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Mourinho, seul contre tous

Tout juste un an après son arrivée dans la capitale espagnole, José Mourinho est, pour la première fois, contesté de toutes parts. La presse est fatiguée par ses sempiternelles excuses, les socios le rendent responsable de la situation et pire, ses propres joueurs remettent en cause sa méthode. Explications.

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« Je n'ai pas un seul souvenir d'un match du Real où on n'ait pas tiré aux buts. Il y a un évident manque d'élaboration au moment de créer du jeu. Le Real n'a même pas réussi à élaborer une action en enchaînant sept ou huit passes » . Michel, l'ancienne idole du Bernabeu et ex entraineur du voisin Getafe, n'a pas mâché ses mots, après la nouvelle contre performance du Real Madrid à Santander (0-0). Jorge Valdano, l'ancien directeur sportif du club, sur la radio espagnole Cadena Ser enfonce le clou: « Ce sont des joueurs de très haut niveau, si ils faisaient un peu plus attention au ballon, les occasions se présenteraient. Tono, le gardien du Racing, n'a même pas fait une parade. Le Real doit se concentrer sur le football et abandonner ces théories de complot arbitral » . Comprendre que les excuses sans cesse avancées par l'entraîneur portugais commencent à sérieusement agacer dans la ville des indignés. Pour justifier sa défaite face à Levante (1-0), il y a une semaine, Mourinho s'en est, et c'est à peine une surprise, pris aux arbitres, trop permissifs à son goût: « L'équipe de Juan Ignacio Martínez a usé du jeu sale, tout en provocations et en simulations » . Trois jours plus tard, nouvelle contre performance mais même défense: « On n'a pas pu poser notre jeu à cause de leurs simulations et tout ce qui leur a été permis » . A aucun moment, pour José, il n'est question d'autocritique. Comme lors de ses périodes anglaise et italienne, les responsables s'habillent en noir.

Lors du vol retour Valence-Madrid, après la défaite face à Levante, un des membres de la délégation madrilène s'épanche: « Ça, ça se sentait venir... Quand tu ne fais que chauffer les adversaires, on t'attend pour te faire payer la note... » . Et la note est salée. Le Real Madrid de José Mourinho compte sept points sur douze possibles au bout de quatre journées disputées, soit le pire début de championnat réalisé par la maison blanche depuis la saison 2005/2006, qui au même stade en comptait six, avec un certain Wanderley Luxemburgo sur le banc. Le Real Mourinho 2.0 est septième de la Liga, un classement indigne d'un club de ce standing. Lors d'un sondage organisé par le site du quotidien madrilène As, sur 75 000 votants, 69% considèrent que José Mourinho est responsable de la situation, 20% seulement pensent que c'est la faute des joueurs et enfin 11% voient en Florentino Pérez le fautif. Pourtant idolâtré tel un gourou par sa secte, le Mou perd chaque jour un peu plus de son pouvoir d'envoutement sur les socios madrilènes, pour qui seule la victoire compte. Ça fait longtemps que les supporters madrilènes ont tiré, avec José sur le banc, une croix sur la beauté du jeu, acceptant à contre cœur les brutalités de Pepe & co. Mais désormais, même les trois points se font rares, et ça, à Madrid, c'est impardonnable.

Le constat le plus alarmant au vu de la « performance » du Real sur la pelouse du Sardinero, c'est l'absence totale de solidarité entre les joueurs. Il apparaît évident que quelque chose s'est cassé depuis l'été. Au vrai, le vestiaire n'a pas du tout apprécié qu'un joueur soit pointé du doigt lors de la défaite à Levante. « Khedira est tombé dans le piège. Il savait parfaitement à quoi s'attendre, je le responsabilise de cette défaite » , a balancé le Mou le soir du match. Des propos qui ne lui ressemblent pas, lui le coach aimé de tous ses joueurs, surprotecteur à leur égard. Surtout qu'il y a un an, lors de sa prise de pouvoir, il déclarait: « Quand on perd, je perds moi. Je ne dirai jamais publiquement, c'est de la faute d'untel » .

Autre problème pour José, son groupe est au bord de l'implosion. Lui qu'on disait si à l'aise au moment de former un groupe soudé et uni, constate chaque jour un peu plus la séparation de son vestiaire en deux clans. Celui des Espagnols, et celui des Portugais. Coentrao ne cache même plus ses problèmes relationnels avec ses nouveaux coéquipiers ibériques et s'isole dorénavant avec ses compatriotes Cristiano Ronaldo, Pepe et Carvalho. Les Espagnols quant à eux, ne semblent plus vraiment compter aux yeux de l'entraîneur portugais. Granero et Albiol ne sont tout simplement plus convoqués, Pedro León a été transféré à Getafe, Canales est à Valence, Arbeloa a joué 9 minutes depuis le début de la saison et Callejón en totalise 52... Même Sergio Ramos a subi la colère de son coach et s'est assis sur le banc à ses cotés contre Santander. A tout cela, il convient de rajouter que le Mou s'était, il y a quelques semaines, attaqué au symbole et capitaine du Real Madrid: Iker Casillas. Monsieur Carbonero avait été puni, privé du match de présentation devant son public, pour avoir téléphoné et s'être excusé auprès de Puyol et Xavi après la bagarre du match retour de Supercoupe d'Espagne au Camp Nou. Chahuté par la presse, boudé par les fans et contesté par ses joueurs, José Mourinho est tout simplement en train de vivre ses pires moments à la tête du Real Madrid. Et peut-être même comme entraîneur.


Par Frédéric Losada

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