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Nagelsmann, jeune et bon

Julian Nagelsmann n'a que vingt-neuf ans et un bilan que certains de ses collègues aimeraient avoir. Car au-delà d'être le plus jeune coach actuel de la Bundesliga, l'entraîneur d'Hoffenheim agite les lignes et poursuit les records. Avant de poursuivre le Bayern ? Puisqu'il est jeune et bon...

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Son capitaine est plus vieux que lui. Eugen Polanski affiche trente ans au compteur. Julian Nagelsmann n'en a que vingt-neuf, à ce jour. L'entraîneur du TSG Hoffenheim est ainsi dans une position inédite et étrange. Plus jeune entraîneur de l'histoire de la Bundesliga – exception faite de l'intérim exercé par Bernd Stöber en 1973 pour Sarrebruck –, à la carrière professionnelle quasi inexistante à cause d'une blessure dans son jeune âge, il aurait dû être mis en défaut par ses aînés. À commencer par Huub Stevens, nommé pour mener à bien l'opération maintien des Souabes en cours de saison dernière. Finalement, le jeune Nagelsmann prendra sa place alors qu'Hoffenheim ne s'en sort pas. Depuis, les Bleus marchent sur l'eau, et la question se pose. Avec son visage de poupon, à seulement vingt-neuf ans, peut-il vraiment être un excellent meneur d'hommes ?

30% tactique, 70% social


Pour Nagelsmann, la question d'être un meneur est d'ailleurs essentielle. Pour lui, la tactique n'est qu'une partie du travail de l'entraîneur dans un groupe professionnel. Et pas la plus importante. Il s'agit à 30% de tactique, et à 70% de social. Interrogé par le site de la Bundesliga à la fin du dernier exercice, il l'affirme avec certitude : « Si l'entraîneur est au top au niveau des compétences, mais un idiot dans ses relations humaines, alors il n'aura aucun succès. » Autrement dit, ce que Julian Nagelsmann a voulu faire avec Hoffenheim, c'est créer les conditions pour que les joueurs reprennent confiance. Dès son premier match contre le Werder, il modifie le schéma tactique et résume l'affaire ainsi : « Un facteur décisif [pour le maintien] a été lorsque j'ai choisi un nouveau schéma tactique à Brême, pour mon premier match, après seulement deux entraînements collectifs. [...] Les joueurs ont remarqué que l'entraîneur était un peu fou et ont compris pendant le match [1-1] que le schéma n'était pas important. L'art et la manière d'aborder la tâche. » La raison n'est donc pas tactique, au sens de faire déjouer l'adversaire. Il s'agit pour Nagelsmann de mettre les siens dans les meilleures dispositions possibles mentalement. Encore sur le site de la Bundesliga : « Je n'ai pas disposé l'équipe de cette manière seulement pour pouvoir dépasser la formation de Brême, mais aussi pour aiguiser les sens de mes joueurs. Et c'est ainsi qu'il y a eu un déclic dans la tête des joueurs. Ils ont compris : nous pouvons bien le faire. »

L'éponge Nagelsmann


Si Nagelsmann rejette l'idée d'avoir un véritable modèle, il n'est pas pour autant du genre à se couper du monde et croire à sa science infuse. Au contraire, il s'inspire beaucoup des autres, demande l'avis du reste du staff, ou lit les interviews de ses collègues et y prend une source d'inspiration. Dans un journal local d'Osnabrück, il estime qu'il s'agit là des meilleurs conseils qu'il puisse trouver pour un jeune coach. Mais parmi ses collègues, un homme reste particulier dans son esprit : Thomas Tuchel. « Il m'a beaucoup marqué, parce qu'il était mon entraîneur au FC Augsbourg. Chez lui, les charges de travail extrêmes m'ont fasciné. Chaque entraînement était exigeant. C'est une époque qui a été précieuse pour moi. » Aujourd'hui, les joueurs d'Hoffenheim sont les premiers à reconnaître que leur entraîneur leur a apporté quelque chose de plus. Après le match contre Berlin, Kevin Vogt formule des louanges au micro de la Sky : «  On joue très bien en ce moment et si nous gagnons les matchs, ce n'est pas par hasard. Il y a un plan derrière. L'équipe reçoit beaucoup de la part du staff et de l'entraîneur, qui rendent les choses plus faciles sur le terrain. » Tactiquement, aujourd'hui, Hoffenheim joue avec un certain panache. Contre Berlin encore, une équipe difficile à manœuvrer, ses joueurs n'ont cessé de tenter leur chance et ont même fini la rencontre avec un trio d'attaquants – alors que l'équipe avait un score de 1-0 à tenir. Plus que de la confiance en son groupe, c'est l'exigence de Tuchel adapté par Nagelsmann qui se donne à voir.

Le jeune sage


Toutefois, ces dernières semaines, ce n'est pas la série en cours de cinq victoires consécutives qui a attiré le plus l'attention sur lui. Le vrai coup de Nagelsmann est d'avoir tenu tête à Roger Schmidt... en ne réagissant pas, lors de la large victoire (3-0) contre le Bayer Leverkusen. Énervé par une réclamation de Nagelsmann, le technicien du Werkself lâche plusieurs noms d'oiseaux avant de terminer par un « tu crois avoir inventé le football ? » Nagelsmann, de son côté, encaisse sans broncher et se montre magnanime quelques jours plus tard en conférence de presse : « Le football est un sport d'émotions, c'est pour cela que nous l'aimons. Comme entraîneurs, nous devons regarder depuis la ligne de touche sans laisser nos émotions transparaître. Mais nous en avons parlé et c'est de l'histoire ancienne. » Du haut de ses vingt-neuf ans, Nagelsmann répond et agit comme un vieux sage. Un calme souverain qui vient aussi de son bilan. Avec quarante-deux points en vingt-trois matchs, Hoffenheim est troisième du « classement Nagelsmann » , qui regroupe les équipes de Bundesliga depuis que le coach a été nommé officiellement à la tête de l'équipe première. Seul le Bayern et Dortmund – pour le moment – restent devant. Là encore, Julian Nagelsmann mélange discours de vieux sage et bonnes recettes éprouvées pour un coach. « Nous ne discutons pas du classement [...], seulement de performance et de contenu. » À ce jeu, si son équipe enfonce le clou contre le Bayern, Nagelsmann n'aura plus à se ronger les ongles. Il n'aura plus rien à prouver à personne. Si ce n'est qu'il peut durer.

Par Côme Tessier
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