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Moutinho, la boîte à millions du FC Porto

L'Espagne qui gagne un troisième titre consécutif, Pirlo qui réalise un tournoi de folie...Cet Euro 2012 aura été celui des confirmations plus que des révélations. Ca n'a pas empêché le petit João Moutinho de s'extirper du lot. A 25 ans, et après huit saisons passées dans le championnat portugais, il va sans doute s'envoler vers d'autres cieux. Ou rester emprisonné à Porto avec une clause de 90 millions d'euros.

Le centre de formation du Sporting, plus qu’une institution, un mythe. Et c’est accessoirement le fournisseur officiel de pépites au Portugal. Paulo Futre, Luis Figo, Cristiano Ronaldo ou encore Nani, tous sont passés par là avant de devenir des joueurs de classe mondiale. Aujourd’hui, il est mis à mal, puisque 30 postes d’entraîneurs vont y être supprimés, avec le risque de cesser d’exister au niveau qui est le sien depuis toutes ces années. Au risque, pour les supporters du Sporting, de ne plus ressentir la fierté de se dire « ce mec qui a fait un putain d’Euro, il vient de chez nous » . Même si l’intéressé s’appelle João Moutinho, dit « la pomme pourrie » depuis son départ chez le rival du FC Porto à l’été 2010 pour la somme de 11 millions d’Euros – plus gros transfert entre deux clubs portugais à ce jour. De fait, le vieux fantasme de Pinto da Costa est en train de devenir celui des plus grands clubs suite à la campagne européenne de haute volée qu’il vient de réaliser. A ses trousses : Tottenham, Manchester United et Liverpool, officiellement, et le PSG, officieusement. Pour le moment.

Paulo Bento, encore…

Avant l’Euro, l’Europe le regardait pourtant avec condescendance. Il allait être amené à croiser le fer avec Özil et Iniesta, des références à son poste, lui, le bon joueur de club, pas transcendant mais pas nul non plus. Depuis le départ de Deco, personne n’a réussi à s’imposer dans l’entrejeu portugais, alors pourquoi le raton laveur allait le faire à présent ? Parce que c’est comme ça. Parce qu’on a pu apercevoir des prémices de l’explosion de Moutinho suite à l’arrivée de Paulo Bento à la tête de la selecção. Parce que Bento lui a toujours fait confiance. En lui cédant le brassard de capitaine au Sporting d’abord, alors qu’il n’a que 20 piges, puis, quatre ans après, en lui donnant les clés de l’entrejeu portugais. Dans les deux cas, le coup de Poker est osé, mais payant. De toute façon, c’était le seul à pouvoir limiter la casse au milieu, l’unique à pouvoir se muer en une espèce de n°10 un peu approximatif.

Sur qui pouvait compter l’ami Paulo ? Miguel Veloso ? Non. Changer un 6 en créateur, c’est plus dur que métamorphoser Rocky Balboa en out-boxer. Raul Meireles ? Pas assez rapide, pas assez technique. Carlos Martins ? Trop moche. Restait donc Moutinho, habitué à jouer en 8 au Sporting et à Porto, et qu’il fallait faire monter d’un petit cran. Facile. Pied droit, pied gauche, conduite de balle, passes courtes, transversales, le Portugais possède la même panoplie que Pirlo, en moins bien. Et c’est déjà bien. Suffisamment pour distiller d’excellents ballons à ses ailiers et ses semblants d’avants-centres, et de finir la compétition avec deux passes décisives à son actif. Mais plus que ses qualités intrinsèques, ce sont sa hargne et ses étonnantes capacités physiques qui lui ont permis de s’illustrer au milieu de tous les maîtres de l’entrejeu présents à l’Euro.

Poids coq


C’est là sans doute un grand paradoxe, puisque le joueur du FC Porto mesure seulement 1m71 et ne pèse que 61 kg. Si aujourd’hui le PSG ne cracherait pas sur un éventuel transfert du Lusitanien dans la capitale française, il l’aurait très probablement recalé du fait de son nanisme – aucun lien avec le joueur – à la Antoine Griezmann. Heureusement pour lui, 1m71, c’est un centimètre au-dessus de la moyenne nationale au Portugal. Ouf. Et puis qu’importe, la taille ne compte pas, et le petit João l’a prouvé dans l’Est du vieux continent. Il n’a jamais hésité à défier un Khedira, un Xabi Alonso, deux Poulsen qui faisaient deux têtes de plus que lui et le double de son poids. Il s’est découvert un talent inouï pour le tacle, se montrant parfois aussi prompt que Pepe, pourtant maître en la matière.

Il aura été à l’image de la selecção : un perdant magnifique, un loser qu’on aime bien parce quoi qu’il arrive, il sera plus beau dans la défaite. Et alors quoi ? Alors tout ce lyrisme ibère a un prix : 40 millions d’euros, montant de la clause libératoire fixée par le sulfureux Pinto da Costa. Un tarif qui pourrait bien augmenter de quelques petits millions en plus, histoire de rattraper un peu plus les dettes accumulées par Porto l’année passée à cause de son mauvais parcours en C1 puis en C3. Manchester United n’en offrirait « que » 31 pour l’instant, soit autant que pour Anderson en 2007. Et si en fait, la star du mercato au Portugal, c’était Moutinho et pas Hulk ?

Par William Pereira
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