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Moutinho, dix jours pour briller

Sorti de l'équipe type par le tandem Fabinho-Bakayoko, João Moutinho affiche un très bon niveau depuis quelques semaines. Ça tombe bien : c'est maintenant que Jardim a besoin de lui.

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João Moutinho connaît la saveur des sentiments contraires. Titulaire incontournable de la sélection portugaise pendant des années, il est écarté du onze après la phase de poules de l'Euro 2016. Mais c'est bien lui qui, en finale, a glissé le ballon à Eder, l'improbable héros. Venu à Monaco pour un projet fou, il a vu James et Falcao se faire la malle au bout d'une saison, devenant par défaut la star sur qui les critiques se sont concentrées. Et alors que, via quelques détours à la fois contraints et malins, l'ASM dans laquelle il se projetait en 2013 est devenue réalité en 2017, il la vit principalement depuis le banc. Dur.

Les clés de la finale

Petit coup de mou


Dur, mais juste tant il a effrité sa légitimité tout au long de l'année 2016. La désillusion de la fin de saison dernière a remis en question le statut de tous. Et après une reprise tardive due à sa participation à l'Euro, il a vu l'équipe prendre forme sans lui. Bakayoko a gommé sa nonchalance, Fabinho a confirmé qu'il était encore meilleur milieu que latéral et le retour de Falcao et Germain a décidé Jardim à opter pour un 4-4-2. Une place en moins au milieu, une doublette de sentinelles qui fonctionne à merveille, et voilà Moutinho joker de luxe. Situation nouvelle pour un joueur qui a goûté au haut niveau très tôt, comme en atteste Roudolphe Douala, ancien international camerounais qui l'a côtoyé au Sporting Portugal : « Quand je suis arrivé au club en 2004, il avait dix-sept ans. En janvier, Tinga est rentré au Brésil et Moutinho a intégré pour de bon le groupe pro. Il a même été titulaire en finale de la Coupe de l'UEFA. On sentait déjà une grande assurance chez lui. L'année suivante, le nouvel entraîneur l'a désigné capitaine alors qu'il n'avait que dix-neuf ans. Il est assez intelligent pour s'adapter à ce statut de remplaçant. C'est un bon coéquipier, il n'a jamais eu de problème avec ses entraîneurs. » Jardim gardait d'ailleurs cette envie de compter sur son compatriote dans les gros matchs. Il le titularise par exemple en milieu gauche à Wembley contre Tottenham (1-2). Mais, sans démériter, l'ancien joueur de Porto ne parvient pas à se rendre indispensable. Pire, il est de la déroute à Nice (4-0). Sorti à la mi-temps, il perd ce soir-là son statut d'intouchable.

Une saison dure quatre saisons


L'automne a été rude, mais les beaux jours sont revenus. Car avec un rythme de matchs de plus en plus nourri, Jardim n'a pas eu d'autre choix que de lui réitérer sa confiance. Craignant une blessure à un poste où il n'a « que » Moutinho et le jeune N'Doram en substituts, il s'est efforcé de remettre dans le coup l'expérimenté lutin. Et tels ceux du père Noël, João lui a emballé quelques cadeaux. D'abord en Coupe de la Ligue, en sauvant Monaco d'une embarrassante élimination à Sochaux. Puis en championnat (six titularisations sur les sept dernières journées de Ligue 1), trouvant place et plaisir aux côtés de petit Fabien ou de Baka et ses jambes yo-yo, pour les faire souffler à tour de rôle. Plus agressif, plus juste techniquement et irréprochable dans l'état d'esprit, João a regagné l'estime de son entraîneur et, moins évident, celle des supporters asémistes, souvent partagés à son sujet. Au sein d'une équipe toujours en mouvement, il fait parler sa science de l'avant-dernière passe, celle qui crée le décalage. Certes, il n'est pas un vrai créateur, « juste » une plaque tournante dépendante des joueurs qui l'entourent. Il n'invente pas la brèche tel un numéro dix, il se contente de voir celle qui se présente à lui, mais c'est déjà beaucoup.

Moutinho time


Moins insouciant que ses jeunes partenaires, Moutinho n'a pas en lui ce grain de folie qui caractérise le onze de Jardim, mais, au cœur de ce printemps qui s'annonce comme un interminable money time, il est celui qui peut apporter ce surplus de sérénité dans la gestion des grands rendez-vous. À commencer par cette finale où il ne flanchera pas selon Nicolas Hislen, milieu formé à l'AS Monaco et lancé par Deschamps en quart de la Coupe de la Ligue 2003, la dernière remportée par le club : « Ça va être à lui d'apporter son expérience. Dans ce 4-4-2 offensif, il a une plus grande responsabilité dans la récupération du ballon, ce qui ne correspond pas forcément à son profil. Mais il sait impulser le pressing et ça permet à ses coéquipiers d'intercepter des passes adverses. Il sera un bon complément de Bakayoko, qui peut avoir ce rôle de perforateur sur dix ou quinze mètres, tandis que Moutinho sera davantage l'organisateur. Il saura mettre le pied sur le ballon et l'orienter. Même s'il joue moins cette saison, il est en confiance parce qu'il sait qu'aux yeux de Jardim, il reste un élément important. » Assuré d'être titulaire ce samedi soir (Fabinho est suspendu), mais aussi à Dortmund (Bakayoko sera suspendu), João Moutinho va enfin retrouver un rôle à sa mesure en l'espace de dix jours. L'occasion pour lui de redevenir un acteur principal du palpitant roman monégasque, celui qu'il rêvait d'écrire à son arrivée sur le Rocher. De quoi sentir le poids de l'enjeu sur ses épaules ? Sûrement pas d'après Douala : « La pression, il l'a toujours connue. Le Sporting et le FC Porto sont deux clubs très populaires. Il n'y a aucun doute à avoir sur lui. Moutinho, oh ! C'est quand même Moutinho ! »



Par Christophe Depincé
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