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Mudingayi : « Aider les gens qui ont moins de chance »

Gaby Mudingayi est un roc sur le terrain, et un homme concerné en dehors. Loin du modèle de footballeur "strass/paillette" que le milieu peut impliquer, le milieu défensif de Bologne sait d’où il vient. C’est l’histoire d’un mec qui a quitté tôt son Congo natal pour faire carrière, et qui, depuis, se démène pour rendre plus agréable la vie des plus démunis. Comme par exemple en invitant 100 SDF à venir assister aux deux dernières rencontres de Bologne au Stadio Renato Dall’Ara. Pour Gaby, quelque chose de tout à fait normal.

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Alors Gaby, comment s’est concrétisée cette action d’inviter cent SDF à venir voir des matchs ?
En fait il y a une association qui s’occupe des sans-abris et des étrangers ici en Italie, et à Bologne surtout, « Piazza Grande » . Et le responsable, Roberto Morgantini, m’a contacté. A la base,, il recherchait des signatures pour la cause des enfants étrangers nés en Italie, pour qu’ils aient la nationalité italienne. Il voulait que je devienne le parrain de cette initiative. Ça m’a plu, je l’ai rencontré, on a parlé de nos projets. Et puis on a été mangé avec des sans-abris, et comme ça, en pensant aux matchs, j’ai dit à Roberto : «  Pourquoi on les inviterait pas à venir voir les matchs au stade ? » . C’est pas tous les jours qu’ils en ont l’occasion, je pensais que ça leur changerait les idées. Donc je suis allé acheter les billets, et voilà. On a fait ça pour le match contre le Genoa, puis contre le Napoli. Deux dimanches, deux victoires (3-2 contre le Genoa, 2-0 contre le Napoli, ndlr).

Tu évoques l’association « Piazza Grande » . Mais pourquoi a-t-elle fait appel à toi particulièrement ?
Ils avaient remarqué que j’avais pas mal parlé dans la presse, au sujet de projets que j’ai au Congo, de monter une école de foot. Roberto a pensé que j’étais l’homme juste pour représenter son initiative. Et c’est vrai que j’ai tout de suite adhéré à son projet.

Pourquoi te sens-tu aussi concerné par certaines causes ?
Tu sais, je viens d’Afrique. Je connais la difficulté de se construire un avenir là-bas. Je sais aussi qu’un gamin qui est né en Europe, quand il va en Afrique, il est considéré comme un étranger. Et qu’un Africain qui va en Europe l’est aussi. Tu vois, on sait pas très bien où se mettre quoi. Après au sujet des sans-abris, toutes les personnes que j’ai rencontrées sont des gens bien. Et on a d’autres projets d’avenir avec cette association, c’est quelque chose qui me tient à cœur.

Quel genre de projets ?
Là, pour le moment, c’est en discussion. Mais on aimerait bien organiser un tournoi de football entre les sans-abris, encadrés par des pros, avec des récompenses, genre meilleur joueur du tournoi… Le tout pour récolter des fonds, à manger. C’est aussi une manière de passer une journée entière avec eux. Et personnellement, j’aimerais réaliser des choses au Congo par la suite. C’est mon pays, je l’ai quitté très tôt (en 1998 pour gagner la Belgique, ndlr) et je n’y suis pas retourné depuis… Mais au Congo, il faut aller sur place pour rencontrer les bonnes personnes, et avec le foot, je n’ai pas eu vraiment le temps. Mais c’est quelque chose que je garde dans un coin de la tête.

Pour en revenir à ton action, est-ce que tu as vu tes invités après les rencontres ? Qu’en ont-ils pensé ?
Ils étaient super contents, heureux. Je voyais la joie dans leurs yeux. Il y en beaucoup qui m’ont remercié, dans le sens où aucun joueur ne s’était encore occupé d’eux, que ce monde du football était inconnu pour la plupart… Le plus important, c’est qu’ils aient été contents.

Tu as invité 100 SDF à venir voir les matchs. Pourquoi cent ?
On en a discuté avec Roberto, le but était d’en faire venir le plus possible, selon leur disponibilité. Alors on a sillonné la ville pour rencontrer le maximum de personnes et leur proposer. Ça s’est arrêté sur 100, ça pouvait être moins, ou plus. En tous cas, contre le Genoa comme contre le Napoli, on a distribué cent billets à chaque fois.


Il n’y a plus de matchs à domicile cette saison, on ne sait pas encore si tu vas rester à Bologne. Mais est-ce que ce genre d’initiative va se reproduire ?
Ben écoute, je suis encore à Bologne, ça va se répéter parce que tous les gens que j’ai invités étaient super contents, comme des enfants. Donc oui, ça va se faire. Et je ne fais pas ça pour faire parler de moi. Y’a beaucoup de choses à faire, et moi je me sens privilégié. J’ai de la chance de faire le travail que je fais, et donc si je peux avoir la possibilité d’aider, de redonner le sourire à certaines personnes qui n’ont pas autant de chance que moi… Parce que je le répète, mais je remercie le bon Dieu tous les jours pour ce que j’ai.

Tu ne trouves pas qu’il y a peu d’actions de ce genre dans le milieu du football ?
Il y a pas mal de grands joueurs qui font ce genre de choses. C’est bien, il faut continuer. Et puis, on est vraiment bien placé pour pouvoir transmettre un message. On a plus de chance d’attirer les médias, et si on peut aider les gens qui ont moins de chance que nous, il faut le faire.

En tous cas, cela peut également contribuer à changer le regard du public sur les footballeurs. En France, la plupart des gens sont choqués par les salaires des joueurs...
C’est vrai qu’il y a beaucoup de gens choqués par le salaire des footballeurs. C’est le cas aussi en Italie. Et c’est vrai que ce travail nous permet de bien vivre et de gagner beaucoup d’argent mais… C’est le monde du football qui est comme ça. Mais c’est aussi important d’aider. Comme c’est important que cette histoire sorte de l’Italie, si ça peut faire prendre conscience à d’autres joueurs, les convaincre de faire ce genre de gestes... Ce serait bien.

Propos recueillis par Alexandre Pauwels
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