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MU peut enterrer Arsenal

En quart de finale de la Cup samedi (18h15), Manchester United reçoit Arsenal avec l'intention d'enfoncer des Gunners tout juste éliminés de la C1. Une mission cousue main ? Pas sûr car Fergie aussi à ses petits soucis.

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Il y a encore quinze jours, Arsenal était en lice sur les quatre tableaux. Samedi soir, aux alentours de 20h, les Londoniens pourraient bien ne plus avoir que le championnat à jouer. Et encore doivent-ils dire un grand merci à Luis Suarez d'avoir choisi d'étaler sa classe au grand jour outre-Manche face à Manchester United, proprement démonté par le fabuleux Uruguayen de Liverpool (1-3), au lendemain d'un match où Arsenal n'avait rien trouvé de mieux à faire que de concéder un triste nul (0-0) face à Sunderland, quasi une hypothèque sur le titre si les Reds n'avaient pas ensuite fait le job. Oui, en moins de deux semaines, les Gunners ont totalement dévissé au moment même où ils avaient semblé tracer le début de l'impensable exploit : sortir le FC Barcelone de la Ligue des Champions. Mais bizarrement, c'est au lendemain de l'improbable renversement de situation face aux Blaugranas lors du huitième de finale aller (2-1) qu'Arsenal est parti en quenouille : une finale de League Cup sur-mesure et pourtant bazardée face à Birmingham (1-2), un vrai sale coup pour un club au pain sec et à l'eau depuis six ans, un foirage at home en championnat face à Sunderland (0-0) avant une sortie de route sans gloire au Camp Nou. Et voilà que maintenant Manchester United se pourlèche les babines à l'heure de recevoir les Arsénaux en quart de finale de la Cup...

Important... pour le championnat

Pourquoi autant d'appétit des Red Devils ? Pour le principe déjà : démonter l'équipe d'Arsène Wenger, si longtemps récalcitrante durant les dix premières années du mandat de l'Alsacien (huit succès mancuniens seulement sur les trente-et-un affrontements entre 1997, première saison complète de Wenger, et 2007, contre treize aux Canonniers, toutes compétitions confondues), reste un plaisir qu'on ne boude jamais à Old Trafford. Quant bien même les Fergies Boys depuis quatre saisons ne boxent plus dans la même catégorie (un seul revers face à Arsenal sur les dix derniers duels pour sept victoires de MU). Et puis, il y a un mano a mano pour l'Histoire puisque les deux rivaux sont les plus titrés en FA Cup (onze trophées pour Manchester, dix pour Arsenal). Enfin, et surtout serait-on tenté d'écrire, ce match pourrait résonner comme un coup de grâce pour les Londoniens qui se voyaient peut-être écrire une épopée sur plusieurs tableaux et qui pourraient être définitivement assommés par une nouvelle désillusion concentrée, on l'a dit, en très peu de temps. Et forcément, dans la course au titre où Nasri et ses potes ne pointent qu'à trois toutes petites longueurs du leader diabolique, ce rendez-vous au Théâtre des Rêves pourrait bien peser d'un certain poids.

Méfiance MU : l'OM arrive



Ceci étant, paradoxalement, Arsenal semble être dans la situation la plus confortable avant ce choc, au moins en ce qui concerne l'approche de cet événement. Pas de calcul à avoir, il faut jouer le coup à fond désormais pour augmenter les chances de mettre fin à leur chemin de croix qui dure depuis une demi-douzaine d'années à regarder les autres, notamment United, empiler les trophées pendant qu'eux se contentent de compiler les promesses. Oui, jouer le coup à fond les manettes, un bon conseil aussi à rappeler à un certain Cesc Fabregas, pris en flagrant délit d'abandon du navire mardi soir au Camp Nou. Mais un conseil un peu plus compliqué à appliquer pour la bande à Ferguson. Car mardi prochain, un huitième de finale retour face à l'OM l'attend et le score de l'aller (0-0) n'autorise aucun relâchement, surtout quand on convoque le souvenir de Monaco en 1998 qui était venu sortir MU (1-1) après le même score nul et vierge lors de la première manche. Et, bien entendu, le rendez-vous de la C1 est d'une toute autre importance que celui de la Coupe, fut-elle celle d'Angleterre. Certes, il fut un temps où MU pouvait courir plusieurs lièvres avec plusieurs formules d'équipe interchangeable. Mais franchement, on doute que ce soit encore le cas. Sans Ferdinand, Nani, Park et Valencia, les munitions de Ferguson commencent à se raréfier. Une période de restriction qui pourrait amener l'Ecossais à une certaine prudence samedi. Car imaginons que Manchester perde ce week-end un Rooney ou un Vidic et là, ce serait une toute autre chanson face à Marseille. Entre un MU qui doit gérer et un Arsenal la tête dans le sac, le choc tant attendu pourrait avoir un sacré coup de plomb dans l'aile. Mais, il ne faut pas se mentir, on regardera quand même.

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