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Moyes, des claques et des claques

Septième entraîneur de Sunderland en cinq ans, David Moyes est depuis plusieurs semaines en roue libre au cœur d'une institution qui se devait d'exploser avant, cette fois, de redescendre en Championship. Le dernier chapitre d'une carrière qui n'a plus de sens depuis son échec à Manchester United.

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« Attention à vous la prochaine fois. » Malgré la fronde, malgré la colère et malgré tout ce qui l'entoure, David Moyes affiche un sourire de façade. L'homme ne veut pas se courber, ce n'est pas le moment. La scène date du 18 mars dernier, un jour où Sunderland a interrompu une série de trois baffes consécutives par un nul qui ne sert finalement pas à grand-chose contre Burnley (0-0) au Stadium of Light. Oui, pas à grand-chose, car deux semaines plus tard, les Black Cats ont replongé face à Watford (0-1) avant de se faire une nouvelle fois piétiner le moral à Leicester (2-0). Voilà plusieurs saisons que tout le monde s'est préparé à voir Sunderland dégager en Championship, la seule incertitude était de savoir quand et comment. Sur les cinq dernières campagnes, Moyes est la septième solution, mais l'Écossais devrait donc être l'homme de la chute. Bien sûr, il ne peut être entièrement tenu responsable de cette situation, mais le football est comme ça : à la fin, il faut un nom pour porter la responsabilité, que ce soit dans la gloire ou dans la défaite. Aujourd'hui, la situation est la suivante : à huit journées de la fin du championnat d'Angleterre, Sunderland est toujours le dindon de la Premier League. Condamné, déjà ? Presque lorsqu'on regarde le calendrier (Arsenal, Chelsea, Manchester United), mais surtout quand on assiste au bordel que traversent depuis plusieurs semaines les Black Cats. Retour au 18 mars. Dans les couloirs du Stadium of Light, Moyes se sait sous pression. Pour la réception de Burnley, le propriétaire de Sunderland, Ellis Short, est venu alors que la journaliste de la BBC présente pour couvrir la rencontre, Vicki Sparks, a une question simple : la présence de Short est-elle le signe d'une pression particulière sur les épaules de l'entraîneur écossais ? La caméra s'éteint et voilà comment Moyes enchaîne : « Attention à vous la prochaine fois. Même si vous êtes une femme, vous pourriez bien recevoir une gifle. » Une autre brique dans le mur.

« Je veux gagner »


Il y a quatre ans, David Moyes était encore l'un des entraîneurs les plus cotés du Royaume et était adoubé par Sir Alex Ferguson sur le banc de Manchester United avec l'étiquette d'entraîneur « prometteur » , récompensé trois fois coach de l'année par la League Managers Association (LMA) au cours de la première décennie des années 2000. Puis, il y a eu l'échec, la Real Sociedad et donc Sunderland où Moyes a débarqué il y a neuf mois sur un discours simple : « Je suis ici pour quatre ans et j'ai pour objectif d'apporter de la stabilité. Mon travail est de gagner des matchs. Peut-être qu'au début, nos victoires ne seront pas belles, mais sur le long terme, je veux que les supporters prennent du plaisir. Je veux gagner. Gagner est la chose la plus importante pour moi. Sunderland a un potentiel que beaucoup de clubs n'ont pas, mais nous devons progresser. » Problème, pour progresser, Sunderland devait avant tout faire le ménage, nettoyer ce que Gustavo Poyet, entraîneur du club entre octobre 2013 et mars 2015, détaillait il y a quelques mois en parlant de « quelque chose au plus profond du cœur de l'institution. C'est difficile à expliquer, mais c'est une façon de faire, quelque chose d'enfoui, qui fait que c'est compliqué. » Ça n'a pas été fait, et la guillotine va maintenant tomber sur un club flingué par les affaires depuis plusieurs saisons (Adam Johnson, Margaret Byrne) et abattu par des mauvais résultats à répétition. Sous Moyes, Sunderland n'a claqué que cinq victoires en trente combats et est surtout déjà largué à dix points de Hull City, premier relégable. Le comportement de Moyes face à Vicki Sparks n'est finalement que la représentation d'un club pourri de l'intérieur par un gouffre financier, des licenciements à répétition et un Stadium of Light qui ne cesse de se vider. Face à Manchester United dimanche, Moyes retrouvera ce qu'il a laissé : le premier chapitre du reste de sa vie d'entraîneur. Une carrière qui n'a aujourd'hui plus de sens.


Par Maxime Brigand
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