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  3. // PSG/Nancy (0-1)

Nancy, comme une évidence

Novembre, crise, Ancelotti, licenciement, Kombouaré, Luyindula, Nancy. Tous les ingrédients étaient réunis pour que Paris trébuche bêtement à domicile. C’est fait.

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PSG - Nancy : 0-1

But : Calvé pour Nancy

Le Parc des Princes sonnait comme un soir de fête pour le jubilé Kombouaré. Plus de 40 000 personnes pour accueillir l’AS Nancy, plus faible équipe à l’extérieur. Le Parisien est d’humeur festive. D’aucuns se disaient d’ailleurs que la rencontre allait tourner à la boucherie. Surtout que les Franciliens enregistraient le retour de nombreux blessés comme Bisevac et Matuidi qui s’immisçaient dans le onze de départ. Pour le reste, du presque classique avec un quatuor offensif quasiment au complet (Jallet remplace Menez, suspendu). Jean Fernandez, lui, envoyait ses troupes chercher un score au Parc des Princes. Et c’est ce qu’il a fait. En bon vieux renard du banc de touche. Invaincu depuis la première journée, le PSG s’est de nouveau incliné à domicile. La faute à un manque de réalisme offensif, un peu, et à une ambiance bordélique autour du club, beaucoup.

Habitués aux départs diesel, les Parisiens décident de surprendre et de presser haut. Les latéraux participent au jeu et Nenê est en feu. La chique circule, Bodmer s’essaie aux transversales, Matuidi aux frappes, bref Nancy laisse passer l’orage. Après cinq minutes, Paris a déjà tiré trois fois au but et Sirigu a fait sa spéciale (parade à la Alonzo). Tout baigne. Nancy évolue en 8-1-1 et ne joue qu’en contre. Alors forcément, Paname attaque comme en handball, en utilisant au maximum la largeur du terrain, afin d’écarter les lignes lorraines. Sur le 34e centre de Nenê, Lemaître est à un tibia de tromper son propre gardien. Comme prévu, Nancy souffre, plie, mais ne rompt pas. Alors que le match avait bien débuté, on retombe dans l’ennui. Pastore et Gameiro jouent à cache-cache dans l’axe du terrain, et les visiteurs sont bien en place. Trop même. Les ouailles de Kombouaré ont toutes les peines du monde à bouger ce bloc défensif de neuf joueurs. Comme eux, on se dit qu’il va falloir patienter. Attendre. Encore et encore. La patience a parfois des limites et les consommateurs du Parc des Princes se mettent à siffler la prestation quelconque des siens. A juste titre.

Pastore n’a plus de folie

Et comme par magie, au retour des vestiaires, c’est Nancy qui déflore Sirigu sur un contre bien mené. Sakho et Armand se gênent sur un centre de Lemaître, Karaboué récupère et décale Calvé – étrangement seul – qui nettoie la lucarne opposée d’une frappe enroulée depuis la droite de la surface. Tout en maîtrise, les hommes de Jean Fernandez prennent l’avantage. Le Qatar est en ébullition. Son jouet est en train de s’effriter. Et voilà le PSG obligé de courir après le score… Le genre de traquenard qu’il ne sait pas maîtriser. Ou si mal. A l’image du contre bien mené par Nenê qui trouve Jallet, mais ce dernier assure mal sa volée. La révolte est timide. Molle. Murmurée. Rien ne fonctionne. Comme si les pesantes rumeurs de la semaine avaient plombé les tronches franciliennes. Il faut une détente poster Onze Mondial de Sirigu pour empêcher Nancy d’enfoncer le clou. Une chose est sûre, Paris est mal. Perdu pour perdu, Kombouaré sort Ceara et lance Erding pour les vingt dernières minutes. Les locaux passent à deux pointes et accentuent la pression, sans pour autant donner l’impression d’y croire.

Même si la seconde période de Pastore est plus clinquante que ses dernières sorties, la magie n’habite plus l’Argentin. Et c’est toute l’équipe parisienne qui tire la langue. Sans idées, sans réalisme, et sans chance quand Kevin Gameiro touche la barre à bout portant. Et quand ce ne sont pas les montants, c’est Ndy Assembé, le portier lorrain, qui joue le match de sa vie en dégoûtant tour à tour Nenê et Bodmer, pourtant à un mètre du but. Nancy réalise un gros coup avec une recette made in Correa, comprendre un bloc défensif, des contres rapides et une grosse solidarité. C’est moche, mais ça marche. Mais les critiques fuseront surtout sur le leader du championnat de France parisien. Alors que tout allait bien au PSG, la communication hasardeuse des dernières semaines a laissé des traces. Psychologiques surtout. On ne sait pas si ce match était le dernier de Kombouaré, mais une chose est sûre, on lui a bien savonné la planche en interne. Pour changer. La semaine prochaine, le PSG jouera à Marseille. Avec ou sans Kombouaré ? On est plus à une connerie près.


Par Mathieu Faure
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NANCY est un club qui a été obligé de dégraisser énormément cette saison en face ils dépensent sans compter dans votre article j'aimerai qu'il y est un peu de respect pour notre club cette victoire est grandiose !!!!! "Match nul" en tout cas beaucoup moins que la teneur de votre article
Les mecs qui découvrent Pastore, découvrent en même temps son inconstance chronique.

Ça me fait doucement sourire après le suçage en règle dont il a été l'objet après ses premiers matchs.

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