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Moussa Maazou, le Rocher plutôt que la Gironde

Moussa Maazou fait partie de ces attaquants qui font le charme de la Ligue 1. En moins d'un an en France, il a marqué l'AS Monaco et les Girondins de Bordeaux. Mais pas de la même manière.

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En janvier 2011, la carrière de Moussa Maazou en Ligue 1 tourne au vinaigre. Dans un entretien accordé à 20 Minutes, il répond à la déception des supporters bordelais. Alors qu'il n'a marqué qu'un seul petit but en quinze matchs, le public de Chaban-Delmas commence à gronder. Largués au classement, les Girondins sont à l'image de leur attaquant nigérien : maladroits. Moussa Maazou le concède : « Si je devais me noter, je ne me mettrais même pas un sur dix. Ce n’est pas moi. Partout où je suis passé, j’ai marqué. Je ne sais pas ce qui se passe, je me pose des questions. Il me faut un déclic. Un but suffirait. » Mais alors que le journaliste lui expose le mécontentement des supporters bordelais, qui le trouvent limité techniquement et intellectuellement sur le terrain, le buteur pète un plomb. « Je crois en mon talent. Mon style, c’est jouer dans l’axe et recevoir de longs ballons, comme à Monaco. C’était un jeu direct, et ça marchait. Ici, il faut faire des passes, tout ça… On joue au football. C’est plus compliqué, tente-il de se justifier, avant de s'en prendre directement au public girondin. Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent. S’ils sont déçus, c’est leur problème, je m’en bats les couilles. Moi, je suis tranquille, j’ai mon contrat à Moscou. Je préférerais rester à Bordeaux, mais si ça ne marche pas, je rentre, pas de problème. (…) La saison prochaine, eux (le CSKA, ndlr), ils joueront la Ligue des champions. » Résultat : Moussa Maazou ne portera plus jamais le maillot des Girondins de Bordeaux. Une sanction qui fera l'unanimité.

Un prêt réussi à Monaco


Ce n'est pas la première fois que Moussa Maazou a quelques différends avec son club. Un an plus tôt, le CSKA Moscou le prête de toute urgence à l'AS Monaco. Après des prestations remarquées au Niger et à Lokeren en Belgique, la mayonnaise n'a pas pris en Russie. Six mois après son arrivée à Moscou, il demande le transfert, car il n'est pas titulaire en Ligue des champions. « Je suis arrivé pour jouer la Ligue des champions, pas pour la regarder du banc. L'entraîneur m'a humilié. Ce que je n'accepte pas » , explique-t-il à ce moment-là. Il arrive donc à Monaco avec une réputation de joueur au caractère bien trempé. Et pourtant, ses premiers pas dans le championnat de France sont prometteurs. Il inscrit d'ailleurs son premier but contre Bordeaux, alors qu'il vient d'entrer en jeu. C'est dans ce rôle de joker de luxe que Guy Lacombe l'utilise. Et à bon escient. En 22 matchs, dont seulement dix comme titulaire, il inscrit huit buts. Pas mal. Il est même élu joueur du mois en avril. « Il a un double point fort : il va vite, à la fois dans sa course et dans ses gestes, par rapport à sa morphologie de joueur grand et longiligne. Il a fait du sprint, plus jeune, et je crois qu'il fait le 100 m en moins de 11 secondes. Et sa vivacité gestuelle, son adresse au pied en font un très bon joueur. C'est aussi un excellent récepteur de centres. Après, il est venu sur le tard au football, donc il n'a pas toutes les données, pas toute la science du jeu, mais il apprend vite. C'est un garçon sympa » , se réjouit alors Guy Lacombe sur le site de l'ASM. Malheureusement, à la fin de la saison, l'option d'achat n'est pas levée à cause d'un « problème de prix et de timing » .

Des circonstances atténuantes


Profitant de sa désormais bonne réputation en Ligue 1, le Nigérien pose donc ses valises à Bordeaux. Et là, patatras. Il ne parvient pas à confirmer et réalise une première partie de saison catastrophique. Mais avant d'être nul sur le terrain, c'est surtout dans la tête que ça ne va pas. « Je vis tout seul et je me sens seul, terriblement seul. Je songe à faire venir vivre un de mes cousins ici pour avoir quelqu'un à qui parler. Comment je me fais à manger ? Bonne question. Je me débrouille. Heureusement, des "frères" nigériens ont entendu parler de moi. Ils m'invitent chez eux, on fait des repas africains » , se confie-t-il à Sud-Ouest. Il n'y a qu'avec Vujadin Savić qu'il communique dans le vestiaire. Il parle serbe, lui russe, et faut croire que ça se ressemble. «  On arrive à communiquer. Il est un peu dans la même situation que moi, alors on se retrouve quelques fois. » Moussa Maazou vit à droite, à gauche, entre l'hôtel et la petite maison qu'il vient d'acquérir à Saint-Médard, qui n'est pas totalement aménagée. Il retourne le plus souvent possible au Niger, ce pays qui lui manque tant. L'attaquant nigérien est plus seul que jamais. Encore plus qu'à Moscou « où la vie était un enfer pour la nourriture ou la langue, car les gens ne faisaient aucun effort » . Car depuis peu, la personne qui l'a encouragé à faire du foot et qu'il appelait tous les jours, avant ou après les matchs, l'a quitté. Sa mère est décédée du diabète quelques semaines avant qu'il ne quitte Monaco. Et puis vient cette interview accordée à 20 Minutes, les supporters qui réclament son départ immédiat, et Jean-Louis Triaud qui exécute la sanction. Il retourne alors à Monaco, là où il a réussi. Mais les ligaments croisés lâchent. Six mois d'indisponibilité, le voilà parti pour un road trip en Belgique, en Tunisie, au Portugal, en Chine et au Danemark. La Ligue 1 m'a tué.



Par Kevin Charnay
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