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  1. // Euro 2016
  2. // Quarts
  3. // Belgique-Galles (1-3)

Nainggolan, l’œuvre d’art suspendue

Chaque élimination amène son lot de regrets. Cette fois, c'est un artiste unique qui va manquer pour le reste de la compétition. Son nom : Radja Nainggolan.

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Il était beau. Il était frais. Il dénotait. Mais désormais, on ne verra plus la crête blonde balader son pied d’or sur les pelouses françaises lors de cet Euro. Ni les tatouages qui l’accompagnent. Ni même la ligne de sourcil rasé imitant une cicatrice à l’arcade. On regrette Andrés Iniesta, Luka Modrić et Marek Hamšík. Il en sera de même pour Radja Nainggolan. Le genre de gars qui transpire le foot, qui donne envie d’allumer sa télé juste pour le voir gambader. Le style de type capable d’illuminer une partie sans même le faire exprès, par une folie, une inspiration, un geste naturel.


Bien sûr, la qualification du pays de Galles fait plaisir aux yeux. Bien sûr, l’élimination des Belges est tout sauf une anomalie, compte tenu de la supériorité démontrée de la part des Dragons. Mais impossible de rester muet devant le départ – qui restera discret – du milieu des Diables rouges. Car disons-le tout net : Nainggolan est unique. Si son look n’est pas suffisant pour persuader les plus réticents à l’idée, suffit de contempler ses performances sur un terrain. Nainggolan pourrait avoir les cheveux gras, une barbe de hipster et une peau vierge qu’il en serait aussi jouissif. Son physique n’est qu’un symbole de ce qu’il offre : de l’inattendu.

Un profil inimitable


À qui pourrait-on comparer Radja ? À personne, en fait. Le joueur est un milieu défensif plus que moderne, un relayeur 3 0. Parce qu’il sait défendre, d’abord. Parce qu’il sait amener le pressing, ensuite. Parce qu’on peut l’associer à pratiquement n’importe quel autre joueur, aussi. Parce qu’il a une technique au-dessus de la moyenne, également. Parce qu’il n’est jamais fatigué, en outre. Parce qu’il est aussi dangereux qu’un attaquant, enfin. Et voilà où on veut en venir, évidemment : sa frappe de balle.


Nainggolan est peut-être la seule personne au monde que Pep Guardiola n’empêcherait pas de tirer en dehors de la surface. À lui seul, le Romain est une arme offensive contre qui on ne sait pas comment défendre. Faut-il monter à toute allure sur le joueur, au risque de laisser des espaces derrière soi ? Faut-il le laisser libre de ses mouvements, au risque qu’il déclenche un missile ? La deuxième solution a été testée par les Gallois au quart d’heure de jeu. La conséquence est immédiate : Nainggolan fait parler la poudre et catapulte le cuir dans la lucarne de Wayne Hennessey. Le tout alors qu’il est à 27 mètres des cages. Comme d’habitude, le geste est juste, simple, limpide, sublime. Et efficace, puisqu’il donne un but à son équipe.


Et que personne n’évoque la chance. Est-il vraiment nécessaire de rappeler les huit pions du garçon lors de la saison 2014-2015 ? Ou les six de celle écoulée ? Sans parler des passes décisives régulières – ce n’est pas la question. Plus récemment, Nainggolan avait déjà envoyé un avertissement en phase de poules. Contre la Suède, plus exactement. La position est différente, mais le résultat est le même : un filet transpercé. Sauf que cette fois, il avait donné la victoire aux siens.

Vidéo

Nainggolan est tellement essentiel qu’il peut se permettre ce qu’il souhaite. Le bonhomme fait ce qu’il veut, quand il veut, où il veut. Mais toujours en dehors du terrain, et jamais au détriment de son rendement. La clope, par exemple. Radja ne se cache pas et fume sa clope devant les caméras. Ses poumons, eux, s’en fichent complètement et restent au service des jambes et du cerveau. Du coup, la hiérarchie n'ose rien dire. «  Oui, Radja fume, a capitulé Marc Wilmots pendant la compétition sur Sporza. C’est une habitude en France et en Italie, où beaucoup de joueurs font cela. Je suis flexible à ce niveau-là. C'est son corps et tant que ses prestations sur le terrain sont bonnes, cela ne me pose pas problème. J'essaie toujours de lui donner une chambre avec un balcon, pour que le détecteur de fumée ne se déclenche pas. Je crois qu'il est le seul Diable rouge qui fume. Si je lui interdis de fumer cinq à six cigarettes par jour, je crois qu'il détruit sa chambre. C'est son problème s'il ne pourra jouer que jusqu'à ses 30 ans au lieu de jusqu'à ses 35 ans à cause de cela. » Ne parlons pas de laxisme. Mieux vaut profiter d’un talent pendant quelques rares années que de frustrer un artiste.



Par Florian Cadu
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Euro 2016 - Quarts
Galles-Belgique (3-1)
Le débrief




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