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« Mourinho, un entraineur futuriste »

En Espagne il y a six canards sportifs mais un seul Diego Torres. Journaliste à El Pais, premier quotidien espagnol, Diego est peut-être le meilleur journaliste sportif du pays. Sa chronique quotidienne consacrée au Real est l'une des plus respectées du royaume. Déclaré persona non grata par le club merengue, le journaliste n'est pas du genre à se cacher. Lisez, ça vous changera de qui-vous-savez.

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Le match du siècle a beau se jouer deux fois par an, il continue à passionner les foules. Et celui-ci a beau se dérouler au mois de novembre, certains parlent déjà d'une finale...


Un clasico est toujours déterminant parce que c'est lui qui inspire la politique et la stratégie du Real ou du Barça. Ces dernières années, ce sont ces matchs qui ont déterminé toute la stratégie du Real à moyen terme. Quand le Barça de Ronaldinho donne une leçon au Real en 2005 (0-3 à Bernabeu, ndrl), le club entre en crise. Un an plus tard, Florentino Perez démissionne. Quand en 2009, le FC Barcelone l'emporte 6-2 à Bernabeu, l'été suivant, le président change à nouveau et Perez revient.

Pourquoi ce match est-il si déterminant ?


Il n'y a pas d'explications sportives à ce phénomène. En Espagne, le foot est une affaire politique et sociale avant d'être sportive. La rivalité entre Madrid et Barcelone n'est pas le fruit d'une instrumentalisation politique mais le résultat d'une Histoire. Le Barça et le Real représentent deux manières de voir l'Espagne. Mais ici personne n'ose le dire parce que c'est bien trop important. Personne ne veut parler de politique parce que des sujets comme l'héritage de Franco ou le nationalisme catalan restent encore des thèmes tabous même entre amis. Du coup, la politique surgit de manière spontanée et les gens se sentent plus libres d'exprimer leur sensibilité politique à travers le football.

Quand Jorgue Valdano parle de ces deux clubs, il le dit avec des mots de politicien. D'un côté un Real « universaliste et international » et de l'autre un Barça « nationaliste et tourné sur lui-même » .


Les stratèges de communication du Real essaient de transmettre un message supposé universel du type « Nous représentons le monde, le Barça ne représente que lui-même » . Mais ce n'est qu'une stratégie pour positionner la marque Real Madrid. Les deux clubs sont irrémédiablement universels, il n'y a qu'à voir la résonance médiatique qu'a ce match.

On n'en fait pas un peu trop d'ailleurs ?


Au contraire, moi je trouve qu'on n'en fait pas assez. Les médias auront beau essayer de mettre en scène ce match, jamais ils ne parviendront à la hauteur de ce que représente un Clasico. Ce Barça-Madrid va bien au-delà d'un duel Messi-Ronaldo ou Mourinho-Guardiola. C'est le plus grand match qui existe au niveau des clubs en ce moment. Mais curieusement, cette saison, l'affrontement est tellement démesuré que tout le monde se méfie et les médias en parlent moins. La communication a été très contrôlée et très peu de joueurs ont été autorisés à s'exprimer. Le Barça a même interdit les interviews individuelles à ses joueurs. Du coup, la presse en fait moins que d'habitude.

Le duel le plus intéressant c'est “Mou” contre “Pep”, Cristiano contre Messi ou Xavi contre Xabi ?


“Mou” contre “Pep” sans aucun doute. Parce que Mourinho, c'est l'exact contraire de Guardiola. Pep est un entraîneur dogmatique à l'ancienne, né pour jouer et entrainer dans un seul club. Mourinho, c'est l'entraineur futuriste par excellence. Il n'a pas de racines, pas de patrie, pas de foyer. C'est un entraineur pragmatique.

En quatre mois, a-t-il changé le Real ?


Le Real est une institution traditionnellement autocratique. Le pouvoir se concentre sur la figure du président ou celle d'un joueur à très forte influence dans le club comme Di Stefano, Hierro ou Raul, mais jamais sur un entraineur. Mais Mourinho est en train de changer le Real. Il est parvenu à faire quelque chose qui n'est jamais arrivé en 110 ans d'Histoire : faire graviter le club autour de la figure de l'entraineur.

A mesure que le clasico prend de l'importance, le championnat espagnol semble, lui, en perdre. La Liga est-elle toujours compétitive ?


Le FC Barcelone et surtout le Real Madrid pensent qu'ils n'ont pas besoin de la Liga pour être grands. Les autres clubs ont perdu de l'importance et du pouvoir à mesure que les dirigeants du Real et du Barça se sont renforcés et chargés d'affaiblir économiquement et institutionnellement leurs concurrents directs. Il y a dix ans, cinq ou six équipes étaient encore capables de rivaliser avec eux. Aujourd'hui la classe moyenne de la Liga est détruite. L'objectif de ces équipes-là, ce n'est plus le championnat mais une place qualificative pour la Champions League. Les dirigeants espagnols préfèrent l'argent aux titres.

Propos recueillis par Thibaud Leplat

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