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Mourinho, un défi galactique

C'était attendu depuis plusieurs mois, c'est désormais une certitude : José Mourinho sera bien sur le banc du Real Madrid. Le meilleur entraîneur du monde dans le club le plus puissant de la planète. Pourtant, le chantier est vaste de part et d'autre pour permettre la réalisation de leur vœu commun : déboulonner une bonne fois pour toutes le Barça.

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Faut pas lui en vouloir à Massimo Moratti, c'est juste du dépit amoureux. « Il y a une fête, et si quelqu'un l'a gâchée, c'est Mourinho en partant » , a déclaré le dirigeant de l'Inter Milan. Oui, le patron des nouveaux champions d'Europe sait que son club vient de laisser filer un animal d'une espèce rare. Qui plus est vers un rival continental. Alors, quitte à voir, impuissant, ses festivités gâchées par le départ de son mage, autant pourrir les célébrations du voisin. Bon, on préfère prévenir Moratti tout de suite : il aura bien du mal à foutre l'ambiance madrilène en l'air. Car c'est une douce euphorie qui s'est emparée du club de la capitale espagnole. Si un bon mariage se reconnaît à l'évidence à l'union des deux promis, alors l'alliance entre le Real Madrid et José Mourinho a tous les ingrédients d'un excellent mariage. La Maison Blanche est en train gentiment de devenir un symbole de la lose. L'entraîneur portugais, plus que jamais après le triomphe de son Inter Milan en finale de Ligue des Champions, est désormais synonyme de winner. Comme disent les Anglais, “do the maths”. Rarement, en effet, des intérêts auront convergé de la sorte. Les rêves de retour au pouvoir national et européen du Real trouvent un écho sans précédent avec les ambitions de Mourinho de devenir le premier coach à gagner la C1 avec trois clubs différents et surtout de battre le Barça, ce club qui l'appellera toujours “Le petit Traducteur”.

La culture madrilène du beau jeu ? Tu parles !


Pour autant, à bien y regarder, le scepticisme pourrait être de mise. Faut bien l'avouer, les équipes de Mourinho ne se sont jamais vraiment distinguées par le spectacle généré. Certes son Porto 2003-2004 portait en lui quelques élans offensifs séduisants sous la baguette d'un Deco alors véritable numéro dix. Mais que dire de son Chelsea et de son Inter ? De formidables machines à broyer, à faire déjouer, à contrer. Froides. Efficaces. Et peu concernées par la notion de spectacle. Vous savez celle qui est supposée être si chère au Real. Il se raconte que là-bas gagner ne suffit pas. Il faut aussi bien jouer. D'ailleurs, les évictions de Fabio Capello et de Bernd Schuster, pourtant sacrés champions à la tête du club castillan en 2007 et 2008, vont dans le sens de cette condition sine qua non. Sine qua non, vraiment ? La bonne blague ! Madrid n'aime pas ce qui est beau mais ce qui brille, nuance ! Les sorties de route brutales de Capello et Schuster malgré le titre doivent surtout au fait que quand un club a déjà glané 29 championnats dans son histoire, il se fout un peu d'en ajouter deux de plus à sa collection en se faisant chier au stade. Mais on peut prendre les paris que l'issue aurait été radicalement différente si les deux bonshommes avaient conduit Raul et ses potes sur le toit de l'Europe. Celui qui se voit tellement plus que celui de la péninsule. D'ailleurs, les socios continuent de se pâmer sur le millésime 2002, le dernier à avoir gratté une C1 grâce à une volée de Zidane. Pourtant, cette année-là, le Real n'avait pas formidablement bien joué, avait souffert face au Bayern en quart, avait froidement abattu le Barça pourtant maître du jeu en demie et s'était fait joyeusement rentrer dedans par le Bayer Leverkusen en finale. Avant cette volée de Zidane si belle, si pure mais tellement contre le cours du jeu. Oui, à Madrid aussi, on a le culte du résultat. Pourvu qu'il soit éclatant. Et là, on peut faire confiance à Mourinho.

José et la « prostitution intellectuelle »


La séduction, pour un entraîneur, est une chose qui se joue à trois niveaux : la personnalité, la façon de jouer et les résultats. Sur le premier, José Mourinho est tout simplement imbattable sur la planète football. Jamais probablement un technicien n'avait à ce point fasciné pour ce qu'il est. Comme dans ce sondage fait en Italie sur l'homme du monde sportif qui serait l'amant rêvé où le “Mou” devance largement Fabio Cannavaro et le nageur Filippo Magnini. Et ce commentaire sans équivoque de la revue Diva e donna : « Il possède une personnalité irrésistible et c'est un vrai homme » . Fort de son potentiel charismatique, “The Special One” a déjà entamé une drague agressive pour déminer les critiques qui anticipent un spectacle désastreux. « Mon Real jouera bien. Les joueurs et moi allons créer cette identité. Ceux qui écrivent en se basant sur des préjugés font de la prostitution intellectuelle » , explique-t-il “à la José”. Restent les résultats. Son passé parle évidemment pour lui mais ne pèsera déjà plus à l'heure du coup d'envoi de la saison prochaine. Une certitude : le recrutement sera l'exact inverse de celui de l'été dernier. Ou quand le meilleur recruteur de la planète débarque dans le club ayant procédé au pire mercato de l'histoire (Sneijder, Robben, Van Nistelrooy, vous dit quelque chose ?). Ses priorités : des latéraux (Maicon et A. Cole ?), un meneur (Gerrard ou Lampard ?) et un joueur de couloir (Di Maria ?). Mais ça pourrait ne pas s'arrêter là.

Au fond, le Real et Mourinho sont à un tournant majeur de leurs histoires respectives. Le club merengue s'apprête à conférer des pouvoirs sans précédent à un entraîneur, traditionnellement là-bas dévoué à la direction du club. Et pour la première fois, José Mourinho va s'exposer au risque d'ingérence sportive de sa hiérarchie en cas de résultats insuffisants, une ingérence qu'il promet de balayer, contrairement à tous ses prédécesseurs. Certains, et pas des moindres, s'y sont cassé les dents. Et c'est finalement au bout de ce défi excitant que l'on saura si le Real a décidé de redevenir un grand club et si Mourinho est définitivement un entraîneur à part. Rien que pour ça, on peut bien le dire : on a hâte.

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