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Muniain, touché, coulé, prolongé

Des débuts à seize ans, une première cape à 19… Iker Muniain était programmé pour devenir le fleuron de l'Athletic Bilbao et, plus grossièrement, de la Roja. Aujourd'hui, le constat est implacable : plus que stagné, le Basque a régressé, puis s'est pété. Avant d'être prolongé par la direction des Leones.

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Les larmes sont douloureuses, la blessure affreuse. Allongé sur la pelouse du Sánchez-Pizjuán, Iker Muniain ne se relève pas et attend le brancard de la Cruz Roja pour quitter l'antre sevillista. Un retour à Bilbao plus tard, le diagnostic est formel : avec une rupture du ligament de son genou, il se prépare à une longue période d'hibernation. De six à sept mois, cette absence lui promet de nombreuses heures de rééducation et quelques maux de tête. Pis, elle l'empêche de disputer la finale de la Copa del Rey, une redite de celle qu'il a déjà disputé en 2012 face aux mêmes Blaugrana. Une finale perdue, qu'il vit dans un costume qu'il connaît bien, celui de supporter. « Un jour, nous rendrons réalité votre rêve, notre rêve, professe-t-il au coup de sifflet final. Je suis fier de faire partie de cette grande équipe, d'avoir le meilleur public et de partager le même sentiment avec chacun d'entre vous. Je préfère pleurer avec vous que célébrer avec d'autres. » Une déclaration d'amour qui lui vaut les hourras de l'aficion des Leones. Et, quelques jours plus tard, une prolongation de contrat jusqu'en 2019.

Prostituées, agression d'arbitre et fonds d'investissement


Ce nouveau bail avec l'Athletic Bilbao, Iker Muniain l'entrevoit comme une bénédiction. Car le lascar aux 22 printemps tarde à confirmer toutes les attentes placées en lui depuis déjà quelques saisons. Plus jeune joueur à avoir débuté avec la liquette des Leones - à seize ans, sept mois et onze jours face aux Young Boys de Berne le 30 juillet 2009 - il était programmé pour devenir le fleuron de la cantera basque. Son profil, rare dans une formation jusqu'ici plus guerrière que technique, lui offre rapidement un statut d'indéboulonnable. Une à une, il saute les étapes et se retrouve, à tout juste 19 ans, convoqué par la Roja. Aux côtés d'Iniesta, Xavi et Casillas, il détonne. Un membre du staff de Vicente del Bosque dit de lui « qu'il ne s'échappe jamais et met toujours le pied quand il le faut, sans jamais avoir peur » . Cette période, la plus faste de sa jeune carrière, se termine une fois sa première cape officialisée. S'ensuivent alors les premières polémiques. La plus accablante sort tout juste une semaine après ses débuts internationaux : en compagnie de Javi Martínez, il apparaît aux côtés de prostituées dans l'hôtel où l'Athletic organise sa mise au vert…

Un épisode qui donne du grain à moudre à ses détracteurs. Tout comme celui des Jeux olympiques, lors desquels il agresse verbalement l'arbitre vénézuélien suite à la défaite des siens face au Honduras. Après trois ans de progression et de confirmation, Iker Muniain stagne sur les prés et déçoit dans les travées. Maillon fort de la formidable épopée de l'Athletic de Bielsa en Ligue Europa et en Coupe du Roi, il connaît par la suite ses premiers coups de mou sportifs. Un constat qui s'explique autant par le changement d'entraîneur - le jeu prôné par El Loco faisant la part belle à son coup de rein, a contrario de la recette plus pragmatique de son successeur Valverde - que par un manque de sérieux. Plus que ses statistiques moribondes, ses performances interrogent. À tel point que l'intéressé, en janvier 2014, décide de mettre entre parenthèses les pourparlers concernant sa prolongation de contrat. Son président, Josu Urrutia, l'explique par « son objectif personnel qui est de récupérer les sensations qu'il n'a pas eues la saison dernière » . En coulisses, le refrain diffère : Muniain et ses conseillers souhaiteraient mettre dans la balance un fonds d'investissement…

Deux prolongations en deux ans


Ses demandes sont expressément refusées par le président de l'entité basque qui, à la fin de l'exercice 2013-14, prolonge tout de même son poulain jusqu'en 2017. Une marque de confiance que le natif de Pampelune s'apprête à rendre sur le pré. Le premier remerciement intervient à Naples, où il inscrit le seul but basque lors du barrage aller de Ligue des champions. Sa joie, pourtant, est de courte durée. Car après ce mois d'août prolifique, Iker Muniain entame une hibernation interminable. Sa conduite de balle chaloupée devient brouillonne, ses crochets un temps dévastateurs ne surprennent plus, sa qualité de passe demeure introuvable. Pour Ernesto Valverde, qui, durant la trêve estivale, avait considéré sa prolongation comme « la meilleure nouvelle possible » , le coup est rude. Pire, même lorsqu'un léger mieux transparaît dans le jeu de Muniain, son ligament le lâche au début du mois d'avril. Son absence, de six à huit mois, n'empêche pourtant pas son président de lui offrir un nouveau bail, le second en deux ans. Une preuve de la confiance qui est placée en lui, et de la patience à son égard. À l'Athletic, on ne fait décidément rien comme les autres.

Par Robin Delorme
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