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Mourinho, le casse-tête du milieu

Battu pour la troisième fois de la semaine à Watford dimanche, le Manchester United de José Mourinho est toujours en plein chantier avec au centre des débats un milieu qui n'en est pas un. Entre un nouveau système sans succès, un Rooney qui se traîne, un Pogba qui se cherche encore et les excuses de Mourinho.

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Il aura fallu attendre plusieurs semaines pour voir enfin Walter Mazzarri s’éveiller. Depuis le début de son aventure anglaise à Watford, l’entraîneur italien restait en retrait et constatait avec patience ce qu’était en train de devenir doucement sa nouvelle production. Puis, peu avant 15 heures, il est sorti de son banc en faisant de larges cercles avec ses bras derrière sa ligne de Vicarage Road. Cette fois, Mazzarri sait qu’il tient entre les mains la confirmation des promesses entrevues depuis le début de la saison, une semaine après un premier succès renversant en Premier League au stade Olympique de Londres face à West Ham (4-2). Watford attendait ça depuis trente ans : faire tomber Manchester United. En 1986, Walter Mazzarri était alors un milieu de terrain ultra travailleur du côté d’Empoli. Son jeu touchait déjà aux préceptes de l’entraîneur qu’il est devenu ensuite, avec la notion d’effort comme totem fondateur autour d’une défense solide et de contre-attaques rapides. Voilà comment il a retourné Mourinho dimanche (3-1) : en bloquant l’animation offensive de Manchester United en première période grâce à la rigueur tactique de ses latéraux (Janmaat et Holebas) qui ont parfaitement muselé Rashford – titulaire pour la deuxième fois consécutive – et Martial ; puis, avec une exigence rare autour de la position d’Ighalo, à la fois premier défenseur des Hornets et premier pétard à s’allumer offensivement aux côtés de Troy Deeney. Et Mazzarri a levé les bras pour exploser au cœur de Vicarage Road. Il sait qu’il vient de frapper un gros coup. Mais aussi d’enfoncer José Mourinho dans ses doutes.

Rooney, un 8 dont Mourinho ne voulait pas


Car aux côtés de Walter Mazzarri, le Portugais ne bouge pas et tente de comprendre pourquoi son équipe vient de s’incliner pour la troisième fois en huit jours. Un peu plus loin, au centre de la pelouse, Paul Pogba a également la tête qui chauffe sous sa nouvelle étiquette de joueur le plus cher du monde. Manchester United vient probablement de rendre sa plus mauvaise copie depuis le début de la saison, dans la continuité de la première mi-temps contre Manchester City du samedi précédent. Face à la presse, Mourinho commence par se ranger derrière « les erreurs d’arbitrage » et crache sur la faute non sifflée de Britos sur Martial qui a amené le premier but de Capoue. Il parle ensuite d’une prestation collective où « il n’y a que des bonnes choses à dire » et d’une équipe qui a toujours été « meilleure en seconde période sur les trois défaites de la semaine » . Puis, il prend enfin ses responsabilités : « La progression de cette équipe, la progression individuelle, tout ça est entre mes mains et il faut maintenant arrêter toutes ces erreurs défensives. Avant la rencontre, je savais qu’il y avait du travail : quand on regarde le premier but encaissé contre City et le second but d’aujourd’hui, il y a une similitude incroyable. C’est un problème tactique, mais aussi un problème mental. C’est mon boulot car, sinon, je ne contrôle pas la chance, ni les erreurs d’arbitrage. » Comme si United était retombé dans ses habitudes de la saison dernière, à une époque où Louis van Gaal a perdu une génération de supporters du club et où Pep Guardiola est maintenant en train d’en réveiller une autre à Manchester City.


Face à Watford, José Mourinho avait décidé de modifier son 4-2-3-1 habituel pour ce qui ressemblait davantage à un 4-3-3 avec Rooney et Pogba devant un Fellaini en pointe basse. On est alors déjà loin, sur le papier, des premiers discours de l’entraîneur portugais qui avait expliqué lors de sa présentation vouloir « des spécialistes à chaque poste » et un Wayne Rooney « en neuf, en dix, en neuf et demi, mais jamais en six ou en huit » . Le principal problème de son Manchester United est là, alors que Carrick, Blind ou Herrera patientent sur le banc et que Schneiderlin sortait d’une prestation plutôt correcte à Rotterdam. Tout est dans l’approximatif et Rooney s’est donc retrouvé à un poste où Mourinho ne voulait pas du tout de lui. Dans le jeu, cela a donné un capitaine qui aligne les passes ratées, les phases de jeu à râler et un manque de cohérence criant. Puis, il y a le paradoxe Fellaini, probablement l’un des moins mauvais dimanche dans le jeu avec Rashford, mais responsable sur le premier but de Watford. Ce qui prouve une nouvelle fois que le Belge est incapable de protéger une défense qui dégouline de partout, notamment sur l’action qui a amené le penalty de Deeney dans les arrêts de jeu. Marouane Fellaini n’est pas à sa place, on le savait, maintenant on en est sûrs.

Pogba, à la recherche de la liberté


Vient ensuite le problème majeur à régler dans les transitions mancuniennes. Celui de Paul Pogba à propos de qui José Mourinho avait blagué après sa première rencontre contre Southampton en août (2-0) : « Je ne sais pas à quel position il a joué. On doit construire une certaine organisation autour de lui, mais il doit jouer libéré. » Justement, Pogba est tout sauf libre et passe la majorité de son temps à se plaindre. Oui, vous l’avez probablement vu dans les highlights pour sa frappe puissante sur la barre, mais, dans le jeu, le milieu français a une nouvelle fois cherché sa place. Contre Watford, Manchester United a rendu une feuille de stats à 345 passes, soit plus que lors de la victoire contre Southampton. Pogba, lui, est le joueur qui a touché le plus de ballons, mais aussi celui qui en a perdu le plus avec un petit 76,2% de passes réussies. Sa position l’empêche de s’exprimer offensivement et le rôle de Rooney le gêne. « Il essaye souvent de dribbler trois ou quatre joueurs. Il devrait pourtant se contenter de jouer plus simple. Ce n’est pas le joueur que Manchester United a acheté. Le club n’a pas acheté un Messi pour partir dribbler cinq joueurs. » Les tacles de Paul Scholes glissent toujours. Si bien que Manchester United n’a pas encore trouvé le lien offensif que devrait être Pogba, là où Zlatan parcourt souvent les matchs trop seul devant. Le chantier est donc encore total et la défaite à Watford a rajouté de nombreuses questions autour du projet de Mourinho, dont on n’arrive pas encore à trouver l’objectif. Car Manchester United a également souffert défensivement, comme contre City, notamment dans la relance et le placement. Celui de Luke Shaw sur le but de Zúñiga est d’ailleurs assez symptomatique du manque de repères. Alors, il ne faut rien enlever à la grosse performance de Watford, mais il faut surtout que Mourinho se pose les bonnes questions au lieu de se cacher derrière ses excuses. Manchester United s’apprête à recevoir Leicester samedi, dans ce qui se présente déjà comme un tournant d'une course au titre que City semble vouloir mener tout seul.

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Par Maxime Brigand
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