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  4. // Écosse/Allemagne (2-3)

Müller fait tomber l'Écosse

Rattrapée deux fois au score, l'Allemagne s'en est finalement sortie grâce à un but d'İlkay Gündoğan sur une passe de Müller. L'attaquant du Bayern, auteur d'un doublé au préalable, est l'homme qui a permis à la Mannschaft de se sortir du piège de Hampden Park.

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Écosse 2-3 Allemagne

Buts : Hummels (CSC, 28e), McArthur (43e) pour les Écossais // Müller (18e, 34e), Gündoğan (54e) pour les Allemands

Quand Emre Can frappe, Thomas Müller sait déjà. Il sait déjà que la frappe de son coéquipier ne va pas rentrer. Il sait déjà qu'il va avoir le ballon. Il sait très bien qu'il ne va pas avoir à se plier dans tous les sens pour la reprendre. Une main invisible, nommée « instinct » l'a déjà placé là où la balle devra arriver quand David Marshall repoussera la tentative du joueur de Liverpool. Müller contrôle l'espace et le temps. Müller voit l'avenir avec quelques secondes d'avance. Müller a littéralement fait des pelouses ses terrains de jeu : un endroit où il s'amuse et se marre. D'ailleurs, il est mort de rire quand il fête le but du 2-1 avec ses coéquipiers. Il y a de quoi être dégoûté ce soir quand on est écossais. Mais il faut ressentir aussi beaucoup de joie à pouvoir admirer un tel joueur, toujours aussi atypique. Müller est un calculateur incalculable, un homme qui offre une certaine incertitude. Et c'est grâce à cet oxymore que l'Allemagne a su se sortir du piège de Hampden Park.

La chance sourit aux audacieux


Joachim Löw avait prévenu avant la rencontre. « La défaite des Écossais les rend plus dangereux désormais. Ils vont se battre de la première à la dernière minute, et essayer de finir le match avec dignité. » Chose promise, chose due : dès le coup d'envoi, les hôtes mettent la pression sur leurs invités, les obligeant à se confiner à leur moitié de terrain. Mais très vite, les champions du monde s'emparent du ballon et le font tourner. Les Écossais reculent et se regroupent bien derrière, de telle sorte que les Allemands ne peuvent ni combiner et pénétrer, ni même frapper de loin. Un homme, pourtant, va tenter l'assaut durant le siège : Thomas Müller. Aux 20 mètres, l'attaquant du Bayern Munich tente une frappe, qui s'avère être dégueulasse. Mais c'est une frappe de Thomas Müller. Et comme tout ce que Müller touche devient or, la balle finit par rentrer tout doucement, non sans avoir été déviée au passage par un Écossais (Russell Martin, en l'occurrence). L'Allemagne mène au score sans vraiment avoir pu montrer quoi que ce soit auparavant.

The right man on the right place


Néanmoins, les propos de Joachim Löw tiennent toujours. Bien qu'inoffensifs devant, les Écossais font preuve d'une grande opposition au milieu du terrain, tenant à tout prix à conduire les Allemands sur le chemin du duel. Sur l'un d'eux, Can fait une faute bête sur son adversaire. Maloney botte le coup franc, Neuer repousse sur Hummels qui ne peut éviter le CSC (28e). One-One, la Tartan Army se remet à donner de la voix, Hampden Park revit. Une joie de courte durée, puisque six minutes plus tard, Thomas Müller refait parler de lui. Peu visible au cours des 35 premières minutes, Mario Götze trouve un peu d'espace pour accélérer. Le double buteur face à la Pologne sert Emre Can sur la droite, qui frappe. David Marshall repousse sur Thomas Müller qui n'a plus qu'à pousser le ballon de la tête (34e).

L'homme providentiel


Une fois de plus, les Écossais prennent un coup derrière la tête. Mais une fois de plus, cela ne fait que les maintenir éveillés. Quelques minutes après le 1-2, les joueurs de Gordon Strachan repartent de l'avant, et même s'ils ne sont toujours pas dangereux, ils savent profiter des cadeaux offerts par la défense allemande. Sur un nouveau coup de pied arrêté botté par Maloney (un corner cette fois-ci), McArthur place une frappe de général. Neuer, gêné, ne peut réagir à temps, et ne peut utiliser l'excuse « Ouais mais y a gêne ! » Les équipes rentrent aux vestiaires sur ce score de 2-2. Mais quelque part, tout le monde sait que Müller va bientôt frapper de nouveau. Ça ne rate pas : quelques minutes après la reprise, Gündoğan trouve Müller qui lui remet une passe parfaite dans la surface. Parfaite, car même si elle est dans un trou de souris, personne n'arrive à la contrer à temps. Gündoğan apprécie l'offrande et convertit sa frappe en but (54e). L'Allemagne mène de nouveau au score, mais au vu de ce qu'elle a proposé ce soir, elle n'est pas à l'abri d'un nouveau but. Autant devant, ça gère, autant derrière, c'est la panique dès que le ballon arrive dans la moitié de terrain de Manuel Neuer, Jérôme Boateng se retrouvant à faire le videur. Les Écossais poussent en fin de match, mais sans succès. L'arrière-garde allemande plie, mais ne rompt pas. La Mannschaft finit par s'imposer. La France se rapproche. Danke Thomas Müller.

Par Ali Farhat
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