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Movember, quand l'automne fait tomber les coachs

Depuis plusieurs saisons autour du mois de novembre, plusieurs têtes tombent sur les bancs. Hasard ? Malédiction ? Timing stratégique ? Avec les derniers départs en date d'Hinschberger, Gourcuff et García, il serait peut-être temps de savoir pourquoi le métier d’entraîneur devient au beau milieu de l’automne encore plus précaire qu’à l’habitude.

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Le mouvement est permanent dans la gare centrale des entraîneurs sans banc – la fameuse Gare de l’Esb. Se croisent ceux qui se sont tapé un voyage long comme plusieurs saisons et d’autres qui ont juste fait un aller-retour express dans un club. Il y a aussi ceux qui poireautent sur le quai depuis un moment et qui fixent le tableau d’affichage en n’espérant plus qu’à moitié qu’un quai leur soit indiqué. Ou encore ceux qui attendent qu’un de leurs homologues saute du wagon pour composter son billet et reprendre sa place. Si le gros du chassé-croisé des entraîneurs se passe à l’intersaison, où le changement d’air se fait plus naturellement, beaucoup savent aussi que l’heure de pointe est redoutable quand sonne le mois de novembre.

November Rain


Les chiffres sont impitoyables. Sur les 30 entraîneurs de Ligue 1 limogés ou démissionnaires en cours de saison depuis 2013, 13 d’entre eux ont pris la porte ou sauté du train avant la fin de l’automne – si on borne notre période d’analyse de la fin octobre à début décembre. La saison 2017-2018 compte déjà ses premiers éjectés automnaux. Que cela soit Philippe Hinschberger, Christian Gourcuff ou Óscar García, tous ont pris la porte dans les trente derniers jours. À l’étranger, la tendance est similaire : Craig Shakespeare (Leicester), Ronald Koeman (Everton) et Slaven Bilić (West Ham) en Angleterre, Massimo Rastelli (Cagliari), Marco Baroni (Benevento) et Ivan Jurić (Genoa) en Italie. À croire que le mois de novembre est un repère pour mesurer les premiers temps de passage. Si tu es dans les temps, tu passes l’hiver au chaud. À l’inverse, « terminus, tout le monde descend  » .


Une récurrence qui amène à se demander pourquoi, dans le foot, les semaines entre la Toussaint et la Saint-Nicolas sont souvent barrées d’un gros point d’interrogation sur les calendriers. « Ce mois de novembre correspond à la fin du premier tiers du championnat, explique Frédéric Antonetti, lui aussi victime du mois de novembre lors de son expérience lilloise. Il y a un premier bilan qui est généralement fait, puisque les trêves internationales laissent suffisamment de temps pour le faire. C’est aussi à ce moment que la fatigue peut commencer à se faire sentir, que les blessures se multiplient. » Si on y ajoute les éventuelles tensions qui commencent à se faire sentir dans le groupe ou les premières séries sans victoires qui commencent à inquiéter, plusieurs facteurs entrent en compte.

Trois mois de préavis


C’est à cette époque-là de l’année que les baisses sont les plus fatales. Celle des températures entraîne les premières grippes, celle de la luminosité participe à la recrudescence des accidents de la route, alors qu’une baisse de régime d’une équipe met logiquement en position délicate un entraîneur. « Tout se joue selon moi lors de la pré-saison, élargit Antonetti. Dès la première journée de championnat, on doit avoir un effectif équilibré et qui a suivi l’ensemble de la préparation pour être tout de suite à 100%. Chose qu’on a du mal à comprendre en France, où on vend et on achète jusqu’à la toute fin du mercato. Et souvent, ces erreurs finissent par se payer trois ou quatre mois plus tard. »


Pile le mois de novembre donc. Mais si le timing est le même, le motif du départ d’un technicien varie, lui, selon chaque situation. Les trois exemples récents en Ligue 1 sont là pour le prouver. Car pendant ces trois mois séparant novembre du début de saison, le temps a permis à la confiance d’Óscar García de s’effriter, à la structure qui entourait Christian Gourcuff de changer et aux espoirs de Philippe Hinschberger de s’envoler. D’autres, comme Bruno Génésio, se sont réveillés à temps pour y échapper.

Wake me up when november ends


Si le mois le plus triste de l’année est aussi le favori des dirigeants pour se débarrasser d’un coach, c’est aussi parce qu’il présente l’avantage d’arriver assez tôt dans une saison pour relancer une équipe sans faire une croix définitive sur ses ambitions. « Pour le coach remplaçant, arriver en novembre laisse effectivement assez de temps pour redresser la barre, confirme Fred Antonetti. Cette période-là est idéale pour créer un choc psychologique pour réveiller les joueurs. » Car quelques semaines plus tard, c’est déjà la trêve hivernale qui se pointe. Soit le moment où les objectifs initiaux peuvent déjà être enterrés en cas de mauvais départ.



D’ailleurs, ces clubs qui changent d’entraîneur au mois de janvier ont souvent conscience qu’il faudra cravacher comme jamais pour les atteindre. Certains savent pertinemment qu’en installant un nouvel entraîneur lors de seconde partie de saison, c’est déjà préparer le prochain exercice. Pour espérer repartir sur de meilleures bases en Ligue 1 ou tenter la remontée immédiate en cas de relégation. Que les coachs en difficulté comme Lucien Favre, Marcelo Bielsa ou Jocelyn Gourvennec prennent en note que novembre ne fait pas de cadeaux. Plus que quelques jours à tenir et ils pourront espérer voir le printemps et ses beaux jours arriver.



Par Mathieu Rollinger Propos de FA recueillis par MR.
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