Murillo, successeur de Mario Yepes ?

Unique buteur colombien lors de la Copa América, Jeison Murillo s'impose, à 23 ans, comme un titulaire indiscutable de la sélection entraînée par José Pékerman. Le défenseur central de l'Inter Milan fait même oublier une légende au pays : Mario Yepes.

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La Colombie a troqué le « Il y avait but de Yepes » , contre « Il y a but du remplaçant de Yepes » . L'adversaire, le Brésil, est le même que les « Cafeteros » n'ont pas battu depuis vingt-quatre ans. Lors du quart de finale du Mondial, Mario Yepes s'était vu refuser un but valable, resté en travers de la gorge du peuple colombien. Lors de la Copa América chilienne, Jeison Murillo s'est jeté, a battu Jefferson et a libéré le cri retenu de tout un pays pendant plus de vingt ans. La comparaison semble évidente. Jeison Murillo, solide défenseur natif de Cali, est en passe de devenir le patron de la défense colombienne. Oui, tout comme Mario Yepes.

De Cali à Grenade, en passant par Udine


« Il doit continuer à faire son travail, continuer à faire des efforts, avec humilité et sacrifice, comme il sait le faire. » Aux dires de Jamer Murillo, père du défenseur central formé au Deportivo Cali, le parallèle fait entre son fils et l'ancien défenseur du FC Nantes « est hâtif, voire naïf » . Pourtant, Mario Yepes a lui-même adoubé Jeison Murillo, sur Fox Sports : « Éder Álvarez Balanta, Jeison Murillo et Pedro Franco sont des défenseurs qui pourraient s'imposer à ma place en sélection. » Une pression pour Murillo ? Rien de tel : « C'est une grande responsabilité qu'on me compare avec Yepes » , affirmait Murillo, après son but victorieux face au Brésil. Comme son père, Rodrigo Larrahondo, ancien préparateur physique de la sélection des moins de 20 ans, réfute les comparaisons avec l'actuel défenseur de San Lorenzo : « Un jour, il arrivera certainement à faire la carrière de Mario. Mais pour l'instant, il reste Jeison Murillo. » Celui qui a suivi l'évolution du défenseur de l'Inter Milan raconte : « Nous l'avons repéré au Deportivo Cali. Il a rapidement intégré la sélection des moins de 17 ans. En 2009, un entrepreneur colombien l'a repéré. Il travaillait pour l'Udinese, une machine de recrutement. » Là-bas, Murillo subit la loi de l'empire Giampaolo Pozzo : le prêt dans l'une des filiales du businessman italien, à Grenade. Le club andalou le cède ensuite à Cadix, lors de la saison 2011-2012, puis à Las Palmas, l'année suivante. Deux saisons en Espagne qui lui permettent de s'aguerrir : « Il s'est définitivement montré aux yeux du pays lors du Mondial des moins de 20 ans à domicile, en 2011. Peu de monde le connaissait, puisqu'il est parti très tôt. Même si le Granada CF ne lui a pas fait confiance directement, on savait que c'était un futur pilier de notre sélection. On le suivait ardemment dès sa saison à Cadix » , se rappelle Larrahondo.

Blessures à répétition


Pour mieux connaître Jeison Murillo, il faut s'adresser à Don Prudencio Viveros, qui travaille pour le Deportivo Cali. Il a repéré le numéro 23 de la sélection « cafetera » , dans le quartier pauvre d'Andres Sanín : « À chaque rentrée, les dirigeants me disaient que Jeison ne serait pas conservé. Quatre ans de suite ! Il était maigre, et j'insistais pour qu'il joue en défense. Soit dans l'axe, soit en tant que latéral. À la fin des entraînements, on leur donnait une collation, pour qu'ils ne rentrent pas le ventre vide chez eux. Jeison ne mangeait rien. » Et de poursuivre : « J'ai bien fait d'insister. Regardez où il est aujourd'hui. C'est même lui qui m'a permis d'enfin avoir un toit pour ma maison. » Recruté par l'Inter Milan cet été, Murillo s'est déjà imposé dans l'équipe de Mancini, malgré une énième blessure lors d'un match de pré-saison : « C'est vrai qu'il a un problème de blessure. Mais depuis qu'il a quitté la Colombie, nous le suivons. Lorsqu'il s'est blessé avec Grenade en décembre dernier, il est venu se faire soigner ici. C'est un malade de travail. Chaque été, il demande la permission à son club de reprendre l'entraînement plus tôt avec le Deportivo » raconte Gustavo Portela, médecin du Deportivo Cali. Des éloges partagés par Iván Ramiro Córdoba, légende de l'Inter et de la sélection colombienne : « Il a un grand talent : il sait transmettre de la tranquillité à ses coéquipiers. Il peut faire une très grande carrière à Milan. » Avant le début des éliminatoires pour la Coupe du monde 2018, Jeison Murillo s'est imposé comme un titulaire indiscutable de la sélection colombienne. « Je pense qu'il peut suivre la trajectoire d'Iván Córdoba. Il a les même qualités » , conclut Rodrigo Larrahondo. Les comparaisons n'ont pas fini de fleurir.

Par Ruben Curiel
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Note : 2
Murillo-Balanta, la relève est assurée.
Un très bon defenseur!
Un très bon defenseur!
sandmo seleçao Niveau : Loisir
Très bon défenseur. Il manque cruellement à la défense centrale du Granada C.F.
Balanta est si bon que ça ? Il a presque pas joué avec River au final et je me demande si c'est pas un énième bide
Message posté par Peewow
Balanta est si bon que ça ? Il a presque pas joué avec River au final et je me demande si c'est pas un énième bide


Balanta est un bon joueur, avec une grosse marge de progression. Il n'a que 22 ans. De 2012 à 2014, avec l'entraineur Ramon Diaz ( avant Gallardo ), il était presque un titulaire indéboulonnable. River Plate était déjà une équipe performante, et il y contribuait fortement.

Mais l'arrivée de Gallardo l'a relégué sur le banc au profit de Funes Mori et Maidana. Le seul hic avec Balanta, ce sont ses blessures à répétition. C'est pour cela qu'on a le sentiment qu'il ne joue que très peu. C'est un joueur très fragile, il me fait penser à Mamad' Sakho dans son style de jeu mais aussi dans sa propension à se blesser régulièrement. Leur physique de bluff les empêchent de faire une saison pleine.

Mais là, le départ de Mori cet été vers Everton a permis à Balanta de retrouver une place de titulaire. A voir si désormais son physique a fini de lui jouer des tours.
Message posté par CARP2015


Balanta est un bon joueur, avec une grosse marge de progression. Il n'a que 22 ans. De 2012 à 2014, avec l'entraineur Ramon Diaz ( avant Gallardo ), il était presque un titulaire indéboulonnable. River Plate était déjà une équipe performante, et il y contribuait fortement.

Mais l'arrivée de Gallardo l'a relégué sur le banc au profit de Funes Mori et Maidana. Le seul hic avec Balanta, ce sont ses blessures à répétition. C'est pour cela qu'on a le sentiment qu'il ne joue que très peu. C'est un joueur très fragile, il me fait penser à Mamad' Sakho dans son style de jeu mais aussi dans sa propension à se blesser régulièrement. Leur physique de bluff les empêchent de faire une saison pleine.

Mais là, le départ de Mori cet été vers Everton a permis à Balanta de retrouver une place de titulaire. A voir si désormais son physique a fini de lui jouer des tours.



physique de buffle , et non pas bluff !

désolé pour la coquille.
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