pas de réaliser son devoir de citoyen, car la marche pour la liberté d'expression et le soutien aux victimes avaient lieu la veille du match. Elle a rassemblé plus de 75 000 personnes à Nantes selon la préfecture.

Enfin, il ne faut aussi souligner le nombre important de panneaux et banderoles "je suis Charlie" présents lors du match et l'impressionnante minute de silence pleine d'émotion.

On peut tout de même regretter que les joueurs ne portaient pas de brassard.

Même si c'est dur, Show must go on...
Ils avaient un brassard, regarde bien la photo.
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