1. //
  2. //
  3. // Monaco-Nice

Nampalys Mendy, jeune cadre dynamique

Cet après-midi, Monaco et Nice s'affrontent pour le compte de la 15e journée de Ligue 1. L'occasion pour le jeune milieu de terrain niçois de retrouver son ancien club. À 23 ans, Nampalys Mendy a déjà convaincu partout où il est passé.

1 1
« Hatem nous a libérés une nouvelle fois sur un exploit individuel, mais il n’est pas tout seul sur le terrain. S’il l’avait mise en retrait, Valère Germain était seul au centre. Il a choisi de jouer pour lui-même, et tant mieux, mais il y avait mieux à faire. » Même si cette prise de position est discutable, elle a le mérite de montrer que Nampalys Mendy est le patron du jeune vestiaire niçois. En avril 2015, à seulement 22 ans, il a porté pour la première fois le brassard de capitaine. Et cette année, il est deuxième dans la hiérarchie du capitanat derrière l'expérimenté Mathieu Bodmer. Titulaire inamovible du onze niçois, Mendy s'impose peu à peu comme l'un des meilleurs numéros six du championnat de France.

Un profil à la Makelele


Même si le jeu des comparaisons peut être parfois agaçant, le profil de Nampalys Mendy fait fortement penser à l'ancien très grand joueur français. Petit (1m68), rapide, agressif, impeccable à la relance, endurant, généreux, sûr techniquement, en place tactiquement, peu de joueurs peuvent se targuer de réunir toutes ses qualités. « Dès que je l’ai découvert en vidéo, je me suis dit : c’est notre Makelele » , se réjouissait Claudio Ranieri en mai 2013. L'ancien entraîneur de l'AS Monaco est peut-être très fier d'avoir fait le rapprochement, mais il est loin d'être le premier à y songer. Avant de rejoindre le club de la Principauté, à 15 ans, il s'est déjà fait les dents dans tous les clubs de Toulon, près de La Seyne-sur-Mer, où il est né. À 13 ans, sur les conseils du président du pôle espoir d'Aix-en-Provence, il rejoint le Sporting Toulon Var.


Et même s'il ne reste que deux ans, tout le monde a eu le temps de se rendre compte de son potentiel. Et de ses similarités avec Claude. « Il avait une vision de jeu extraordinaire pour son jeune âge. Il était intelligent sur le terrain, c'était hors du commun. Sans vouloir me vanter, dès le début, avec le président du pôle espoir, on disait de lui que c'était le futur Makelele. Il avait 14 ans et on pensait à l'équipe de France pour lui. Et je pense encore qu'il peut y accéder un jour » , se souvient Sébastien Vitiello, son éducateur en U13, puis en U15. À cet âge-là, Nampalys Mendy semble né pour ratisser tous les ballons et pour les ressortir proprement. « C'est rare pour les tout jeunes joueurs de savoir exactement à quel poste ils vont faire carrière. Lui, je ne l'ai jamais fait jouer ailleurs qu'au poste de numéro six. Il avait ça dans le sang » , tranche son ancien éducateur.

Un leader discret


À l'été 2013, après une énorme saison avec l'AS Monaco en Ligue 2, il décide de quitter le club pour l'OGC Nice. Pourtant, Claudio Ranieri l'apprécie beaucoup, et l'ASM a l'ambition de concurrencer le PSG. Sauf que l'arrivée de joueurs de renom dans l'entrejeu comme Toulalan et Moutinho laisse penser qu'il jouera les seconds couteaux. Et ça, Nampalys n'en veut pas. « Il a fait le choix de la jeunesse. En allant à Nice, il s'est rapproché du très bon formateur qu'est Claude Puel. C'était le bon choix, je pense » , estime Sébastien Vitiello. À Nice, en seulement trois ans, il peut de nouveau reprendre la place de patron qui a toujours été la sienne quand il était jeune. « Il y a deux types de leaders. Il y a ceux qui replacent leurs coéquipiers, qui crient et qui donnent des consignes. Lui, il n'a pas besoin. C'est quelqu'un de timide. C'est avant tout un leader sur le terrain, un leader technique. Un regard, un geste suffisait pour que les autres comprennent. »


C'est à cette époque que ses coéquipiers et ses éducateurs lui donnent le surnom de « Papy » , diminutif de Nampalys. Un surnom qui colle maintenant parfaitement à sa grande maturité tactique. « À tout point de vue, sportif ou humain, tous les autres éducateurs sont d'accord pour dire que c'était une chance inouïe de pouvoir le côtoyer. On dit souvent qu'un adulte apporte beaucoup à un gamin, mais ça marche aussi dans l'autre sens » , se souvient, fier, son ancien éducateur. Une analyse flatteuse qui se vérifie cette saison avec le Gym. Si l'OGC Nice et Claude Puel ont apporté temps de jeu et confiance à Mendy, le Franco-Sénégalais a rendu au moins autant en étant l'un des principaux acteurs du parcours de l'OGCN cette année. À quand la prochaine étape ?

Par Kevin Charnay
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.

Dans cet article

Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Entre Mendy et Kanté, ça fait deux jeunes milieux défensifs (même si j'ai l'impression que le joueur de Leicester a un profil un peu plus relayeur) prometteurs pour l'équipe de France, dans le futur !
Après je ne sais pas du tout si le Niçois privilégie la sélection sénégalaise ou l'EDF...
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
1 1