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Mourinho face à son Everest madrilène

Loin de faire l’unanimité au Real cette saison, José Mourinho vient pourtant de s’offrir une préparation pépère pour ce huitième face à Manchester United. Normal : le Special One s’apprête à relever son dernier défi merengue.

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José a la tête ailleurs. À en croire les informations du Sunday Times, « Mourinho le frustré » (selon la titraille dudit article) a jeté son dévolu sur deux destinations : le PSG et Chelsea. Son premier amour saxon ou le tout-puissant cheikh. Le Special One ne devrait pas s’éterniser sur le banc madrilène, et le board merengue ne le retiendra pas : la nouvelle n’étonne guère. Au milieu de ces supputations quasi quotidiennes, le Real Madrid s’apprête accessoirement à recevoir Manchester United. Un huitième de finale bouillant – sans aucun doute le plus relevé du tirage au sort – que n’a pas manqué de préparer le toujours coach madrilène. En se rendant à Old Trafford à deux reprises, dont ce week-end lors de la victoire des Red Devils face à Everton, Mourinho a fait de ce rendez-vous son Everest madrilène. Lors de la réception du FC Séville, il a effectué un turn-over de circonstance : Xabi Alonso (en délicatesse avec son aine), Khedira et Özil sous la guérite, Cristiano Ronaldo et Benzema à la douche dès l’heure de jeu. Oui, José Mourinho et son escouade sont prêts.

Une place au pilori ?

Ils sont d’ailleurs prêts depuis le quatrième round de Liga. Au soir d’une défaite au Sánchez Pizjuán de Séville (1-0), le Real Madrid pointe à une piteuse douzième place, à déjà huit points de l’autre mastodonte. Rédhibitoire dans un championnat dévolu aux deux seuls héros du Clásico. Depuis, les pensionnaires de Valdebebas font des grands rendez-vous leurs uniques objectifs. Sans pitié dans leur Bernabéu (neuf victoires pour deux nuls), ils ne semblent hausser leur niveau de jeu que lors de ses joutes en prime time. En attestent la double confrontation face à Manchester City ou la manita de Mestalla et le match aller au Camp Nou. Secret de polichinelle, la fracture au sein du vestiaire blanc meringue y est pour beaucoup. Alors que l’an dernier, les Madrilènes semblaient animés d’un même désir dans leur course homérique face au Barça, il en va tout autrement cette saison. Les patrons du groupe n’hésitent pas à lever le ton, les décisions du Mou provoquent des débats sans fin, et chaque grimace de Cristiano est interprétée comme une nouvelle preuve de son départ.

Dans un Santiago Bernabéu gavé de titres, l’odeur des soirées européennes peut presque tout excuser. Et Mourinho ne le sait que trop. Recruté à l’été 2010, le Portugais a rempli pour moitié sa mission (mettre fin à l’hégémonie catalane en Liga). La seconde, elle, s’est refusée à lui par deux fois : les deux fois, en demi-finale de Ligue des champions (Barça, encore une fois, et Bayern Munich). Justement, il y a de ça un an, le Real Madrid n’était qu’à un parpaing de Sergio Ramos d’atteindre la dernière rencontre européenne de la saison. Avant d’affronter Manchester United, Mourinho sait donc à quoi s’attendre. Ça tombe bien, il a la recette. Depuis son arrivée sur le banc de Chelsea, il mène 6-3 dans ses confrontations directes avec Alex Ferguson – plus cinq autres matchs nuls. Le dernier en date reste pourtant un mauvais souvenir pour le Lusitanien. En février 2009, son Inter Milan doit plier face à la force collective mancunienne (0-0 à l’aller, 2-0 au retour). Si cet épisode venait à se reproduire, la plaza de Cibeles a déjà préparé le pilori. Ne manque plus que les clous.


« Mourinho fait du Mourinho »

Lors de la sempiternelle conférence de presse d’avant-match, José a bien prévenu son audience : « Madrid veut gagner la dixième et je veux gagner ma troisième. J’ai confiance en mon travail. Je ne finirais pas ma carrière avec seulement deux Ligue des champions. » Sa carrière, précisément, ne risque pas de se conjuguer bien longtemps avec la camiseta blanca. Un départ annoncé qui divise au sein des socios madridistas. Lors de chaque rencontre à domicile, le Santiago Bernabéu oscille entre sifflets et applaudissements. Même rengaine avec les peñas – ces puissants groupes de supporters dans une entité telle que le Real – : Mourinho divise. Pour Carlos Clara, directeur de la Peña Madridista La Clasica : « Ce n’est pas sur ce match que le futur de Mourinho va se jouer. Certains s’agacent du comportement qu’il peut avoir, mais il ne fait que du Mourinho. D’autres avancent qu’il fait n’importe quoi, mais il est resté plus longtemps que tous les derniers entraîneurs du Real sur le banc et a gagné la bataille face au meilleur Barça. » À l’inverse, Carmelo Bravo Antoranz, chef de la Peña El Fenomeno, estime que « la fin de Mourinho est déjà passée, il a terminé son cycle. Et c’est sans doute mieux comme ça. Loin d’être un mauvais entraîneur, il n’est pas fait pour le Real. » Pour ce rendez-vous capital, tous deux s’accordent autour d’un point : « Il y aura la meilleure ambiance de l’année au Bernabéu. » Et Carlos de conclure : « Demain (aujourd’hui, ndlr), ce n’est pas le match le plus important pour Mourinho. Ce sera le retour. »

Par Robin Delorme, à Madrid
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